Jérusalem d'en haut et Jérusalem d'en bas, la ville double
Pourquoi la dualité du monde éclaire Jérusalem, et pourquoi Yom Yérouchalayim ouvre la Torah aux nations.
Orot veKelim
Ensuite : Approfondissement du Psaume Si je t'oublie, Jérusalem avec le rav Fiszon, 38 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Yom Yerouchalaïm saméa'h. Pour ce soir, bé'ézrat Hachem, nous allons bien entendu parler de Yom Yerouchalaïm et de l'importance de cette ville. J'ai appelé ce cours *Yerouchalaïm..., Jérusalem, la ville double. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette ville, comme toutes les villes de ce monde, s'inscrit dans le système binaire de notre monde, de notre existence.
J'explique. Étant donné que toute la création, tout entière, est placée sous le signe de la pluralité, c'est pour cela que le premier mot de la Torah commence par la lettre Beth de Bereshit, qui correspond en réalité à ce Beth de la pluralité. Comme s'il y avait deux degrés dans notre monde, obligatoirement.
Lorsque David voit cette première lettre Beth, il comprend que l'Aleph, qui représente le divin, ne peut pas être reçu, ni entendu, ni compris, si ce n'est qu'à partir de la lettre Beth, donc du pluriel. Et le début du pluriel, c'est le deux. Cela veut dire que notre monde est placé dans le pluriel. Et David va arriver à la conclusion, dans un des psaumes, Téhilim 62, que lorsque Dieu lui parle et agit dans le monde dans son langage unitaire, de l'Aleph, nous, nous ne pouvons l'entendre que dans notre position du Beth.
Et donc, la phrase de David, très connue, lorsque Dieu parle, en un seul code: Ahat diber Elohim, chnayim zou chama'ti. Moi, j'entends à partir du « deux ». Autrement dit, je ne peux pas entendre le « un » si ce n'est qu'à travers le « deux ». Si je ne suis pas dans le pluriel, au minimum « deux », dans l'entre-deux, on peut espérer recevoir quelque chose de l'ordre de l'unité divine, qui est extraordinaire, parce que l'unité, en fait, se dévoile par les deux sons de cloche, pour que je puisse entendre cette unité. Il faut que j'entende au moins deux sens différents, deux sons différents, cette unité divine. D'où l'importance d'étudier la Torah au minimum à deux. Et si ce n'est pas le cas, je ne peux pas entendre avec mon cerveau individuel cette unité divine qui traverse l'univers.
Donc le roi David nous donne ici un code, une formule secrète, qui nous dit que si tu veux un jour espérer entendre quelque chose de l'ordre de l'unité divine, tu dois être placé sous le signe du deux, du Beth, et c'est seulement dans cette position-là que tu pourras recevoir quelque chose de l'ordre de l'Aleph. Donc, parmi toutes les formes, tous les degrés qui apparaissent sous cet ordre binaire que je viens de décrire, il y a Yerouchalaïm, qui est elle aussi au pluriel. Yerouchalaïm, il y en a deux, au minimum. Comme mispayim, comme machanayim, comme tout ce qui se termine en ayim, qui veut dire pluriel. D'ailleurs, même Mitsrayim suit le même type de degré: il y a l'Égypte de la pensée, il y a l'Égypte de la réalisation.
Il en est de même pour Jérusalem. Jérusalem est placée sous le signe du double. C'est pourquoi les sages arrivent à la conclusion qu'il y a deux Jérusalem, au minimum. La Jérusalem d'en haut, Yerouchalaïm chel maala, et la Jérusalem d'en bas, Yerouchalaïm chel mata. Qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que, dans l'idée première du divin, dans les idéaux, toutes les bases, toutes les raisons pour lesquelles le monde va être créé, se trouvent à l'intérieur de cette Jérusalem céleste, qui représente en réalité le but même du futur monde qui existera. Et donc, toute la pensée divine qui a précédé la création se trouve dans la Jérusalem d'en haut,, et sa réalisation de facto, dans le monde d'en bas, se trouve dans la Jérusalem d'en bas.
