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La techouva, retour du divin vers le monde

Techouva comme retour de Dieu vers sa création, passant par Israël, le temps et l'âme, et le Kippour des secondes Tables.

1 h 02

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : La techouva, retour vers l'unité selon le Rav Kook, 53 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Le sens du mot techouva

Tov. Nous allons continuer, Be'ezrat Hachem, aujourd'hui dans notre cours sur la techouva. Nous essayons de comprendre quelle est la racine de ce terme et quel est le sens de toute cette notion de retour ou de réponse, et non pas seulement de pénitence telle qu'on a l'habitude de l'entendre d'une manière générale. Nous avons vu donc:

La centralité de cette notion de retour est l'obligation de participer à ce retour après des exils momentanés dans l'histoire du peuple d'Israël. Je parle bien entendu du retour du divin sur terre. La création du monde est une déconnexion de la création par rapport au Créateur. Et une fois cette déconnexion faite, il faut que le Créateur revienne vers la création qu'il vient de créer. Ce retour vers sa création, c'est ce que nous avons traduit par la techouva divine. Dieu revient, en fait, au monde créé.

Ce retour de l'Éternel, donc de la valeur d'éternité, vers le monde réel dans lequel nous sommes, qui nous paraît être le monde réel, sous-entend qu'il y a un canal par lequel ce retour se réalise. Ce canal se réalise par le retour de Dieu sur terre. Ce canal, c'est Israël. Israël est le canal du retour de l'infini vers le fini. Israël, pas seulement en tant que peuple, bien entendu, mais en tant que lieu, c'est-à-dire la terre d'Israël, et en tant que notion de temps. C'est-à-dire qu'il y a des temps qui correspondent à Israël.

Il y a un genre humain qui correspond à Israël, une catégorie d'âme, et il y a un lieu géographique qui correspond à Israël. Ces trois degrés, ces trois domaines, que les sages appellent dans le langage hassidique olam, shana et nefesh, c'est-à-dire notion de temps, olam, de lieu, shana, notion de temps, et nefesh, notion d'âme. Ces trois degrés doivent tous être convergents vers un seul but, celui de dévoiler l'infini dans le fini. La réunion des trois, bien entendu, c'est le Somom, c'est-à-dire le peuple d'Israël sur sa terre, respectant les lois du temps qui correspond à cette grandeur.

Quand je parle du temps, je veux bien entendu parler du Chabbat et des fêtes. Le respect du Chabbat et des fêtes est en réalité un respect de la notion cosmique du temps, que l'Éternel utilise pour se dévoiler de différentes manières dans notre monde. Chabbat, l'Éternel se dévoile d'une certaine manière. Yom Tov, il se dévoile d'une autre manière. Les jours de semaine profanes se dévoilent encore d'une autre manière, et ainsi de suite. Cela veut dire que le dévoilement de Dieu utilise les moyens qui se trouvent dans notre monde: l'espace, le temps et le genre humain.

Le retour de Dieu sur terre s'habille donc de notions que nous connaissons ici: des notions de temps, des notions d'espace, des notions d'être humain, d'homme, de source d'âme. Cette chose est très importante. Et le jour de la rencontre ultime entre l'infini et le fini se trouve à quel jour de l'année ? Yom HaKippourim.

Pourquoi ? Quelle est la raison ? Que s'est-il passé dans l'histoire le jour de Yom HaKippourim qui peut nous donner cette vérité ? Les deuxièmes tables ont été reçues. Autrement dit, pour la première fois dans l'histoire, un élément divin est descendu sur terre sans se briser. C'est-à-dire qu'il a réussi à traverser l'atmosphère terrestre sans se briser. Les premières tables, elles, se sont brisées. Cela veut dire que le monde n'était pas encore prêt.

Les deuxièmes tables, quel jour sont-elles arrivées sur terre ? Le jour de Yom HaKippourim. D'accord ? Cela veut dire que ce jour-là, on est arrivé au contact, à l'embrassade entre le monde céleste et le monde terrestre. Donc ce jour-là est un jour de rencontre ultime. Que se passe-t-il ce jour-là ? Eh bien, on prend l'homme Israël, sous la forme du grand prêtre, on le fait rentrer dans le lieu ultime, géographiquement parlant, c'est-à-dire Israël, dans le Temple de Jérusalem, dans le Saint des Saints. Et le jour, le temps, c'est Yom HaKippourim.

On voit donc que les trois notions, le temps, l'espace et la catégorie d'âme, sont respectées ici. Et c'est pour cela qu'on arrive à faire ce grand pardon, ce degré de réparation du monde par l'entrée de ce grand Kohen au Beit Hamikdash. Il faut bien comprendre que lorsque le grand Kohen rentre au Beit Hamikdash, c'est toute la nation qui rentre à travers lui. OK ? Même si c'est un homme, c'est l'envoyé de la nation tout entière.

Tout cela, vous comprenez bien qu'on est en train de parler d'une techouva divine, c'est-à-dire que c'est Dieu qui fait techouva. Dans la notion que vous avez l'habitude d'entendre, Dieu qui fait techouva, cela veut dire que Dieu a fait une faute. Mais dans la notion qu'on vient d'expliquer, c'est tout simplement un retour: un retour du divin sur terre, un retour du Créateur à sa création. C'est ainsi qu'il faut entendre la notion de techouva.

Que faisons-nous dans ce système-là ? Eh bien, nous sommes soit associés à ce retour, soit nous nous dissocions de ce degré. Cela veut dire que j'ai deux possibilités en tant qu'individu, je parle maintenant: m'associer à ce mouvement du retour de Dieu sur terre, ou bien me soustraire. Ne pas jouer mon rôle et ne pas aider, entre guillemets, l'infini à revenir dans le monde fini. C'est le seul choix que nous ayons dans ce monde: participer à son retour, ou bien étouffer ce retour, empêché en réalité par ma personne.

Mais le retour de Dieu se fera malgré moi. Dieu, d'une manière ou d'une autre, reviendra sur terre, dans toute sa création. Mais moi, je peux être soit associé, soit écarté de ce mouvement du retour. Être associé à ce mouvement du retour, c'est être un tsadik. Se dissocier de ce mouvement, c'est être un rasha. Le tsadik fait en sorte de faire descendre le divin. C'est ça, le voir partout. Faire descendre, ce n'est pas un mouvement géographique où Dieu se déplacerait. Quand je dis descendre, je veux dire dévoiler.

Donc le tsadik voit effectivement le divin partout, parce qu'il fait en sorte qu'il descende partout. Il le dévoile partout. Ça, c'est un tsadik. Quelqu'un qui n'est pas tsadik, c'est quelqu'un qui renie cette descente. Il ne participe pas au mouvement du divin qui se dévoile sur terre, donc il le voit nulle part. D'accord ? C'est sa façon à lui de boucher ou d'ouvrir. Nous sommes des interrupteurs: on, off. Le divin, lui, n'en a rien à faire. Il rentre, il arrive. Seulement, nous, on peut être dans le jeu, dans le programme, ou bien hors sujet, hors circuit. C'est tout.

Et comment on fait si le rasha... S'il veut s'associer, ce n'est déjà pas un rasha, d'accord ? S'il veut s'associer au mouvement, il n'est déjà pas considéré comme un rasha. La notion de rasha, c'est d'abord une notion d'esprit: c'est un manque de vouloir participer à ce mouvement-là. Donc c'est très difficile de définir quelqu'un comme étant un rasha. Ce n'est pas aussi simple que ce que l'on croit dans la rue, parce qu'il …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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