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L'équilibre de l'homme, le peuple éternel et la porte du ciel

Pourquoi l'homme est en déséquilibre pour avancer, et comment Israël reflète le Nom de Dieu dans le temps.

56 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : La halakha, parole de Dieu à la fin des temps, 52 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Aujourd'hui, nous allons continuer notre cours concernant la période de transition qui apparaîtra, selon nos sages, à la fin des temps. Cette période de transition est, en réalité, comme chaque période de transition, une période fragile où, d'un côté, nous traversons une étape pour arriver à une autre étape. Le côté fragile de ce passage est que, lorsque nous sommes en déplacement, nous sommes toujours automatiquement en fragilité. C'est-à-dire que c'est le seul moyen pour avancer dans la vie que de passer d'une étape à l'autre. Mais chaque étape, puisqu'elle est dans l'ordre de l'avancement de la démarche, eh bien, au moment où quelqu'un marche, il est toujours avec un pied en l'air. Et lorsqu'il est toujours avec un pied en l'air, il est posé sur un seul pied. Et lorsqu'il est posé sur un seul pied, il est en déséquilibre.

Nous avons donc ici un paradoxe: l'homme qui marche est obligé d'être en déséquilibre pour marcher, car il est toujours avec un pied en l'air et un seul pied sur terre. Et s'il a les deux pieds stables sur terre, eh bien il est stable, mais il ne marche plus. Et donc il ne devient plus ce qu'il doit être, il n'est plus un homme, il devient un ange.

C'est pour ça que les anges sont appelés Amdim, ceux qui sont stables. Ils n'ont donc aucune possibilité d'avancer dans leur vie, c'est-à-dire d'évoluer. L'ange est tel qu'il est depuis le début de sa création jusqu'à la fin de son existence, toujours le même, alors que l'homme arrive avec une certaine étape et évolue dans sa vie. C'est pour ça qu'il est dans le degré de celui qui marche, mais cela impose aussi une fragilité, c'est-à-dire un déséquilibre permanent.

Conclusion: le déséquilibre de l'homme est celui, malgré tout, qui le fait avancer dans la vie. Et donc à chaque pas que nous faisons, nous sommes en déséquilibre, mais c'est un déséquilibre qui construit. C'est une chute qui est pour l'élévation. Ce n'est pas une chute pour chuter, pour tomber: c'est le secret même de la démarche de toute la vie.

Nous avons étudié que HaKadosh Baroukh Hou, lorsqu'il a choisi le peuple d'Israël, ne l'a pas choisi une fois que le peuple a été créé: il l'a choisi avant la création. C'est-à-dire que le choix du peuple d'Israël a été fait avant même que le peuple ne soit créé. Quel est ce choix ? C'est le choix de le fabriquer, de le créer avec toutes les conditions nécessaires pour dévoiler le Nom de Dieu sur terre. Ça, c'est le choix. Ce n'est pas qu'il y a eu d'abord la création de tous les peuples, et puis HaKadosh Baroukh Hou est descendu pour chercher: tiens, qu'est-ce que je vais me chercher ? Quel est le peuple qui me correspond ? Pas du tout. Cette création a eu lieu bien avant sa création.

Et de par ce fait, puisque Dieu est l'éternité elle-même, l'Éternel, il a créé en fait une nation qui aura cette caractéristique d'éternité. Et donc la nation d'Israël va être éternelle. Et Dieu n'est pas soumis au changement, car celui qui est soumis au changement est dans un monde limité. Or Dieu n'est pas dans les limites du monde, donc il est hors du changement. Il ne peut pas changer. Le verset le dit clairement: Ani Hachem lo shaniti. Moi, l'Éternel, je ne change pas. Je ne suis pas soumis au changement. Donc, j'ai créé une nation, et j'ai choisi une nation qui, elle aussi, au niveau de son intériorité, de son âme, ne sera jamais soumise au changement.

Moralité: le peuple d'Israël est aussi éternel, puisqu'il a été créé par l'Éternel lui-même. Ani Hachem lo shaniti. D'accord ? Regardez dans la fin du premier paragraphe, la troisième ligne avant la fin. C'est dans Tehillim 135.

Donc, puisque Dieu ne change pas, puisqu'il n'est pas soumis au changement, donc à la dualité, shaniti, nous avons expliqué que c'était la racine du mot shnaïm, deux, qui est la racine du temps. En effet, la seconde, le temps, est basé sur la dualité, sur la pluralité, sur deux points, sur la distance entre deux points. Dieu n'est pas soumis à toutes ces limites: il est dans l'unité parfaite, dans la totalité, dans la plénitude, dans l'éternité. Il n'est donc pas soumis au shnaïm, il n'est pas soumis au deux, donc il n'est pas soumis au temps, à la seconde. Il n'y a aucun rapport entre lui et le temps, mais il arrive à s'habiller dans ce temps.

Comment arrive-t-il à s'habiller dans ce temps ? Par l'intermédiaire de ce peuple d'Israël, qui arrive dans le temps, dans le monde créé, et va être en réalité le représentant de l'éternité, de celui qui est au-dessus du temps. Donc HaKadosh Baroukh Hou est au-dessus du temps. Et il s'est créé un peuple, il s'est fabriqué un peuple: « Je me suis façonné un peuple », pour qu'il raconte ce peuple-là, cette nation, mes louanges, dans le domaine de la création, c'est-à-dire dans le domaine du temps. Nous sommes donc dans le temps, Dieu est hors du temps, et nous sommes liés.

Nous sommes les représentants de celui qui est hors du temps, de l'éternité, dans le monde du temps, dans le monde passager. Nous avons donc un travail extraordinaire: dévoiler le stable, l'éternel, dans un monde qui passe, dans un monde qui change. C'est quelque chose de très, très puissant.

Nous sommes arrivés au troisième paragraphe. Un verset d'Amos, prophète, chapitre 8, verset 12: ils vont essayer d'aller de l'eau jusqu'à la mer, et du nord jusqu'à l'est, ils vont tourner. Il s'agit là donc d'une recherche de quelqu'un qui est à la quête, à la recherche d'eau. Vehinei yimtsa'u… Lechakot … Dvar Hachem, pour, en réalité, demander. L'eau ici, c'est la parole de Dieu, donc la Torah. Vělo yimtsa'u: il sera difficile de la trouver.

Dvar Hachem, qu'est-ce qu'il est difficile de trouver ? Nos sages nous disent dans la Guemara de Chabbat: Dvar Hachem, la parole de Dieu, c'est zo halakha, la manière de se conduire, la manière d'être, la manière d'agir dans ce monde, ce qu'on appelle dans le langage courant la halakha. Dvar Hachem, ze haketz: autre chose, dit la Guemara, la parole de Dieu qui est aussi difficile à trouver. Ze haketz, c'est la limite, la fin des temps. Dvar Hachem, zo néevoua: et la Guemara ajoute encore une troisième formule. Dvar Hachem, la parole de Dieu, c'est la prophétie.

Donc il est très difficile, je résume, de trouver la manière d'être, de trouver la fin des temps, et de trouver la prophétie. Qu'est-ce que ça veut dire ? Cela veut dire que le peuple d'Israël cherche tout cela. Il cherche comment se conduire dans ce monde. Il cherche à savoir quelle sera la nature de la fin des temps. Et il cherche à savoir comment il peut redevenir ce qu'il est dans sa nature, c'est-à-dire prophète. Nous sommes des prophètes de nature. Nous avons été créés prophètes, et nous devons arriver à cela. Nous devons arriver à savoir ce qui va …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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