La dvekut, l'attachement constant à Hachem
Le Ramhal enseigne que l'attachement à Hachem doit habiter chaque acte, à commencer par la prière et l'étude.
Rav Eytan Fiszon
Ensuite : La juste mesure de la hassidout selon le Ramhal, 27 min
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Shalom ouvracha, shalom l'ekoulam, shalom l'ekoulam. Et voilà, c'est reparti: nous revenons à notre étude de Messilat Yécharim, et nous sommes toujours dans le dix-neuvième chapitre, Bé'ou'h chélèkh hassidout. Nous reprenons la suite: nous sommes en train de voir la dimension de ahava. Hier, nous avons expliqué ce que cela veut dire, l'ahava.
Et le Ramhal va commencer par la dimension de dvékout. La dvékout. Comment pourrait-on traduire dvékout ? Je dirais: l'attachement.
Le Ramhal dit: il faut que tu arrives à cet état où il y a, en fait, chaque pensée, chaque réflexion, Torah … C'est la dévékout.
C'est-à-dire, de quoi parle-t-on ? On dit qu'il y a des exemples, que ce soit dans Michlé, ou alors dans le Talmud, dans le traité de, on nous parle de gens qui arrivent à être totalement en contact avec Hakadoch Baroukh Hou, alors qu'a priori ils étaient occupés à faire autre chose. Mais la dimension de dvékout, c'est qu'en fait, dans chaque chose que tu fais, tu arrives à la rattacher à Hakadoch Baroukh Hou.
La base de la base de la base, c'est que, pendant qu'il est en train de faire avodat Hachem, une étude qui soit lichma, ça, c'est la base de la base. Mais je voudrais te dire: il y a des gens, je ne sais pas si vous les connaissez, qui sont en train de faire la tefila, et comme ils connaissent la tefila par cœur, parfois ce sont les enfants, parfois ce sont les adultes. Je vais vous donner un exemple.
Ma fille aînée a appris le Birkat Hamazon à l'école. Maintenant, elle n'a pas vraiment envie de se concentrer quand elle fait Birkat Hamazon, de prendre le livre et tout. Alors, à chaque fois qu'elle fait Birkat Hamazon, on la voit se balader dans toute la maison en train de faire comme ça et de réciter son Birkat Hamazon. Bon, kol hakavod, elle fait Birkat Hamazon, mais ce n'est pas vraiment Birkat Hamazon.
Où est la dévékout ? Bon, tu me diras, elle a sept ans, donc ça passe. Mais prenons un état plus âgé. Mon autre fils fait sa tefila. Mais au moment où il fait sa tefila, ou son Birkat Hamazon dans le livre, il pense à tout ce qu'il peut penser, sauf à son Birkat Hamazon. Là, je prends l'exemple de mes enfants, c'est pour ne pas parler de moi. Mais on sait tous très bien que quelqu'un qui va à l'aéroport pour prendre l'avion,
eh bien, juste avant de prendre l'avion, c'est très, très, très important, avant de partir de chez soi, il fait Mincha. Pourquoi ? Pour se rappeler tout ce qu'il a oublié de mettre dans sa valise, bien sûr. Oui, parce que quand on fait la tefila, on pense à quoi ? À tout, sauf à la tefila. Évidemment, nous dit le Ramhal, c'est la base de la base. Quand tu fais ton avodah, ton Hachem, que tu sois dévékout avec Hachem.
Après, ce sera quand tu vas au travail, quand tu vas au parc, et ainsi de suite. À ce moment-là, tu seras dévékout avec Hachem en tout. Mais il est évident que, dans un premier temps, être dévékout avec Hachem, c'est au niveau pachout. Bien évidemment.
Donc on parle ici, dans les Rouchan, de Rabbi Hanina Mendoza, qui a été piqué par une bête pendant qu'il était en train de faire sa tefila, et il a fait comme si de rien n'était. Ses élèves lui ont demandé: « Dis-nous, Rabbi, tu n'as rien senti ? » Il a répondu: « J'étais en train de faire ma tefila, j'étais tellement concentré que… » On raconte cela, il faut que je vous le dise, sur Rabbi Israël de Modjitz.
La musique prend une place prépondérante chez Modjitz. On raconte que, lorsqu'il a dû subir une intervention, une amputation de la jambe à Varsovie, au moment où le médecin était en train de l'amputer, pratiquement sans anesthésie, lui était en train de chanter et d'inventer un nigoun
qu'on a l'habitude de chanter chez les Ashkenazim. On raconte qu'au moment où on lui coupe la jambe, il chante ça et ne se rend pas compte. Ses élèves sont en larmes et, à la fin, une fois que l'opération est terminée, ils lui demandent: « Comment ça va, Rabbi ? » Il dit: « Alors quoi, ça n'a pas encore commencé ? Ah, c'est déjà fini ? » C'est une vie extraordinaire.
Et on a parlé de la dévékout.
Dans trois langues de la Bible, la Bible et le Seigneur béni soit-Il, Israël. Et nous apprenons. Et tout. Dans la dévékout. Dans la dévékout. Et dans la dévékout. Et ils sont vraiment les amateurs de l'amour. Et nous avons la dévékout. Et la dévékout. Et la dévékout.
qui se connecte, j'ai envie de dire, à Hakadoch Baroukh Hou, à chaque instant de sa vie. Alors, rappelons-nous que béhémout, c'est pour la hassidout, ce n'est pas pour tout le monde. C'est une mitsva. Qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que, même si on parle ici de midat hassidout et que ce n'est pas pour tout le monde,
il y a quand même une dimension de dvékout petite que chaque juif doit avoir. Voilà, nous avons parlé de la dvékout. Maintenant, la simha. La simha. La simha.
Yivdou et Hachem bessimha, yivdou et Hachem bessimha, yivdou et Hachem bessimha, yivdou et Hachem bessimha
Donc la simha est un pilier fondamental de la relation avec Hakadoch Baroukh Hou. Il n'est pas possible d'être connecté à Dieu quand tu es atsouv, nous dit Rabbi Nahman de Breslev, une grande question qui a été posée chez les hassidim de Breslev.
Mais d'où vient cette mitsva guédola ? On peut comprendre, dans les paroles de Rabbi Nahman, quelque chose de fantastique. La Torah, ce sont 613 mitsvot. Il y a trois mitsvot pour lesquelles il vaut mieux mourir que de les transgresser: le meurtre, les relations interdites, l'idolâtrie. Donc, cela veut dire que pour les 613 autres, il vaut mieux vivre. Il vaut mieux vivre quoi qu'il arrive. Et donc, il y a des mitsvot
613 autres, eh bien, tout simplement, qui sont plus importantes que la mort. Et donc, si jamais tu emportes ta émouna, tu dois transgresser ces mitsvot pour vivre. Qu'est-ce que cela veut dire ? Que la vie est plus importante que 612 ou 613 mitsvot. Et quand on comprend les paroles de Rabbi Nahman, qui nous explique que si tu rentres en dikaon, si tu rentres en dépression, marachrora, comme il l'appelle,
eh bien, cela peut t'amener finalement à avoir des pensées terribles de suicide. Et donc il te dit: « mitsva guédola », pour ne pas te suicider. Et c'est guédol, puisque cela vaut 612 autres mitsvot. Donc, la béssimha est un pilier. Il y a des gens qui sont très religieux, mais qui ne sont pas du tout heureux, pas du tout joyeux. Il y a des gens, à chaque fois qu'ils doivent faire une mitsva, ça les rend tristes. Il …
Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim
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