Saadia Yaakov Dehri, de l'individu au collectif
Le père de Saadia Dehri raconte comment sa famille a enseigné à passer après soi le peuple, la terre et la Torah.
Orot veKelim
Ensuite : La sortie d'Égypte, archétype de la santé mentale, 1 h 09
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Nous sommes en direct avec Chaim et Lali, qui vont peut-être nous rejoindre dans quelques secondes, les parents de Saadia Yaakov Dehri, Hachem yikom damo. On ne dit pas bonjour, mais j'ouvrirai simplement en disant toda, merci d'avoir accepté de répondre à nos questions en ce jour de Nafaf. — Toda raba, Chaim. Saadia Yaakov Dehri était étudiant à la Yeshiva de Jaffo, réserviste dans le, engagé depuis le 7 octobre pour défendre notre terre, notre peuple et notre Torah. Les caméras du monde entier devraient, je pense, se tourner vers les familles endeuillées pour ressentir ne serait-ce qu'une fraction de leur douleur, et vous donner un petit peu de la force nécessaire pour continuer. Beaucoup de discours ont été faits, et celui de la vie, bien sûr, face à ton fils, a été remarquable.
Lorsque la liturgie dit Chema Israël, écoute Israël, Hachem Elokeinu, Hachem Ehad, nos soldats sont tous fidèles, fidèles d'Abraham, notre père, et à chaque instant ils répondent Hiné'ni, me voici, je suis prêt, je me tiens debout, prêt à accomplir ma mission pour éradiquer le mal et faire régner la justice divine. On se demande tous comment il est possible que, dans cette déchirure et dans cette tristesse, soit entrelacée autant de bravoure, de courage et de grandeur. Vous avez commencé les spades avec le mot Torah. Chaim et Lali,
votre famille incarne justement cette Torah: une Torah qui élève, une Torah de dévouement, une Torah d'unité au sens le plus profond, et une Torah qui proclame qu'il y a un mérite et une mitsva à servir dans notre pays, dans les rangs de Tsahal. Famille de Ré, vous êtes pour nous un exemple d'humilité, de courage, de grandeur et de détermination. Vous êtes capables de prononcer des paroles qui représentent pour tout le peuple d'Israël une leçon de vie,
une leçon de bravoure et de morale pour faire briller l'unité des valeurs dans notre monde ici-bas. Saadia est donc monté en guibor, en guibor Israël, le 14 Sivan, le 20 juin, alors qu'il combattait le Hamas dans la bande de Gaza. Et même en ce jour du 9 Av, jour de deuil, jour où l'on parle et où l'on marque le manque et la mort, j'aimerais commencer avec toi, Chaim, par une question de vie, et simplement t'interroger sur le comment.
Comment fait-on grandir aujourd'hui, en Israël, une famille ? Chaim, vous avez plusieurs enfants. Comment fait-on grandir une famille qui fait passer le collectif, le peuple, la terre, avant l'individu ? Est-ce que tu as des clés à nous donner ? Comment as-tu réussi à enseigner, à éduquer tes enfants dans ce chemin ? Parce qu'aujourd'hui on parle souvent de plan de carrière personnel, de son plan d'être personnel. On voit chez vous, Chaim et Lali, une famille qui pense à son peuple. Pourrais-tu nous donner des conseils de vie, des conseils éducatifs ? Et comment arrivez-vous, au quotidien, à inculquer ces valeurs à votre belle famille ?
Je vais commencer par une question que j'ai eue avec Saadia au début de la guerre. On se posait la question: elle m'a dit, dans une des discussions, comment se fait-il qu'on n'ait pas été éduqué à avoir peur de la mort, si on savait pourquoi on vivait, si on savait ce qu'on faisait ? Il n'avait pas peur, tout simplement. Il n'avait pas peur de se mettre en danger. Je ne sais pas comment on a pu impliquer ça. Est-ce qu'on a des clés à donner ? Je n'ai pas l'orgueil de dire que ma méthode est meilleure que celle d'un autre. Mais je peux dire qu'il y a des choses qu'on a faites. Ça a grandi quand on vivait à Bethel.
