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Guérir l'âme selon le Rambam : les maladies des midot

Comment reconnaître une midah malade et pourquoi il faut un guide extérieur pour la soigner.

1 h 02

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Ensuite : Le libre arbitre, axiome fondamental de la Torah, 1 h 03

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On est arrivé au milieu du Pérec Chlichy, où l'on parlait des maladies du nefesh. J'ai l'impression qu'il y a un petit problème avec la connexion. Non, on vous voit bien, on vous entend bien. C'est bon ? Moi j'ai des coupures. Là, ça va mieux. Donc on avait dit qu'il y avait des maladies dans le nefesh.

De la même façon que, quand il y a une maladie dans le corps, la personne malade va avoir des sensations fausses, il va se passer la même chose avec quelqu'un qui a une maladie dans le nefesh. Une maladie dans le nefesh, c'est quelqu'un qui a de mauvaises midot. Quelqu'un qui a de bonnes midot est considéré comme en bonne santé, au niveau du nefesh. Quelqu'un qui a de mauvaises midot est considéré comme quelqu'un en mauvaise santé. Et là, le Rambam nous dit, de la même façon, que ceux qui sont malades dans leur corps...

Non, je voulais lire ce qui était au-dessus. Non, c'est bon. Donc les gens qui vont avoir une maladie, c'est là. Ce sont des gens qui sont mauvais. Et qui sont ces gens mauvais ? Ce sont des gens qui ont de mauvaises midot. Ils vont avoir l'impression, ils vont imaginer ce qui est faux, que ce qui est mauvais est bon.

Quelqu'un va faire de mauvaises actions, il va crier sur ses enfants et sur sa femme, et il va dire que c'est pour les éduquer, que c'est quelque chose de positif. Il est vraiment convaincu que c'est positif. Pourquoi est-il convaincu que c'est positif ? Parce que ses midot sont mauvaises. Ce qu'avait dit auparavant le Rambam: quelqu'un qui a de mauvaises midot va forcément produire des actions mauvaises. Et il est convaincu que c'est une bonne chose.

Quelqu'un qui a trop de taavot, d'envie matérielle, pense que manger d'une certaine façon est la façon normale de manger. Alors que non, ce n'est pas une façon normale. Il exagère dans la façon dont il mange.

Donc quelqu'un de mauvais aura besoin de... je ne sais pas ce que c'est, quelque chose de mauvais. Et pourquoi lui veut-il quelque chose de mauvais ? Parce qu'il a de mauvaises midot. Mais il a l'impression, parce qu'il est malade dans son nefesh, que c'est quelque chose qui lui est profitable, qui est bon pour lui. Alors, quelle est la solution ?

De la même façon que pour les malades dans leur corps. Quelqu'un qui est malade physiquement sait qu'il est malade, mais il n'est pas médecin, il n'a pas étudié la médecine. Qu'est-ce qu'il fait, cette personne ? Il pose la question au médecin. Il lui dit: « Monsieur le médecin, j'ai mal ici, j'ai mal là. Mon corps ne se comporte pas de la bonne façon. J'ai tel et tel problème. » Et le médecin, pour pouvoir l'aider, va lui expliquer ce qu'il doit faire. Et le médecin dira: « Fais attention. Toi, tu as l'impression que ceci est bon pour toi, alors qu'en fait c'est mauvais pour toi. Tu as l'impression que c'est bon. Non, c'est mauvais. »

Il va lui expliquer qu'il faut le contraire de ce qui cause sa maladie. Et le médecin va obliger le malade à prendre quelque chose que le malade considère comme mauvais pour lui, juste parce que son corps doit redevenir en bonne santé. Et automatiquement, quand le corps est en bonne santé, qu'est-ce qui se passe ?

Automatiquement, quand le corps est en bonne santé, il retrouve ses bonnes sensations. Ces malades qui étaient malades sont maintenant en bonne santé, les bonnes sensations reviennent. Ils vont recommencer à choisir ce qui est bon et à repousser ce qui est mauvais. Ça, c'est pour les malades du corps.

Entre parenthèses, il faut évidemment une certaine humilité pour faire cela, parce qu'il y a beaucoup de gens qui considèrent qu'ils en savent plus que les médecins et qui pratiquent une auto-médication. Si tu es médecin toi-même, il n'y a pas de problème. Mais si tu n'as pas étudié la médecine, ce n'est pas en lisant un peu sur Internet ou dans des revues médicales que tu vas savoir quoi faire. Il faut avoir la compréhension que tu ne peux pas décider toi-même. Il faut comprendre que tu as quelqu'un d'extérieur à toi, qui peut t'aider.

Généralement, c'est une caractéristique masculine de ne pas réussir à faire cela. Les femmes ont plus tendance à accepter des conseils extérieurs. Les hommes ont toujours tendance à dire: « Non, je sais ce que je dois faire, je n'ai pas besoin de prendre de conseils. » C'est une très mauvaise chose. Une personne qui ne prend pas de conseils, qui ne va pas voir des spécialistes pour qu'ils l'aident, n'a aucune chance de se sortir de ses problèmes, que ce soit en médecine, en plomberie ou dans toute autre chose. Et là, ce sera la même chose pour les nefashot.

Je rappelle que s'il y a des questions, on peut en poser, même pendant le cours. Il y a un chat. Pourquoi ils ont refusé d'écrire en bas, ça je ne sais pas... C'est un problème de confiance en soi, semble-t-il, à mon avis. — Ah bon ? — Ils n'arrivent pas à dire qu'ils ont tort. Ils doivent être maîtres de la situation. Depuis qu'ils sont tout petits, on leur dit: « Tu es un garçon, tu vas te débrouiller. » Maintenant ils n'arrivent pas à faire le contraire. C'est mon impression. — Oui, c'est possible. Donc, Ken... Ah, encore une question, dans le chat.

— Oui, excusez-moi, c'est moi qui l'ai mis, parce que ce dont vous parlez, est-ce que cela inclut les pervers narcissiques ? — Moi, je ne sais pas ce que c'est qu'un pervers narcissique. D'après le nom, ça a l'air d'être quelque chose d'assez grave. — Oui, je crois, parce que j'ai même entendu un rabbin qui dit que le pervers narcissique, ça ne s'en va jamais, et que ça vient du serpent de Rava. — Ah, bon.

Il y a une tendance chez l'homme à être pervers et narcissique, bien sûr. Parce que ça ne s'en va jamais, je pense que des gens ont réussi à le réparer. « Pervers », c'est quand même un mot assez dur, je trouve. Je le garderai seulement pour des gens spécifiques. Mais je pense que c'est assez courant chez les hommes d'avoir une certaine répugnance à aller se confier, à sortir leurs problèmes et à prendre conseil. Et beaucoup de fois, c'est une mauvaise chose, parce qu'ils ne peuvent pas sortir de leurs problèmes s'ils ne prennent pas conseil.

Et surtout, ce dont vous avez parlé tout à l'heure. — Oui. — Quand vous demandez à un pervers narcissique pourquoi il a agi avec des petits-enfants, des choses comme ça... — Ah, c'est ça. — Et il dit: « Ben non, ils aiment bien les bonbons, ils m'ont demandé des bonbons. » Vous voyez ce que je veux dire ? Ça, c'est quelqu'un qui pense que ce qu'il fait est bien. — Voilà. — Il voulait que je fasse ça. Parce qu'il le voulait.

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