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Le monde attend la lumière d'Israël

Le rôle universel d'Israël selon le Rav Kook : diffuser une lumière que les nations attendent, et redresser ce qu'elles ont emprunté.

59 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Le climat d'une âme : chaque milieu a son air, 55 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Dans la partie appelée Israël au tribunal, au chapitre E, je peux vous recommander l'achat de lunettes grossissantes. Maintenant, ce n'est plus nécessaire, étant donné que le texte est enfin grandi. De quoi s'agit-il ? Le rôle d'Israël dans la civilisation universelle.

Alors nous allons lire, nous allons essayer de ne pas tenir compte de la première faute d'orthographe dans le premier mot. C'est un « hé » et non pas un « tav ». « Ha olam oumlo »: le monde entier. « Léor Israël mechakim »: attend la lumière d'Israël. Alors, c'est quoi une lumière ? Le terme de lumière revient souvent dans l'enseignement du Rav Kook. Il veut dire une perception des choses, une compréhension, une appréhension. Par exemple, quand on dit « à la lumière de vos paroles », etc. Donc la lumière ici signifie un entendement qui sera diffusé par le peuple d'Israël. Le monde entier attend cette lumière.

Alors ça, c'est très bizarre, parce qu'on peut dire que c'est très joli que les Juifs disent qu'on a besoin d'eux, mais le monde entier se passe très bien d'Israël depuis des milliers d'années. Mais en vérité, ce n'est pas vraiment le cas. Le monde entier attend la lumière d'Israël du fait même que, par exemple, vous avez 2,5 milliards de chrétiens, 1 milliard de musulmans qui se prétendent être Israël. Si on prétend être Israël, c'est donc qu'Israël représente quelque chose, quelque chose que l'on veut être. Et donc, ça veut dire que le monde entier attend la lumière d'Israël.

Il y a un écrivain israélien du nom de Yuval Noah Harari, qui est assez érudit, mais qui n'a l'air de ne pas comprendre grand-chose, qui a dit que l'histoire, qu'Israël dans l'histoire n'a pas eu d'influence. Il faut être un écrivain juif israélien pour dire une chose pareille: il dit que le peuple d'Israël n'a pas eu d'influence dans l'histoire, ou en tout cas une influence minime. Et il dit tout de suite que si on va lui objecter qu'il y a quand même l'islam et le christianisme, il

dira oui, mais c'est comme si on disait que c'est grâce à la mère de Newton que l'on connaît la loi de la gravitation. Parce que si la maman de Newton ne lui avait pas donné le jour, Newton n'aurait pas été là pour nous donner la loi de la gravitation. Ça n'attribue absolument pas le mérite de la découverte de cette loi à la mère de Newton. La comparaison est absolument absurde.

Parce que la différence, c'est que jamais Newton n'a prétendu être sa mère. Par contre, les religions issues du judaïsme ont prétendu être Israël. Ça veut dire qu'il y a une influence extrêmement importante d'Israël sur l'humanité, et qu'on peut dire qu'il y a une sorte d'attente aujourd'hui, avec la guerre dans laquelle nous sommes impliqués maintenant. Il y a certainement une attente de la part du monde européen, en tout cas, de savoir quelle sera la réaction d'Israël au terrorisme. Parce que c'est vrai que l'Europe aujourd'hui est en danger. Elle est sous le coup d'une agression islamique qui met en danger sa stabilité, son identité, beaucoup plus que pour les États-Unis, qui sont moins en danger de ce point de vue-là. Et donc, il est important de savoir la manière dont nous allons réagir.

Et la communauté internationale, d'ailleurs, réagit de telle manière qu'elle fait pression pour que ça n'apparaisse pas, d'une part. D'un autre côté, il y a une sorte de fascination par rapport à Israël, qui, en fait, est un des prolongements de ce dont parle ici le Rav Kook: « Aola Moumloho Léor Israël Mechakim », le monde entier attend la lumière d'Israël. Là, le Rav va rentrer un peu plus dans le détail. C'est quoi la lumière d'Israël ? « Léor Elion shel Beirout Tehila Tchemachem ».

On attend une lumière suprême, de la clarté de la louange du nom de Dieu. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le nom de Dieu est loué dans le monde, mais de manière confuse. Il y a une sorte d'écran, une sorte de brouillard de la conscience qui fait que la connaissance du Créateur n'est pas totale. Elle est mêlée à beaucoup de nuages. Et donc le monde entier attend cette lumière, qui correspond à ce qui vient de ce peuple que Dieu a créé pour raconter sa louange. Cette connaissance est héritée depuis la bénédiction d'Abraham, qui est béni pour le Dieu suprême, auteur du ciel et de la terre.

D'où vient cette expression ? Cette expression est employée par Malki Tsedek, roi de Chalem, l'ancien nom de Yerouchalaïm. Malki Tsedek donne sa bénédiction à Abraham lorsqu'il revient de la guerre contre les quatre rois, qui avaient vaincu les cinq rois et qui avaient fait prisonnier Lot, et qu'Abraham libère en éliminant également la puissance des quatre rois. Et Malki Tsedek, voyant Abraham revenir de son combat, le bénit. Il dit qu'Abraham soit béni pour le Dieu suprême, El Élyon. Il est béni pour le Dieu suprême, c'est-à-dire qu'il défend la cause du Dieu suprême, qui est Kone chamayim vaaretz, auteur du ciel et de la terre.

Le Dieu est à la fois suprême et à la fois auteur du ciel et de la terre. C'est une connaissance qui est particulière au peuple juif. En effet, chez les nations, il y a souvent dans les théologies, dans les mythologies, cette idée d'un Dieu suprême. Mais ce Dieu suprême est tellement suprême qu'il n'intervient pas dans le ciel et la terre. Tandis qu'Abraham révèle que ce Dieu suprême intervient dans le ciel et sur la terre.

« Les âmes, les vadas d'Ishkon ou Vagoïm, l'Oitrachav, de ce peuple qui réside à part et qui n'est pas compté parmi les nations. » Ça veut dire qu'il n'est pas compté. En hébreu moderne, le mot l'Oitrachav signifie qu'il ne tient pas compte. Mais ce n'est pas ça que ça veut dire. En hébreu biblique, ça veut dire qu'il n'est pas compté. Il n'est pas compté dans le nombre des nations, dirige, et qui n'est pas associé à un dieu étranger. Ça, c'est un verset tiré du cantique de Haazinou.

Ce peuple qui purifie le monde entier de sa souillure et de toutes ses obscurités, ce peuple qui a hérité d'un joyau caché, un réceptacle des espérances. Il parle ici de la Torah, évidemment, par laquelle le monde, le ciel et la terre ont été créés. Voilà, ça, c'est la première phrase. Le monde entier attend. Il y a donc cette tradition comme quoi Israël est un peuple à part, un peuple qui est le réceptacle de la révélation. Ce peuple est porteur d'un message.

Je rappelle ce que disait Pascal. Blaise Pascal disait des Juifs: « L'existence du peuple juif m'étonne, parce que si jamais Dieu s'est révélé aux hommes, c'est à eux qu'il faut s'adresser pour en recevoir la tradition. » Il est donc notoire chez les nations qu'il y a une lumière d'Israël et que cette lumière est porteuse d'un message. Et ce message est attendu, même s'il y a des résistances.

Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim

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