La Gueoula et l'arbre de vie en Erets Israël
Comment le retour sur la terre répare la faute d'Adam et pourquoi l'étude profonde seule permet d'en saisir le sens.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : La Gueoula et le nom Ehyeh : l'avenir qui invite à agir, 51 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Introduction: la terre d'Israël et le choix
Nous sommes dans le livre du Rav Harlap zatsal, qui traite d'une manière générale de la délivrance, et plus précisément, dans le cours d'aujourd'hui, de la force du choix, qui est restée intacte dans la terre d'Israël. La dernière fois, nous sommes arrivés à ce que la terre d'Israël…
Et Rachi explique, sur place: « Le goût de l'arbre était comme le goût du fruit. »
Nous avons expliqué qu'il s'agissait en fait d'une correspondance entre la source et le résultat. La source, c'est l'arbre, et le fruit, c'est le résultat de l'arbre. Lorsque, dans la vie, on arrive à coller une chose à sa source, c'est-à-dire la source et le résultat, sans qu'il y ait de différence entre les deux, c'est un gain, un degré extraordinaire. Car il est très difficile d'arriver au bout de quelque chose, au bout d'une idée, en gardant l'idée initiale, sans perdre la qualité de ce que j'avais au départ.
C'est-à-dire que quand quelqu'un veut faire quelque chose dans la vie, quand il arrive à la chose elle-même, elle est souvent très loin de l'idée qu'il avait au départ. Pourquoi ? Parce qu'il a eu une perte en chemin. Il a oublié l'intensité, la valeur, l'essence même de la chose. Et au fur et à mesure du chemin, ce degré-là se perd. Automatiquement, lorsqu'il arrive à la fin de son action, cela ressemble rarement à ce qu'il avait en tête au départ.
Chez HaKadosh Baroukh Hou, bien entendu, ce n'est pas comme ça. Son idée se réalise directement, sauf si HaKadosh Baroukh Hou lui-même décide que ce cheminement passe par l'intervention de l'homme. Et là, l'intervention de l'homme peut gâcher les choses. C'est-à-dire que lorsque HaKadosh Baroukh Hou dévoile quelque chose, si cela passe par l'intermédiaire de l'homme, la conduite de l'homme peut faire que cette chose se dévoile réellement telle que Dieu l'avait pensée. Ou bien, si l'homme choisit d'étouffer cette chose, ou de la transformer, alors cette chose va arriver d'une manière pas tout à fait ressemblante à ce qu'elle était au départ.
Et donc, en Erets Israël, nous dit le Rav, la terre a respecté ce degré-là, et le goût est resté tel qu'il était au départ.
## La terre d'Israël, arbre de vie
C'est-à-dire que la terre d'Israël, dit le Rav, mitsad atsma hi etz hayim … Shevet betokh hagan … Nous sommes dans le deuxième paragraphe, dans le dernier tiers. Nous avons expliqué qu'à l'entrée du jardin d'Éden se trouve la fameuse épée qui tourne, et qui fait en sorte d'empêcher le retour de l'humanité, donc de Adam Harishon, vers le jardin d'Éden, sans qu'il ait auparavant corrigé la faute. Cela veut dire que notre accès au Gan Eden sera possible lorsque la faute du premier homme aura été corrigée, aura été réparée.
Or, le Rav nous dit que Erets Israël, c'est le jardin d'Éden, c'est l'arbre de la vie. Donc, morale: si on revient à l'arbre de la vie en Erets Israël, cela veut dire que notre retour en Erets Israël n'est pas seulement un retour du peuple juif sur sa terre, mais une réparation de la faute du premier homme. Donc nous sommes très proches de la fin des temps, parce que la fin des temps, c'est la correction totale de la faute du premier homme.
Donc si on revient en Erets Israël, sous-entendu on revient au Gan Eden, on revient à la consommation de l'arbre de la vie, cela veut dire que nous sommes très proches du tikkoun, de la réparation finale qu'HaKadosh Baroukh Hou avait prévue.
## La question de Moché aux explorateurs
Maintenant, le Rav nous enseigne que c'est ce que voulait dire Moché Rabbenou aux explorateurs. Lorsqu'il les a envoyés, il leur a dit: « Vous allez voir la terre. » Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'en est-elle ? Qu'est-ce que c'est que cette terre ? Qu'est-ce que c'est que cette question ? Est-ce qu'il y a sur cette terre un arbre, ou bien il n'y en a pas ?
Question simple: vous connaissez, vous, une terre sur la planète qui n'a pas d'arbre ? Ça n'existe pas. Il y a toujours un arbre, un arbuste, il y a quelque chose. Ce n'est pas une terre, ce n'est pas un pays. Ça peut être un désert, mais Erets Israël n'est pas un désert. Alors, c'est quoi, cette question de Moché Rabbenou ? C'est une question qui n'est pas logique au premier sens de la lecture du texte. Donc nous sommes obligés de comprendre la question de Moché à un autre degré de lecture, pas au premier degré.
C'est-à-dire que Moché voulait leur demander, comme il le dit à ses explorateurs: est-ce que l'arbre de vie est revenu, a été dévoilé sur la terre d'Israël ? Regardez si vous allez le voir quand vous allez rentrer. Je veux savoir, moi, Moché, qui suis à l'extérieur de cette terre: si l'arbre de la vie se trouve à l'intérieur, autrement dit si nous avons fini le tikkoun, si nous sommes à la fin des temps. Donnez-moi une information, c'est une information très importante.
Oubazé, vé-ein bazé… guila, laem, kedouchata … shéle … Erets Israël. Moché, par cela, par ce degré-là, par cette question précise, nous dévoile à nous, lecteurs de la Torah, et aux explorateurs eux-mêmes, la qualité supérieure d'Erets Israël.
Pourquoi ? Parce que, dans sa nature, il n'y a même pas besoin d'avoir un arbre. Pourquoi ? Toute entière, elle est cet arbre de vie. Ce n'est pas qu'elle contient en elle un arbre, non. C'est la terre qui est devenue arbre. Cela veut dire que la terre tout entière est consommable: on peut manger des fruits de la terre, et pas seulement des fruits de l'arbre qui pousse sur cette terre.
Kiim kale birkat Hachem… koula poria… koula birkat Hachem… koula poria… ou mevoracha vetham etza vepiria shaveh. Autrement dit, Moché Rabbenou leur dit, clairement: Vehitchazaktem. « Soyez forts. » Pourquoi soyez forts ? Renforcez-vous pour faire la correction de la faute du premier homme. Il faut se renforcer pour faire ce tikkoun-là.
Et si vous arrivez à monter à ce niveau-là, prenez alors… écoutez bien la traduction: du fruit de la terre, et non de l'arbre qui pousse dans la terre. Cela veut dire que la terre elle-même donne normalement des fruits en Erets Israël. Il n'y a pas besoin d'arbre, ce sont les fruits de la terre. Donc vous allez prendre les fruits et non l'arbre, parce que c'est la même chose en Erets Israël: le fruit est l'arbre, c'est-à-dire que le fruit est la terre elle-même.
## Etz: arbres ou idées ?
Nous avons traduit le dernier cours: etz, pas comme « arbres », mais comme « idées ». Etz vient du mot etza, le conseil. Etza, on a ramené un etin, qui en réalité se traduit par les mitsvot. Les mitsvot, ce sont des etsot, des conseils, des idées divines qui sont données à l'homme, mais qui appartiennent à HaKadosh Baroukh Hou, pour que l'homme accède à un niveau supérieur dans sa vie. …
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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