On a vécu dans les années 2000, où il y avait des attentats sur les routes tous les jours, et on continuait à vivre. On ne s'est jamais demandé si on allait quitter la localité dans la région, parce qu'on savait qu'il fallait le faire, parce que c'était pour le bien du pays. Il me l'a révélé il y a quelques mois. Il m'a dit: c'est vrai qu'on a grandi, on a grandi d'enfants. On a vécu dans une époque où il était dangereux de vivre dans la région. On voyageait, on prenait des trains, on n'avait pas peur. On a grandi avec cet idéal de ne pas avoir peur. Quand il fallait faire les choses, c'était pour le bien
et du peuple, parce que cette volonté de conquérir Israël, que ce soit en tant que civils ou en tant que soldats, c'est un tsav Elokim, un commandement divin, un besoin du peuple tout au long des générations. On a eu cette chance, on a cette chance dans notre génération: vivre dans notre pays, qui est à nous, et être des Juifs qui dirigent ce pays. Cette chance-là, pour toutes les générations, on prie pour elle. Et on se bat, soit en tant que citoyens à l'intérieur du pays, chacun à sa manière, soit en tant que soldats.
Et c'est vrai, ce mot, Hiné'ni, qui revient chez Abraham et qui était très, très présent chez Saadia, c'est quelque chose qu'on a essayé d'inculquer à la maison. Je pense que ni moi ni Lali n'avons fait l'armée, mais pour nous, c'était depuis que les enfants sont petits. C'était évident pour nous qu'ils défendraient leur pays de la manière la plus intense qu'ils puissent, la plus courageuse. On a beaucoup appris de nos enfants. Je pense qu'on leur a permis de nous intégrer dans le pays. Chacun de nos fils a servi d'une autre manière. Notre aîné a servi dans le Magav, la police des frontières, et c'était une ekhidah que nous ne connaissions pas. C'est lui qui nous a appris à la connaître, et on en est tombé amoureux par son intermédiaire. Notre deuxième, évidemment Saadia, dans sa montée dans Golani, nous a fait découvrir ce qu'était Golani, et on est tombé amoureux aussi. Et pareil pour les autres.
Notre troisième fils, dans une autre ekhidah, qu'on a aussi appris à apprécier. Nous sommes fiers de chacun de nos fils, chacun dans sa manière de combattre. D'ailleurs, un autre fils, qui vient d'avoir un décaissé, je ne sais pas s'il est rentré dans la police, mais il s'en vient aussi pour le peuple. Exactement: notre troisième fils, qui a fait son service militaire dans le, et là, récemment, après avoir fini l'armée, s'est engagé dans la police. Aujourd'hui, il est inspecteur de police, et il a eu son récemment, juste après le de Saadia. Ça a été aussi une grande fierté pour nous d'assister à cet événement-là, effectivement.
Alors je pense que quand un enfant voit ses parents si fiers de servir leur pays, je pense que ça leur donne des forces. On essaie d'apprendre, dans les textes, un regard bienveillant, un regard qui montre l'amour et la fierté.
Je vais te demander pour la suite si tu peux parler un peu plus fort, ou un peu plus près du micro, pour qu'on puisse t'entendre un peu mieux. Ça rejoint un petit peu ce dont …
Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim
Dans la même série
Toutes les vidéos de la chaîne, de la plus récente à la plus ancienne.
- 199
Le libre arbitre face à la Providence divine – Une lecture profonde à travers Pourim. Rav Cherki - 200
Caïn et Abel : l'équation de la fraternitéPourquoi l'absence de parole vraie entre frères mène à la violence, de Bereshit 4 au premier meurtre. - 201
Yaacov Zerbib : retour sur le cours du Rav Cherki sur la techouvaTechouva individuelle et collective, exil et délivrance, selon le Rav Kook et les pistes d'Orot HaTechouva. - 202
Remerciements et présentation de la nouvelle annéeAnnonces pour l'année prochaine : nouvelle salle, ulpan, cours sur les lettres et livres à paraître. - 203
Saadia Yaakov Dehri, de l'individu au collectifLe père de Saadia Dehri raconte comment sa famille a enseigné à passer après soi le peuple, la terre et la Torah. - 204
La sortie d'Égypte, archétype de la santé mentaleLe mot machber (souffrance qui brise) et l'esprit de galout, lus à partir de Yona, Iyov et Daniel. - 205
Présentation de la yechiva en ligne d'Orot veKelimQui sont les rabbanim, comment se déroule l'étude annuelle et comment rejoindre les cours du dimanche et du jeudi. - 206
Lancement Officiel de l'Année 2024-2025 : Rejoignez-Nous ! - 207
Ticha BeAv, transformer le deuil en danseComment le jour de Ticha BeAv renferme la clé de l'espoir, à partir de Zacharie, Gittin et du renversement du mispéd en mahol. - 208
Kfir Itzhak Franco, un vignoble à la mémoire d'un soldatLes parents de Kfir racontent son engagement et le vignoble planté en son nom à Har Hévron.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav