La cinquième coupe de Pessa'h et les questions de Halakha
Pourquoi la Haggadah ne compte que quatre termes de délivrance alors que la Torah en mentionne cinq, et des réponses pratiques pour le Séder.
Orot veKelim
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
On n'y est pas encore. On n'y est pas encore, on va y arriver. C'est là, tu n'es pas là ? Je suis là. Est-ce que vous m'entendez ? Je t'entends. Super. On arrive, on va être en direct dans une seconde. Voilà, c'est normal, c'est un peu long, c'est normal. On utilise des nouvelles technologies, on se met à jour, on avance petit à petit, en disant que ça y est, Orot veKelim est en direct.
Je souhaite Erev Tov à tous nos chers téléspectateurs et téléspectatrices qui nous regardent, qui ont pris le temps. On a fait un cours dimanche, vous avez fait un cours dimanche à la yeshiva, au rendez-vous, et vous avez parlé très brièvement de la cinquième coupe. Tout à fait. Depuis, j'ai reçu ce livre-là, enfin, ce livre. J'allais te le montrer, mais voilà, très bien. Comme ça, c'est toi qui l'as fait. Je l'ai aussi.
Génial. Et là-bas, il y a une introduction du Rav Goren, qui est sur cette Haggada, qu'on diffusera à nos élèves et aux téléspectateurs et téléspectatrices. Les amis, je rappelle que l'avantage de faire ce nouveau système, de ne pas faire sur Zoom, c'est pour que les gens puissent écrire dans les commentaires, poser leurs questions. Et en fait, c'est ouvert à tous. Je propose au Rav de faire cinq à dix minutes pour expliquer un petit peu la cinquième coupe.
Et après, on passera aux questions de halakha. J'ai reçu plein de questions de halakha et de Pessa'h. Comment on fait ? Qu'est-ce qui se passe ? Je suis ashkénaze, mon mari est séfarade. Bref, que du bonheur. Arav, berakha. Bon, alors très bien. Allons-y. Les amis, c'est bon, tout le monde m'entend ? Oui, ça marche ? Parce que là, je ne te vois plus. Donc si je ne te vois plus, c'est normal, on vous entend. Je vous laisse la place.
Oh là là, mais trop d'humilité, trop d'humilité. Que je fasse, comme on dit. Et bien alors, les amis, quelques minutes par rapport à notre histoire de la cinquième coupe. Les amis, la cinquième coupe, ce n'est pas quelque chose qui est nouveau. Dès les balbutiements de la halakha, dès la mise en place du Séder, on va se poser la question de cette fameuse cinquième coupe. Dans notre Haggada, on nous dit qu'il y a
qu'il y a quatre termes de délivrance, et donc quatre coupes de vin. Le problème, c'est que quand on regarde dans le texte lui-même, on se rend compte qu'il n'y a pas quatre termes de délivrance, mais bien au contraire, il y en a cinq. Puisque la Torah nous dit, tout d'abord:
« Je vous ai fait sortir de la servitude de l'Égypte. » Ensuite, on nous dit: « Je vous ai sauvés de la servitude », « Je vous ai délivrés avec une main puissante, avec de grands jugements », « Je vous ai pris pour moi comme peuple, et je serai pour vous Elokim. » Nous sommes donc dans la paracha de Vaera, au tout début de la paracha de Vaera. On nous dit comme ça. C'est au chapitre 6, verset 6.
« Je suis l'Éternel qui vous ai fait sortir de la servitude de l'Égypte, je vous ai sauvés de l'esclavage, je vous ai délivrés avec une main puissante et avec de grands miracles, et je vous ai pris pour moi comme peuple, et je serai pour vous votre Dieu. Et vous saurez que je suis l'Éternel, votre Dieu, qui vous a sortis d'Égypte. » Ça, ce sont les quatre termes de délivrance. Le problème, c'est que là, on est arrivé au verset 7, mais il y a un verset 8. C'est-à-dire qu'il y a le verset 6 et le verset 7, mais il y a aussi un verset 8. Et on ne le dit jamais.
Eh bien, le verset 8 nous dit: « Et je vous emmènerai dans la terre que j'ai promise à Abraham, Itzhak et Yaakov. » Donc, dès le verset, si je puis dire, de la Torah, il y a cinq termes de délivrance. Il n'y en a pas quatre. Alors qu'est-ce qui s'est passé ?
Pendant toutes ces années, on nous a parlé de quatre termes de délivrance. Eh bien, pour une raison très simple: la Haggada. La Haggada a été mise en place dans son corpus tel qu'on le connaît aujourd'hui. À peu près, ça a commencé au VIIIe siècle, on a réuni les deux idées de Haggadot qu'il y avait à l'époque du Talmud, et jusqu'au XIe siècle, on a rajouté des choses, enlevé des choses. Le corpus de Haggada que nous avons aujourd'hui a plus ou moins mille ans.
C'est-à-dire que c'était pendant l'exil. Eh bien, pendant l'exil, on peut dire qu'effectivement Dieu nous a sortis d'Égypte, on peut dire effectivement que Dieu nous a sortis de la servitude, qu'il nous a montré ses miracles et qu'il nous a pris comme peuple, il nous a donné la Torah. Mais est-ce qu'on peut dire qu'il nous a ramenés en Erets Israël alors qu'on est repartis en exil ? Alors vous allez me dire: on est repartis en exil, on devrait donc arrêter de dire les quatre termes de délivrance.
Non, parce qu'il y en a quatre qui sont directement liés à l'Égypte, et effectivement l'Égypte s'est terminée, mais la notion de retour en Erets Israël, on a arrêté de la dire. De la même façon, Rabotaï, lorsqu'on regarde dans la Michna, où apparaît le Ma Nichtana, on en a parlé, et là-bas on voit très bien qu'il est marqué la question par rapport au Korban Pessa'h, que nous, dans notre Haggada, nous ne disons pas, parce que pendant deux mille ans on n'a pas mangé le Korban Pessa'h.
Mais il est évident que lorsqu'on va le manger, on reposera la question. En d'autres termes, la question d'une cinquième coupe de vin, puisque les quatre premiers font directement référence aux quatre termes de délivrance, est évidemment à poser aussi pour la cinquième. Nous dit la Guemara dans le traité de Pessa'him, à la page 118. La Guemara nous dit qu'il y a...
Quatre coupes de vin ! Sauf que la Guemara continue et nous dit... Le Rif nous amène quelque chose qui a été tronqué dans la Guemara. Semble-t-il que le Rif a retrouvé des manuscrits dans lesquels on dit clairement, dans la Guemara, qu'il faut boire la cinquième coupe. En d'autres termes, la bataille n'est pas nouvelle.
Maintenant, que les choses soient claires: de manière tout à fait consensuelle, pendant deux mille ans, personne n'a plus ou moins bu la cinquième coupe. Même si le Rema, Rabbi Moshe Isserlès, nous dit déjà que si tu as très soif, après la quatrième coupe, tu peux boire la cinquième coupe. Enfin, tu peux boire une cinquième coupe pendant que tu dis le Hallel.
Sans dire que c'était obligatoire. Lorsque le peuple juif est revenu en Erets Israël, on a commencé à se poser la question: mais attendez, on est revenus. Donc si on est revenus, peut-être qu'il est temps de reboire la cinquième coupe avec joie et allégresse. Eh bien, c'est exactement …
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