Gouch Katif, vingt ans après : mémoire et avenir selon le Rav Aviner
Le Rav Aviner revient sur le retrait de Gaza de 2005 : l'erreur du retrait, la patience historique et l'exemple de Herzl.
Orot veKelim
Ensuite : La loi Nation : identité juive et destin d'Israël, 1 h 22
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Shalom à toutes et à tous, shalom à tous. Est-ce que vous m'entendez, est-ce que vous me voyez ? — Je vous entends très bien, merci beaucoup. — Génial, nous aussi. Rav, je voulais vous remercier très sincèrement de prendre du temps pour nous aider à y voir un peu plus clair. Aujourd'hui, on va parler de Gush Katif. Ça fait 20 ans, dans 5 jours ce sera 20 ans qu'Israël s'est retiré de la bande de Gaza. Et je pense qu'il est essentiel de savoir d'où on vient pour mieux construire l'avenir dans cette partie du monde.
Avant d'entrer dans l'histoire, j'allais dire moderne, de Gaza: Gaza apparaît énormément dans la Torah. Gaza apparaît énormément dans des combats, dans des problèmes. Les tunnels de Gaza se retrouvent dans le Tanakh. Est-ce que vous pourriez dire quelques mots sur l'histoire de cette bande-là ?
Tout d'abord, que vous fassiez un programme en français, parce qu'il y a des gens dont la langue, ici, c'est l'hébreu, c'est bien d'avoir un programme pour les gens qui parlent français et qui s'en réjouissent. En tout cas, il n'y a rien de spécial à Gaza, c'est une partie des récits israéliens. Un point, c'est tout.
Erets Israël se divise en trois parties: Ramat HaGolan, sainteté supérieure, la Galilée, sainteté supérieure, la Judée, Yehouda, sainteté plus grande, Jérusalem, le Temple, le Saint des Saints. Donc Gaza, c'est un point, c'est tout: c'est une partie d'Erets Israël, et c'est absolument suffisant.
Mais si vous insistez, le rav de Gaza, jadis, s'appelait Rabbi Yisrael Najara, qui a composé Yarivon. Alors, chantez Yarivon.
Rav Aviner, moi je vous connais depuis de nombreuses années, parce qu'on s'était croisés à l'époque où j'étudiais. Mais je vais vous faire une petite description pour nos auditeurs et nos auditrices.
Rav Aviner est une des figures marquantes du monde religieux sioniste, en Israël et dans le monde. Né en France en 1943, il fait son aliya après la guerre des Six Jours et a combattu comme soldat pendant la guerre de Kippour. Il est depuis un enseignant et un leader spirituel reconnu, alliant érudition talmudique et engagement profond pour la terre d'Israël. Aujourd'hui, il est roch yeshiva de la yeshiva Ateret Cohanim, dans la vieille ville de Jérusalem, et rav de Yishouv Beit El. Il est aussi de l'endroit qui s'appelle et Baroukh Hachem, initiateur de très nombreux livres, notamment en français. Bien sûr, on mettra en description toutes les publicités pour retrouver les livres du Rav Aviner. Voilà, Rav, est-ce que cette description vous va ?
Rav Aviner: Plus ou moins. Tout d'abord, il ne faut pas exagérer, je ne suis pas un des grands d'Israël. Il faut faire attention de ne pas tomber dans les exagérations à outrance, ça fait perdre la proportion. J'ai étudié la Torah, Baroukh Hachem, et j'enseigne. Deuxièmement, je suis monté en Israël avant la guerre des Six Jours. J'ai été engagé dans l'armée israélienne avant la guerre des Six Jours, et j'ai été soldat pendant la guerre des Six Jours. C'est donc grâce à moi qu'on a gagné la guerre, entre autres.
Il y a encore un certain nombre de détails, un examen, on ne va pas fatiguer les auditeurs. Rav, avant de lancer cette interview, j'aimerais montrer une vidéo à nos téléspectatrices et téléspectateurs, pour qu'ils comprennent un peu de quoi on parle, dans quelle situation nous étions en 2005, en août 2005.
La mort m'a conduit à la mort de tout ce groupe, à l'heure de la mort. Cidou Kadin a crié à son père.
... que ça amènerait la paix. Et pour la paix, on a chassé des gens de leur maison. Ce qui est une erreur double. Tout d'abord, il y a une mitsva de s'installer dans tout Erets Israël et de ne pas la quitter, quelles que soient les difficultés. Je voudrais bien savoir si les Français étaient prêts à abandonner l'Alsace et la Lorraine aux Allemands, que la moitié de l'Alsace soit allemande, etc. Je voudrais savoir un seul pays sur Terre qui est prêt à abandonner une partie de sa terre pour avoir la paix. Aucun pays sur Terre. Le fait que nous soyons prêts à faire ces choses-là, d'après la théorie du Rav Sudakoup, c'est la conséquence d'un traumatisme national dû à la Shoah. Donc ça, c'est la première erreur. Nous avons un devoir de nous installer en Erets Israël, et à plus forte raison de ne pas le quitter.
