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La téchouva comme retour de Dieu vers sa création

Le rav explique que la téchouva est le retour du divin vers le monde, et non de l'homme vers Dieu.

7 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : La téchouva comme réponse, et l'homme comme question, 5 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Dans notre développement concernant la techouva, nous allons traiter aujourd'hui de la notion même de techouva. Or la techouva peut se traduire de deux manières différentes. En hébreu, techouva veut dire une réponse à une question, et elle est aussi synonyme de retour, chouv. Autrement dit, la techouva peut se traduire soit par retour, soit par réponse.

Nous allons traiter, Be'ezrat Hachem, ces deux possibilités aujourd'hui. La première, nous allons la prendre au hasard: le retour. Nous allons développer la techouva comme une notion de retour. Il s'agit de retour, mais de retour de qui vers quoi ? Ou de qui vers qui ? À l'inverse de ce que nous avons l'habitude de croire au niveau de la techouva, et de dire comme si l'homme devait revenir quelque part, je dirais plutôt, pour être plus précis, que l'homme doit juste aider le divin à revenir lui-même sur terre. Si je devais donc donner un sens à la techouva, il serait toujours du haut vers le bas, et non pas du bas vers le haut.

Nulle part où aller. Nous devons rester dans ce monde de la création afin de faire venir dans ce monde, du haut vers le bas. Et ça aussi, ce sont des notions empruntées au langage humain, car il n'existe pas de haut et de bas chez le divin. C'est une forme d'expression qui veut dire que Dieu se réalise, donc il descend, entre guillemets. Bien entendu, il ne descend nulle part, car il n'est pas en haut pour descendre en bas. Il remplit et emplit le monde, au niveau de l'espace, au niveau du temps, à toutes les notions, et même au-delà.

Et donc, la techouva, c'est permettre le retour de Dieu sur terre. Mais pour dire une chose pareille, cela sous-entend que Dieu a disparu. Pourquoi doit-il revenir ? Comment est-il possible qu'il doive revenir dans un monde qui est le sien ? Pour comprendre cette notion, je redis d'abord ce que je viens de dire tout à l'heure, une mise au point. Ce n'est pas que Dieu doit revenir dans ce monde, ce qui voudrait dire que Dieu n'y est pas. Mais quand je parle de revenir, je veux parler de se dévoiler, de se réaliser. Il est, mais d'une manière cachée. Codifié. Et nous devons décoder ce retour, donc ce dévoilement.

De la même manière que lorsque le verset dit que Dieu est descendu sur le mont Sinaï, il ne s'agit pas, bien entendu, d'une forme, je ne sais laquelle, spirituelle, aussi grande qu'elle soit, qui se dépose sur le mont Sinaï comme un nuage de sainteté qui descend. Cela voudrait dire que Dieu est limité dans l'espace, limité dans le temps. Nous n'avons donc pas le droit de développer un sens aussi cloisonné dans le domaine du judaïsme. Lorsque le verset parle de la descente de Dieu sur le mont Sinaï, il veut bien entendu parler de son dévoilement.

Je reviens donc. Comment est-il possible que Dieu doive se dévoiler ? Pourquoi s'est-il caché ? Pourquoi doit-il faire techouva ? Pourquoi doit-il revenir ? Et pourquoi Israël a-t-il reçu la capacité de ce retour de Dieu sur terre ? Nous sommes en réalité le moyen par lequel Dieu revient, ou se dévoile, comme je viens de le préciser, dans sa création.

Cette descente, ou ce retour, ce dévoilement de Dieu, cette techouva, vient du fait que, lors de la création du monde, c'est comme si l'infini avait accouché de ce monde. Et lorsque ce monde sort du ventre de l'infini, c'est comme une bonne maman qui vient d'accoucher son enfant: elle doit revenir vers cet enfant pour que cet enfant vive, pour le nourrir. Le Saint, béni soit-Il, tant que ce monde était, entre guillemets, en Son sein, eh bien, Il mangeait. Il se réalisait, il vivait à l'intérieur du sein, béni soit-Il.

Mais lorsque le monde est sorti, en hébreu bara, qui veut dire créer, une mise en dehors, Berechit bara Elohim, et hachamayim ve'et haarets, lorsque cette création qui ressemble à ce bébé est déjà dehors, et que le cordon ombilical a été découpé, ce monde est voué à la mort.

Et pour que ce monde ne meure pas, le Créateur lui-même, qui vient, entre guillemets, d'accoucher ce monde, revient vers Sa création, fait un retour vers elle, comme la maman qui donne du lait au bébé qui vient de naître. Ce retour de Dieu vers sa propre création, cela s'appelle la techouva, dans le sens du retour. Et c'est grâce à Israël: par Israël, par les actions, par les pensées, par tout ce que ce peuple a été capable de faire, de par sa nature, parce qu'il a été créé pour cela, ce retour de Dieu sur terre est réalisable.

La prochaine fois, nous allons parler de la notion de techouva comme étant une réponse. Toda raba.

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

Dans la même série

Série en cinq courts cours sur la techouva comme pensée divine antérieure à la Création.

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