Yitshak, le patriarche qui transmet la révolution d'Abraham
Pourquoi le silence d'Yitshak est un rôle essentiel : perpétuer une révolution plutôt que la faire.
Rav Élie Kling
Ensuite : Rivka et la bénédiction de Yitzhak : une force tranquille, 1 h 02
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Ok, très bien.
Pour répondre à une demande de plus en plus forte, on va commencer ce soir par l'oral, que je salue et que je remercie d'avoir accepté notre invitation. On vous a fait passer de petits papiers, simplement pour vous donner le fil des prochaines activités pour le public francophone, pour annoncer certains droits et pour élargir les ventailles de nos activités. Je passe tout de suite la parole à l'orateur.
Bon, écoutez, je vous remercie de m'avoir invité, c'est très sympa tout ça. Vous allez me dire, c'était comme ça, j'étais habillé, j'aurais dû faire moins de travail, quelque chose. Mais il y a le courage de gérer les choses. En tout cas, je suis très honoré, parce que si j'ai bien compris, c'est moi qui commence le cycle.
Alors, il semblerait que la paracha d'Aspen, on est jusqu'ici, on est là. On a le temps. On a le temps.
Donc les livres sont à la disposition au prix modique de 100 shekels. Tout à l'heure, on a sorti le livre. C'est un livre que j'ai écrit en l'honneur de mon père, merci de me le rappeler. C'est sa vie et son œuvre, pour ceux qui l'ont connu, mais surtout pour ceux qui l'ont connu. Il était dans un vin de Lyon, il est après le Nice, c'est après son alliance.
À partir du moment où il était à la retraite, il avait son allié, il avait vécu avec nous une dizaine d'années, comme ça, pendant des mois, dans le Néguev. Et puis malheureusement il est parti trop tôt, parce que, je ne sais pas, il avait 75 ans. C'est tôt, maintenant, 75 ans, ce n'est plus un âge pour sortir normalement. Donc voilà, on a décidé, la première émission du livre a été écoutée depuis longtemps, et là on a décidé d'en faire une deuxième.
Mais de le vendre au profit de Kremdad Adoram. Kremdad Adoram, vous connaissez tous ? Très certainement. C'est parfait. C'était comme ça bien avant aussi. Donc Kremdad Adoram, c'est l'institution que j'ai le plaisir de diriger depuis maintenant 23 ans. Et votre rabbin, la Telfadine, ça fait longtemps qu'il travaille ici avec nous. Deux ans, oui. Comme le temps passe.
Depuis que vous avez quitté l'unitaire. Donc, fin d'attente, voilà. Si jamais vous connaissez des jeunes filles intéressées ou intéressantes, en général c'est à partir de 18 ans, après le bac, des jeunes filles qui viennent de France ou d'autres pays francophones, d'ailleurs, et qui viennent passer une année d'intégration en Israël. Des absents libres, le Kodiach, et puis on est malades aussi. C'est la prochaine fois qu'on est là, pendant trois jours, pour venir avec Kodi.
Donc le livre est rendu, parce qu'en ce moment on a quelques preuves d'argent. Donc en fait, ce n'est pas le produit du livre. Vous faites un don de 100 shekels et vous avez le droit de le garder.
Alors, la paracha de la semaine, on m'a dit avant que j'arrive, c'est Hayé Sarah. Il y a deux parties également dans Hayé Sarah, deux grandes parties, à un moment donné, qui sont les vraies héroïnes de la paracha. Au début, c'est Sarah, bien sûr, qui a donné son nom à la paracha. Puisqu'on parle de la paracha, etc.
Et puis à la fin, enfin à la fin, au centre, l'essentiel de la paracha est consacré à Rivka. Rivka, dont on fait connaissance dans notre paracha. Et la vérité, quand on réfléchit à la vie de Rivka, il y a deux grands thèmes, ou deux grandes histoires qui tournent autour d'elle et dont elle est le fil. Il y a d'abord—
C'est ce qu'on nous raconte ici quand on est jeune, dès le départ. Le fameux shidouh, le shidouh de Rivka avec Yitzhak, où le serviteur d'Abraham est interposé. Et là, les acteurs sont présentés sous un angle sympathique. Et également beaucoup de sérotonine, beaucoup de recettes, etc.
Et puis, dans la paracha de la semaine prochaine, les années vont passer, et Yitzhak est devenu vieux, aveugle. Et là, c'est de nouveau Rivka qui est au centre de la paracha. Mais cette fois-ci, je ne sais pas comment vous voyez les choses, quand vous lisez la paracha de Toledot avec l'histoire des bénédictions, pour la première fois, et même pour la deuxième fois, il y a quand même un petit malaise.
Il y a quatre personnages centraux. Il y a Yitzhak, qui veut bénir Essav. Il y a le frère d'Essav, Yaakov, qui va finalement être béni. Et il y a la maman, donc la femme de Yitzhak, Rivka, qui est en fait la mère de Yaakov et d'Essav. Or il se trouve que, dans cette affaire-là, sur les quatre personnages, il y en a au moins trois dont la conduite demande à être expliquée. Et a priori, c'est une conduite un peu délicate, difficile à comprendre. Il n'y en a
qu'un qui s'en sort bien, Essav. Et ça, c'est normal: on lui a promis une bénédiction, on lui donne une condition, alors il fait ce qu'il faut pour la mériter, il revient, il a rempli la condition, et il s'aperçoit qu'on lui a volé la bénédiction, il éclate en pleurs. Un lecteur objectif qui n'a pas lu la suite ne peut pas ne pas ressentir de la solidarité pour ce personnage trompé, dépouillé, miskin. Et évidemment, on est en sympathie avec Essav.
Par contre, les autres, comment vous dire, ça pose un problème énorme. Un problème moral, bien sûr. À commencer par Rivka. Et c'est justement cela qui fait que l'image qu'on avait de Rivka, de Yitzhak et d'Israël n'est pas la même que celle que nous avons dans la paracha. Parce que Rivka a un différend, sur un problème de fond très important, avec son mari Yitzhak.
J'espère, mesdames, que lorsque vous avez un différend avec votre mari, même sur un problème de fond, ce n'est pas comme ça que vous le résolvez. C'est-à-dire, si on n'est pas d'accord avec lui sur quelque chose, c'est vrai également pour les messieurs qui ne sont pas d'accord avec leur épouse. S'il y a un problème, qu'est-ce qu'on fait ? On discute. On discute ! S'il y a un problème, on discute, on essaie mutuellement de se convaincre. C'est le but: se convaincre. Les plus ou moins convenus se font facilement quand on s'est mariés: on n'a pas obligatoirement toujours les mêmes idées, les mêmes options dans la vie, mais le jour où il y a une différence, on s'assoit ensemble, on discute, et on essaie de voir comment on peut trouver soit un terrain d'entente au milieu, soit quelqu'un qui tranche. Et là—
Mais pas du tout ! Rivka entend que Yitzhak va faire, d'après elle, une bêtise, alors elle décide de tout faire pour qu'il ne la fasse pas. Et donc, elle ne va pas lui expliquer pourquoi elle pense que c'est une bêtise. Elle va, dans les coulisses, tirer les ficelles, et demander à son fils chéri, Yaakov, d'aller tromper son père. C'est quand même curieux.
Cours de la chaîne YouTube du Rav Élie Kling
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