Donc, deux Jérusalem: une qui représente l'idéal divin, l'autre qui représente la réalisation de cet idéal. On peut dire les choses avec une autre définition, qu'on a déjà rencontrée dans notre étude. La première, c'est la ségoula, c'est-à-dire le degré initial, avec sa capacité de base, toutes les capacités qui sont incluses à l'intérieur de cette donnée de base. Ouba Bekhira est la deuxième forme: c'est celle du choix que nous avons, en bas, de révéler ou de ne pas révéler ce qui se trouve dans l'idée première d'en haut, dans la ségoula.
Et donc, d'une manière bien précise, il y a une combinaison entre les deux Jérusalem, qui est la combinaison qui relie le Kodesh, c'est-à-dire le saint, donc la Torah, donc l'idée du divin, donc la lumière divine, donc la volonté divine, et la royauté, qui est la Malchout, la Malchout qui est la réalisation du royaume de Dieu sur terre. Vous voyez qu'il y a ici une jonction de deux degrés complètement différents, mais qui sont censés être liés entre eux, pour que la pensée divine, qui est le Kodesh, se relie à la Malchout.
Et c'est pourquoi, dans le Lekha Dodi, le vendredi soir, nous disons, concernant Jérusalem, qu'elle est Mikdach Melech. D'un côté, elle représente le Mikdach, c'est-à-dire la sainteté du roi. D'un autre côté, Ir Melouha, la ville du royaume, la ville du dévoilement du royaume de Dieu sur terre. Donc le Mikdach et la Malchout représentent les deux degrés qui sont censés être reliés, non seulement par Jérusalem, mais par nous, car nous devons faire le lien entre la Jérusalem d'en haut, qui est donc le Kodesh, et la Jérusalem d'en bas, qui est donc le dévoilement de la royauté de Dieu sur terre.
Ne pas faire cela, en tant que peuple d'Israël, c'est manquer à notre but sur terre, à notre venue sur terre, c'est manquer à notre royaume d'Israël, à notre nation, car c'est pour cela que nous avons été créés, façonnés. Je répète donc: Israël est venu sur terre pour relier la Jérusalem d'en haut à la Jérusalem d'en bas. Et donc, il va falloir faire tout pour avoir les deux Jérusalem. Et en ayant les deux Jérusalem, je reviens à ce que j'ai dit au début du cours: j'ai la lettre Beth, qui représente le double, donc la double Jérusalem, à partir de laquelle je pourrai entendre la parole divine, Ehad Elohim, qui, elle, est unique. J'espère que je suis clair.
C'est seulement lorsque les enfants d'Israël, le peuple d'Israël, entrent dans la Jérusalem d'en bas, à partir de laquelle ils vont se relier à l'idée de la Jérusalem d'en haut, que le but même est atteint, et on appelle cela la Gueoula. Yerouchalaïm chel maala et Yerouchalaïm chel mata doivent donc être reliés par le peuple d'Israël. La Jérusalem d'en haut, c'est l'aspect des idéaux, l'aspect de la pensée divine, là où se trouve le fondement même de toute l'histoire d'Israël, qui va finir et aboutir par le dévoilement du royaume de Dieu sur terre. Et cela passera par la Jérusalem d'en bas. Vous voyez donc qu'il y a une chose très importante ici: relier Yerouchalaïm d'en haut à Yerouchalaïm d'en bas.
Et c'est tout le sens de ce que nous développons aujourd'hui dans notre cours. La Jérusalem d'en haut, c'est la Jérusalem de l'idée divine, et la Jérusalem d'en bas, c'est la Jérusalem de la réalisation, dans un vêtement qui …
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La centralité de Jérusalem dans la prière avec le rav Oury Cherki
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