Hachem, nom de l'être et sagesse qui transforme la vie
Le Rav explique que la sagesse divine est infinie, qu'elle transforme celui qui l'étudie et que le nom Hachem désigne l'être.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : L'homme, une question et un angle de 45 degrés chez le Rav Kook, 57 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Il est l'heure, donc on commence. On a donc expliqué que la sagesse divine, qu'on appelle Chokhmat HaKodesh, à la différence de Chokhmah HaKadoshah. Si on avait formulé cette chose en disant que c'était la Chokhmah HaKadoshah, on aurait traduit « la sagesse sainte ».
Il ne s'agit pas d'une sagesse sainte, mais d'une sagesse qui appartient au saint béni soit-il. Donc, à chaque fois que vous entendez le mot HaKodesh, ce n'est pas une sainteté: c'est le saint béni soit-il. Comme Erets HaKodesh: la terre d'Israël n'est pas la terre sainte, mais la terre du saint, Erets Chel HaKodesh. D'accord ? Donc Chokhmat HaKodesh, la sagesse du saint béni soit-il, Hi néelaa mikol … elle est supérieure à l'être qu'il étudie.
Quand vous étudiez ces textes, quand vous étudiez cette sagesse, même si ce ne sont pas des textes — parce qu'on va voir qu'en réalité il s'agit d'une sagesse très grande, qui ne s'arrête pas seulement au niveau d'un texte —, c'est une transformation de l'être.
Les Kharvam, les Otaa, Romémout: pourquoi faire ? Les transformer, pas pour les amener vers la négativité, mais pour les amener vers une Romémout, c'est-à-dire vers une élévation, Cheibé atzva mit'atzem et ba, qui elle-même va en s'agrandissant. Avec mes mots à moi, pour que ce soit plus simple: ça veut dire tout simplement que cette sagesse continue elle-même à devenir de plus en plus sage, comme si elle avait un mouvement intérieur.
Elle devient de plus en plus sage au fur et à mesure que le temps passe et que les élèves étudient cette sagesse. C'est-à-dire qu'elle s'affine au fur et à mesure qu'elle vieillit. C'est extraordinaire. Ça veut dire que ce n'est pas quelque chose de bloqué. C'est quelque chose qui se renouvelle, et en se renouvelant, il rajoute encore des degrés. Comme si cette sagesse allait en s'élargissant vers l'infini. Donc on ne peut pas la bloquer, on ne peut pas la scléroser, on ne peut pas la mettre dans une frontière, parce qu'elle est sans cesse dans un mode de développement.
Et donc celui qui étudie se développe, se transforme, et la sagesse elle-même qu'il est en train d'étudier s'auto-agrandit. Est-ce que vous comprenez ce système ? C'est-à-dire qu'il s'agit ici d'une sagesse qui est infinie. Et c'est pour ça que l'infini ne peut pas être fini, ne peut pas être terminé. Donc il doit être toujours dans une évolution permanente.
Donc la création, HaKadosh Baroukh Hou, le saint béni soit-il, c'est l'infini béni soit-il. Tout ce qui sort de lui va aller vers cet infini, va avoir la couleur de cet infini. Donc le Rav met en relief ici la force de la Chokhmat HaKodesh, de la sagesse divine, en disant…
C'est-à-dire que c'est une sagesse qui agit, une sagesse qui avance, une sagesse qui est active. Pour dessiner un peu plus la chose, j'ai exagéré le mouvement en disant que c'est une sagesse qui a des mains, comme si elle avait une possibilité de transformer, d'actionner l'être qui l'étudie. Donc une sagesse qui pénètre la vie,
et qui injecte dans nos vies une bénédiction, un lien et des transformations vers le bien. Cette sagesse, comment est-ce que vous pouvez l'appeler, en fait ? Si vous deviez lui donner un nom — même si vous vous trompez, ce n'est pas grave —, dites un nom qui vous vient à l'esprit quand vous entendez cette sagesse. De quoi on parle ? De quel genre de sagesse ?
— Hachem…
Pour l'instant Hachem, c'est loin de ce que tu peux comprendre. Quelqu'un ?
— Transformatrice ?
— Influence ?
C'est encore un petit peu moins que ce que je voulais vous dire. Avant tout ça: la vie. C'est-à-dire que c'est une sagesse de vie. Comment est-ce qu'on appelle cette sagesse en hébreu ? Torah. Chaïm. Eitza … Vous avez déjà entendu parler d'Etz Chaïm, l'arbre de vie ? Qu'est-ce que c'est, l'arbre de vie ?
Vous avez déjà vu un arbre: qu'est-ce qu'il fait ? Il bouge ? C'est quoi, cet arbre de vie ? Qu'est-ce que c'est, Eitza en hébreu ? C'est un conseil. Ah, ce n'est pas un arbre. C'est un conseil au masculin; au féminin, ça se dit Eitzah, et au masculin, le conseil, c'est Eitz. Donc, je peux te conseiller. C'est un conseil de vie, c'est-à-dire comment vivre, comment être, en réalité, le porteur de la vie elle-même. C'est ça, Etz Chaïm.
Donc on peut arriver à savoir. Si je vous pose maintenant la question — je veux voir si vous comprenez ce que je suis en train de raconter, si je parle tout seul —, sur quelle matière est écrite cette Torah ?
— Du papier.
— Sur de la peau.
Tout ce que vous avez dit est faux. Elle est inscrite dans nos vies, dans notre nature de vie, c'est ce qu'il vient de dire. Elle n'est ni sur du papier, ni sur du parchemin, ni sur de la pierre, parce que ça, ce sont des choses superficielles, c'est en dehors de moi. Et en quoi ça m'intéresse, moi, un truc qui a été écrit ? Vous comprenez jusqu'où on est descendu ? Quand je vous parle de Torah, vous voyez un livre. La Torah, ce n'est pas ça. La Torah, c'est la vie.
Une fourmi, est-ce qu'elle a une Torah ? Oui. C'est sa manière d'être fourmi. C'est inscrit où ? Dans ses gènes, dans sa manière d'être. Est-ce que je peux donc dire que n'importe qui dans ce monde a reçu la Torah ? Oui. Parce que n'importe quel degré dans ce monde a reçu sa propre Torah, qui est en réalité la Torah du chat, la Torah du chien, la Torah de l'oiseau. Ce n'est pas cette Torah-là, celle qu'on voit. Tu es en train de parler encore d'autre chose: tu es en train de parler d'un livre.
Je ne parle pas de ça. Le livre de la Torah que vous voyez dans l'Hékhal quand vous allez à la synagogue, c'est quoi ? Quelle est la différence entre la Torah et ça ? Ça, c'est juste un Sefer Torah. Ce n'est pas la Torah. Si vous confondez Sefer Torah avec Torah, vous avez un problème. Donc qu'est-ce que c'est, un Sefer Torah ? On a recopié, en fait, cet instinct de vie sur un parchemin.
C'est ça, la première question que vous deviez poser: qu'est-ce que ça veut dire, Torah, donc ? Non ! Non ! Torah zo ora. Ora, c'est la lumière, c'est-à-dire une source de vie. Ora ita or. Donc, en réalité, qu'est-ce que ça veut dire ? Elle est inscrite où, cette Torah ? Partout ! Il y a la Torah du bois ?
— Oui !
Le bois a une structure que vous voyez, et qui se comporte comme le bois doit se comporter. Bien sûr. Il y a la Torah d'un lion.
— Oui.
Donc chaque être dans ce monde peut dire: qui m'a choisi, qui m'a donné la Torah qui me convient ? C'est la lumière, c'est la vie. Donc, en morale, le papillon a …
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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