La sagesse divine qui transforme l'être, selon Orot HaKodesh
Comment la Chokhmat HaKodesh renouvelle l'homme de l'intérieur, là où les autres sagesses restent en surface.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Lire la Torah, c'est appeler la vie qui est en soi, 51 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Hokhmat HaKodesh, sagesse du Saint béni soit-Il
Nous sommes encore dans la première partie d'Orot HaKodesh, et nous avons expliqué que Hokhmat HaKodesh est la sagesse du Saint béni soit-Il, car le Kodesh, c'est Lui, HaKadosh Baroukh Hou. Il ne s'agit pas ici d'une sagesse sainte, mais de la sagesse du Saint béni soit-Il. Vous comprenez la nuance ?
Une sagesse sainte est une sagesse qui a reçu une certaine sainteté, comme la terre sainte. Mais la terre du Saint béni soit-Il, c'est une appartenance, c'est autre chose. De même, le langage que nous parlons n'est pas un langage saint; c'est le langage du Saint béni soit-Il, c'est Son langage. Ici, la Hokhma HaKodesh, c'est la sagesse de HaKadosh Baroukh Hou Lui-même. C'est de cela qu'il s'agit, et cela change tout.
Et cette sagesse-là, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle a une force de transformation de l'être. Elle transforme le vouloir de l'être. Elle nous fait rêver, et quand je dis rêver, ce n'est pas en dormant la nuit: elle nous fait vouloir des choses pour plus tard, nous donne des aspirations. Elle nous permet de vouloir toujours, donc de courir, car le mot « vouloir » en hébreu a la même racine que « courir »: ratson et ritsot.
Qu'est-ce qui te fait courir dans la vie ? Ce que tu veux. Et plus tu veux, plus tu couras. C'est là, en fait, le secret de tout ce système. Cette sagesse nous permet donc d'avancer, c'est ce qu'on appelle la sagesse divine, et cette sagesse divine transforme l'être de son intériorité.
Les autres sagesses, qui sont superficielles par rapport à cette sagesse du divin, ne peuvent pas transcender l'homme. Elles ne peuvent pas le transformer de l'intérieur. Je l'étudie, mais je ne deviens pas elle, elle ne devient pas partie de moi.
Alors que la sagesse du divin, étant donné qu'elle fait partie de notre structure intérieure, dès qu'on l'étudie, elle nous pénètre et nous transforme de l'intérieur. Les autres sagesses n'ont aucun rapport avec les différents degrés de l'homme, alors que la sagesse de la Torah, quand je l'étudie, touche quel niveau de moi ? L'intellect ou le ressenti ? Les deux.
## Le sens du mot Hokhma
Hokhma. D'accord ? En français, c'est un mot pauvre, je suis d'accord avec toi. Car le mot Hokhma en hébreu veut dire Ko'ah Ma, c'est-à-dire la force de quoi ? La force du quoi ? Qu'est-ce que le « quoi » ? C'est la question: la force de la question. Or, le mot Ma a pour valeur numérique 45, comme le mot Adam, et comme l'angle à 45 degrés.
Quelle est la lettre où vous voyez clairement un angle à 45 degrés ? Le Alef. Pourquoi ? Parce que le Alef est un angle à 45 degrés qui fait le lien entre un monde transcendant et un monde immanent: entre le Yod qui est en haut à droite, qui représente les valeurs de l'absolu, et le Yod qui est en bas à gauche, qui représente les valeurs de la réalité, du monde que nous voyons.
Et nous, qu'est-ce que nous devons faire ? Nous devons être ce Vav en diagonale, à 45 degrés, pour faire le lien entre le haut et le bas. Pourquoi 45 degrés ? Parce qu'un angle droit fait 90 degrés, il relie une verticale et une horizontale. L'horizontale, c'est ce monde, et la verticale, c'est le divin. Or je ne peux pas être divin, donc je ne peux pas être droit; je ne peux pas être seulement humain sans valeurs divines, donc je ne peux pas être horizontal. Je dois être dans la diagonale, dans les 45 degrés.
Maintenant vous comprenez pourquoi 45 est aussi la valeur numérique de Gueoula. Qu'est-ce que la Gueoula ? C'est que nous redeviendrons des 45 degrés, c'est-à-dire des hommes et des femmes capables de faire le lien entre la verticale divine et l'horizontale humaine. Je parle de Gueoula Chléma, la finalité de tout ce processus: vivre comme un Alef.
Et ce n'est pas par hasard que ga'al, c'est guimel, alef, lamed, alors que galout, c'est guimel, lamed, he. La seule différence, ce sont le he et le alef. Le he de l'exil, qui est la dispersion, devient un alef de Gueoula. Ken ? Exactement. C'est le dévoilement du chiffre 8 dans notre monde du 7. Tout à fait.
Et d'ailleurs, quand tu commences ta Amida, tu dis, sans le faire exprès: Hachem, sfatai tiftah, ou pi yaguid tehilatekha. Si tu veux commencer à raconter les louanges de Dieu, tu dois utiliser ta bouche. Non, non, non, ce ne sont pas des coïncidences, ce n'est pas vrai. Dieu a créé tout, les mathématiques avec. Non, c'est créé. Ce sont eux qui l'ont juste développé dans ce monde, mais ces choses sont là, dans la nature. Tu crois qu'on a inventé quelque chose ?
On a juste pris quelque chose qui était de l'ordre du potentiel et on en a fait une réalité, qui est virtuelle, mais qui a été utilisée. C'est pour cela qu'on dit Hokhma bagoyim ta'amin. Cela veut dire qu'ils ont utilisé certaines données que l'espace offre. L'électricité, c'est une invention humaine ? Non ! Elle existe dans la nature. Seulement, l'homme a su, à un moment donné, profiter de cette énergie. C'est tout. Donc tout est une création divine. Je continue.
## Science et sagesse de la Torah
Kho'utz mi-kohohamaday. Donc, quand il s'agit d'une science, cela s'arrête à la science. Alors que quand il s'agit de Hokhmat HaKodesh, c'est une sagesse infinie, qui transcende donc l'homme qui l'étudie. Ve-ta'ama davar hou, ki kol 'inyane HaKodesh, mi mekor 'hayim: la raison est simple, c'est parce que tout ce qui est en rapport avec le Kodesh vient de qui ? D'Hachem, de l'Éternel béni soit-Il.
La source est une source de vie intarissable, qui ne s'arrête jamais.
— Quoi ? Que ?
Non, je n'ai pas dit que les mathématiques, j'ai dit que tout vient de Lui. Le problème, c'est que ce n'est pas une sagesse directement liée, dans ta conscience, à l'Infini. Donc cela va devenir une science extérieure. Mais si tu étudies les mathématiques comme un homme d'Israël, alors oui, tu vas devenir un sage.
Même en mathématiques, mais avec une culture divine. Exactement. L'essentiel, c'est de savoir relier le degré dans lequel tu es à l'Infini. Si tu ne le fais pas, ce degré restera superficiel, extérieur. Regarde ce verre de thé: c'est un liquide, il est sympathique, il est extérieur à moi. Mais je l'ai transformé en divin, en disant la bera'a: je l'ai relié à une force divine. C'est la même chose, il ne m'appartient pas.
Donc, pour moi, il est extérieur, il est étranger, bien qu'il soit divin, mais il n'est pas le mien. Quand je fais une bera'a, je fais que le Kodesh devienne mien. Je n'introduis donc plus un verre de thé, mais du Kodesh dans mon être, à travers un liquide tout simple. C'est extraordinaire. Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai sanctifié la matière, c'est ce qu'on appelle Kiddouch. Toute cette force vient …
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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