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L'identité d'Israël entre individu et collectif

Le Rav Harlap : l'âme collective d'Israël, la faute comme sortie du clal et le sens de la mitsva.

14 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : L'identité d'Israël précède la Torah, 15 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom à tous, nous voici une fois de plus dans notre rythme concernant les shiourim sur la Gueoula d'Israël, sur la rédemption d'Israël, sur la Nechama d'Israël. Nous avons conclu lors de notre dernier cours qu'il fallait étudier notre identité nationale, c'est-à-dire la Nechama qui nous fait vivre. Et sans cette étude profonde et approfondie, on peut arriver à des conclusions négatives concernant le temps de notre rédemption, le temps de notre Gueoula, à savoir que nous ne sommes pas aptes à être libérés.

Or, il n'en est rien, c'est bien le contraire. Non seulement nous sommes aptes à être libérés, mais de plus, cette génération est toujours dans cette qualité, dans cette capacité, car elle a été créée avec ses valeurs de rédemption, de par sa naissance, de par sa création.

Le Rav Harlap, dans notre livre, Maayané HaYeshua, parle de la sainteté d'Israël au niveau de son collectif, c'est-à-dire au niveau de sa Nechama collective, de sa Nechama globale, de cette force que Kadoch Baroukh Hou a créée bien avant l'apparition des êtres.

Israël dans ce monde, eh bien, cette sainteté, au sein de cette Nechama très profonde, céleste, ne pourra jamais être détériorée. Jamais. Cette Nechama, elle est de l'ordre de l'infini, et elle est à un niveau tellement haut, tellement élevé, qu'aucune force négative ne peut venir perturber, masquer ou trahir.

Ce qui fait qu'en réalité cette Nechama est restée telle qu'elle était lors de sa création, dans sa pleine sainteté, dans sa pleine pureté. C'est un point lumineux, divin, qui vibre à l'intérieur de chacun de nous. Et toutes les parties qui, entre guillemets, se salissent, ne sont que des parties superficielles de notre être, ne sont pas notre véritable être intérieur. Il faut bien comprendre cette chose.

De là, existe la notion de kapara, le jour de Kippour. Comment est-ce possible qu'on puisse faire une kapara ? Kapara veut dire passer la main et nettoyer une salissure. Mais tout simplement parce que les choses négatives ne touchent pas Israël dans leur essence, ce n'est qu'à la surface qu'Israël se salit.

Donc il suffit de passer la main pour enlever toutes les choses qui ne sont pas de l'ordre de notre identité. Et lorsque je passe la main et que je nettoie la partie superficielle qui s'est peut-être salie, je retrouve mon intégrité, je trouve ma pureté intérieure telle qu'elle est, telle qu'elle a toujours été, telle qu'elle sera à tout jamais.

Et donc de là, nous pouvons conclure que toutes les fautes, toutes les déviations, tous les ratages dans notre vie ne proviennent que d'une seule source, mitsad haprat. C'est parce qu'à un moment donné, nous sommes sortis de la vision du collectif d'Israël pour ne devenir que des individuels.

C'est-à-dire lorsque l'égoïsme, lorsque l'ego se met à vivre sur le compte de tout ce qu'il y a autour, lorsque la personne pense qu'elle est le centre du monde, c'est-à-dire c'est elle qu'elle place au centre de l'univers et non pas l'Éternel et l'éternité, eh bien l'homme, en réalité, se met lui-même en relief. Et à partir de ce moment-là, il a comme une existence à part entière, lui-même. Et dès qu'il se soustrait à cette grande Nechama d'Israël, il est en train déjà de fauter, même avant de commettre une erreur, car l'erreur, c'est déjà dans le fait de sortir des actes et de la pensée de cette nation, Israël.

Donc un homme d'Israël doit toujours aspirer à rester, faire attention de rester rivé, collé à l'existence même de cette Nechama collective, de ce point de lumière, de ce point lumineux, intègre tel qu'il est dans sa pureté initiale depuis la création du monde. Chaque fois qu'un homme d'Israël se soustrait à ce clal, il devient en quelque sorte un rasha, un mécréant. Donc la faute réside dans le fait de s'éloigner de la nation tout entière.

Comment peut-on s'éloigner de la nation d'Israël ? Malheureusement, par différentes façons. S'éloigner de la Terre d'Israël, là où vit la nation d'Israël. Je ne parle pas des individus qui sont juifs, je parle de la nation d'Israël. Eh bien, vivre en dehors du contexte national de la nation d'Israël sur sa terre, c'est l'une des facettes de se soustraire à l'histoire de son peuple et à la géographie de son peuple, et donc à l'identité au niveau du lieu.

D'autres façons de se soustraire à cette collectivité, c'est tout simplement de ne pas vivre au rythme de cette pensée du peuple d'Israël, de ses valeurs, de sa Torah, de ses mitsvot. Et la troisième manière de se soustraire, c'est de ne pas vivre au rythme du temps de cette nation, Israël, c'est-à-dire ne pas respecter les fêtes, ne pas respecter les jours sacrés, ne pas respecter le Chabbat. Et tous ces degrés-là font en sorte que le peuple ne donne pas sa pleine lumière à cet individu.

Considérez que le peuple d'Israël n'est pas un ensemble de personnes. Considérez que le peuple d'Israël est une grande Nechama créée par Kadoch Baroukh Hou bien avant la création du monde. Considérez que c'est un grand soleil, et c'est de ce grand soleil que sortent des rayons. En réalité, les rayons n'existent pas en eux-mêmes, car c'est le soleil qui rayonne. Mais si on éteignait le soleil, il n'y aurait pas de rayon.

Moralité, nous sommes comme ces rayons qui sortent de ce grand soleil, et nous n'existons que par l'existence de ce grand soleil. Et ce grand soleil, c'est la nation d'Israël. Lorsque ce grand soleil donne ses rayons, sort de lui ses rayons, eh bien nous vivons de cette grande lumière. Et si, Chas Vechalom, un rayon par mégarde voudrait se dire: moi, je suis lumineux, mais je n'ai aucun rapport avec ma source solaire, eh bien, il se coupe immédiatement de la vie.

Donc chaque élément qui sort de son contexte global, c'est une maladie. Dans le corps humain, chaque cellule qui voudrait jouer un autre rôle que celui que l'organisme lui a prévu, eh bien, c'est une maladie très grave. De la même manière, lorsqu'elle veut se soustraire à l'idée globale, à la forme humaine globale du peuple d'Israël, c'est comme cette cellule, Chas Vechalom, qui sortirait de son contexte, et nous savons à quelle maladie cela correspond.

Pour dire les choses clairement, le peuple d'Israël, dont l'intériorité est dans ce grand soleil, c'est la pureté totale. Et plus l'homme est lié à ce grand soleil, plus l'homme est proche de ce grand soleil, plus il respecte les données et les valeurs intrinsèques de ce grand soleil, et ne devient qu'une suite, qu'un épanchement, qu'un éclairage de ce grand soleil. Au fur et à mesure qu'il éclaire comme ce grand soleil, de la force de ce grand soleil, il joue le rôle de cet organisme complet.

Si Hass veChalom, il veut se soustraire à cela, il devient donc malade et il rend malade tout ce qui est autour de lui. Donc il faut revenir simplement au lieu, en tant qu'homme d'Israël, donc revenir à sa terre, faire son Alya, au temps, en tant que peuple d'Israël, respecter les temps qui correspondent à notre nature: le Chabbat et les fêtes.

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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