Une Torah optimiste selon le Rav Harlap
Pourquoi l'étude de la Torah hors d'Erets Israël ressemble à la lune cachée, et comment retrouver la lumière.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Le dévoilement du Kodesh avant la Gueoula, 4 min
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Shalom Ouvracha, dans la suite de nos cours, nous allons parler aujourd'hui de la différence entre la façon de servir Kadosh Baruch Hou en exil et le servir sur la terre d'Israël. Le texte est pris des enseignements que nous avons reçus du Rav Harlap, Zatzal, et il dit la chose suivante. En exil, notre façon de vivre est une façon qui s'appelle Mi'out haYareah.
C'est comme si on était dans un écran, comme la lune qui s'est diminuée au moment même de la création. Rappelez-vous que Kadosh Baruch Hou avait créé deux grands luminaires, et immédiatement après, il est écrit que la lune était un petit luminaire. Et les sages nous expliquent dans la Guemara que la lune s'est cachée. Elle est devenue plus petite de ce qu'elle était au départ. Eh bien, nous dit le Rav, d'une manière allusive,
l'étude de la Torah en dehors de la terre d'Israël ressemble à cette lune qui s'est cachée. C'est-à-dire qu'il y a un écran qui s'est tissé, et cet écran s'appelle la peur, nous dit le Rav, et les soupçons de soi-même. Incroyable. Il y a ici donc une analyse psychologique de l'être lorsqu'il étudie la Torah en dehors de sa terre.
Le Rav nous dit que le service de Kadosh Baruch Hou en exil se résume en fait à un sentiment: nous devons toujours voir combien nous sommes petits, combien nous sommes manquants, combien nous avons des défauts, combien nous sommes ridicules par rapport à l'infini et à l'absolu. Et tout ceci est une forme qui n'est pas correspondante à la Torah étudiée sur la terre d'Israël. Certes, en exil, on développe... ce côté-là. Mais, nous dit le Rav, il faut arrêter de vivre dans ce mi'out haYareah, dans cet écran. Et il faut passer, bien entendu avec l'accès sur la terre d'Israël, à une Torah qui est de l'ordre de revenir à la lumière initiale, telle que la lune avait la lumière du soleil, par ce diagnostic psychologique.
C'est revenir à une forme optimiste, à une forme positive de la vie et de l'étude de la Torah. Combien nous avons une importance dans ce processus de rédemption totale. Dans la suite de nos cours, nous allons continuer de développer encore une partie du Rav Harlap dans son livre, donc, Maayane HaYeshoua, où il dévoile la caractéristique, j'allais dire la nature, de la génération qui va être la génération de la rédemption totale.
Nous dit le Rav avec ces mots: ceux qui portent en eux cette étincelle de la rédemption, et surtout, au moment du talon messianique, c'est-à-dire à la fin des temps, ce sont des personnes qu'on peut reconnaître parce que ces personnes-là ne supportent pas la mélancolie du cœur, et la déprime ou la dépression. Autrement dit, ce sont des gens qui ne supportent pas un accès à la Torah avec cet aspect des choses, cet aspect austère de la Torah. C'est comme ça qu'on va reconnaître la génération messianique.
Moralité, c'est une génération qui cherche une Torah optimiste, heureuse, joyeuse, qui revient vers la vie et qui parle de la vie. On appelle cela Etz Haïm. Et le Rav continue: alors, qu'est-ce qu'elle veut, cette génération ? Ce sont des gens qui aspirent aujourd'hui à une Torah supérieure, à une Torah de l'ordre qui tend vers l'élévation de l'être.
Ce sont des gens qui vont être beaux d'un côté, mais qui vont être aussi courageux et qui vont être capables de se battre en même temps. C'est extraordinaire, ça correspond tout à fait à la nouvelle génération que nous voyons ici sur notre terre, en terre d'Israël bien entendu. De jeunes gens qui sont à la fois beaux et courageux, capables même de donner leur vie pour la nation d'Israël, pour protéger ce peuple d'Israël qui revient sur sa terre.
Et le Rav nous dit qu'en réalité, tout ceci, même si les apparences sont trompeuses, c'est plein de sainteté supérieure, avec une couronne de l'équilibre d'Israël, qu'on appelle ici des notions de Kabbale: Tiféret Israël.
La notion de Tiféret était une notion de centralité, c'est-à-dire une notion d'équilibre total. C'est un peuple qui revient à son équilibre après 2000 ans de maladie d'exil. C'est une belle force, une beauté, une puissance, et des définitions claires que cette génération demande, et les enseignants doivent se préparer à donner les réponses correspondantes. Toda Raba.
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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