Deuxièmement, penser que ça amènerait la paix, c'est un leurre. Je me promenais, j'allais d'un endroit à l'autre en Erets Israël pour expliquer aux gens, faire des conférences, qu'on n'a pas le droit de quitter ce lieu. Il me disait: « Oui, tu as raison, mais donne une chance à la paix. » Je lui ai dit: « Vous pouvez m'expliquer comment ça amènerait la paix ? » Aucune explication. « Donner une chance à la paix. » Eh bien, on la voit, cette chance à la paix: amener un désastre pareil. Mais ça, c'est une raison seconde.
La raison première, c'est que c'est notre terre à nous. Un point, c'est tout. Avant de rentrer un peu dans les questions que j'ai préparées: l'instigateur de ce processus et de cette volonté-là, c'est le Premier ministre Ariel Sharon. Je vous ai coupé un morceau du discours qu'il a fait et je l'ai traduit en français.
Je suis, comme beaucoup d'autres, j'ai vécu, et j'ai vécu... que l'on peut s'attendre jusqu'à Netzarim et dans le sud. Mais la réalité qui change dans l'Inde, dans l'ombre et dans le monde, m'a demandé un autre point de vue, c'est le changement de position. Il n'est pas possible de garder l'espoir de la mort. Il y a plus d'un million de Palestiniens qui vivent là-bas, qui occupent le nombre de leur classe.
C'est-à-dire qu'ils sont occupés d'une ambiance qui n'est pas pareille à celle d'un camp d'assassinat, d'un camp d'assassinat, d'un camp d'assassinat, d'un camp d'assassinat.
... sur laquelle j'ai répondu il y a deux ans. C'est la réponse israélienne à cette réalité. Cette planète est bonne pour Israël dans tous les plans possibles. Avant tout ce qui s'est passé par rapport au Gush Katif: les premières colonies du Gush Katif, c'était en 1968, la création de Kfar Darom en 1970.
Mais alors, on ne peut pas ne pas penser qu'entre 2000 et 2005, il y a eu des milliers de roquettes et des milliers d'obus de mortier sur toutes les villes autour de la bande de Gaza et dans tous ces villages juifs. On se rappelle la famille Hatuel, Tali Hatuel, enceinte de 8 mois, et ses 4 filles, qui ont été assassinées dans leur voiture. Il y a eu énormément de traumatismes, j'allais dire, de terrorisme sur place.
Ce qu'il dit, Ariel Sharon, ici: moi, je n'étais pas là-bas, c'est à vous de m'éclairer, mais j'imagine qu'il y avait un million de Palestiniens là-bas, un million de musulmans, qui se doublaient chaque année, chaque génération, et que ça allait exploser, tout simplement. Il y a deux réponses à cette question. …
Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim
Dans la même série
Toutes les vidéos de la chaîne, de la plus récente à la plus ancienne.
- 256
Souccot, fête de la sortie d'Égypte et de l'avenirPourquoi Souccot, commémorant le campement à Souccot, est-elle liée à Pessah et à l'universalité de la sortie d'Égypte ? - 257
24h avant Rosh Hashana - 258
Les accords d'Oslo : ce qu'en dit Richard DarmonUn entretien sur le contexte des accords d'Oslo, l'OLP et les retraits israéliens, avec Richard Darmon. - 259
Israël face au monde : héritage, peuple et palestinismeUn échange en direct sur la notion d'héritage, les mitnachalim et la critique du palestinisme. - 260
Gouch Katif, vingt ans après : mémoire et avenir selon le Rav AvinerLe Rav Aviner revient sur le retrait de Gaza de 2005 : l'erreur du retrait, la patience historique et l'exemple de Herzl. - 261
La loi Nation : identité juive et destin d'IsraëlPourquoi la loi fondamentale de 2018 n'a pas de constitution, comment la souveraineté juive peut se dire en démocratie, et le lien entre nation et émouna. - 262
La rafle du Vel d'Hiv, contexte et enfants déportésSylvie Altar replace la rafle de juillet 1942 dans l'occupation, le régime de Vichy et la collaboration. - 263
La cinquième coupe de Pessa'h et les questions de HalakhaPourquoi la Haggadah ne compte que quatre termes de délivrance alors que la Torah en mentionne cinq, et des réponses pratiques pour le Séder.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav