Hanouka, la lumière qui se dévoile de l'intérieur
Le mois de Kislev, la Ménorah du Beit Hamikdash et la victoire du Kodesh sur les ténèbres de l'exil grec.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Yosef et Yehouda : deux chemins vers la Gueoula, 31 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Shalom. Aujourd'hui, dans notre cours sur l'émouna, nous allons développer un sujet qui concerne la fête de Hanouka, puisque nous sommes dans le mois de Kislev. Dans ce mois de Kislev, il y a une certaine référence à ne pas passer à côté, c'est donc la fête de Hanouka. Pour essayer de comprendre un tout petit peu cette fête, je vous propose aujourd'hui un cours qui relie l'émouna.
Notre thème principal, celui que nous allons développer, c'est le degré de Hanouka. Dans la bracha de Al HaNissim, il y a un texte qui dit: Tu as livré les forts entre les mains des faibles, les nombreux entre les mains des peu nombreux.
Que veut dire cela ? Cela veut dire que le mois de Kislev est un mois important, qui montre qu'il y a une certaine victoire du Kodesh sur la Klipa. Traduction: le Kodesh, le degré du saint, le degré d'Israël, l'âme d'Israël, l'intériorité d'Israël, l'essence d'Israël, peut, pendant ce mois de Kislev, augmenter sa puissance et combattre toutes les forces qui veulent empêcher le dévoilement d'Israël de se réaliser.
On peut dire, et résumer, que le mois de Kislev, depuis la création du monde, HaKadosh Baroukh Hou a créé des temples. Il a placé à l'intérieur du mois de Kislev une certaine capacité: ce qui se dévoile est supérieur à ce qui se cache. La capacité à dévoiler est donc supérieure à la capacité à obscurcir, à étouffer. Nous sommes donc dans un mois qui permet la révélation.
Cette révélation, lorsqu'on la fait sortir de l'intérieur vers l'extérieur, quand je réalise dans ma vie, de l'intérieur vers l'extérieur, ce que je suis à l'intérieur, je traduis cela par le terme d'émouna. L'émouna, c'est donc la réalisation, la traduction de mon intériorité, le dévoilement de l'intérieur vers l'extérieur.
Et ceci est le secret de la Ménorah du Beit Hamikdash. Dans le Beit Hamikdash, il y a une Ménorah. Cette Ménorah représente, en fait, la capacité à dévoiler le Kodesh d'Israël dans la vie. Vous savez où la Ménorah était placée ? Elle était placée à la sortie du Kodesh HaKodashim, du Saint des Saints. Dès que nous sortons du Saint des Saints, en face de nous, nous rencontrons la Ménorah d'un côté, et la table de proposition avec les douze pains de l'autre.
Et les Chachamim nous expliquent qu'en réalité, lorsque je sors du Saint des Saints, qui représente en fait le divin, je suis tout de suite plongé dans ma vie, qui d'un côté est représentée par le Kodesh, donc la lumière de la Ménorah, et de l'autre par la capacité à se nourrir, donc le ventre, la table qui est juste en face.
Résumons. Je sors du Saint des Saints. Quand le Kodesh vient se dévoiler dans la vie, quand je sors du Saint des Saints, quand HaKadosh Baroukh Hou se répand dans le monde, il vient de deux manières: il passe par l'esprit, donc la Ménorah, et par le corps, la table avec les douze pains de proposition. Nous avons donc ici un équilibre entre l'intellect et les sentiments, entre le monde spirituel et le monde de la matière.
Dès que nous sortons du Saint des Saints. Cette Ménorah, c'est ce qui nous intéresse, puisque nous sommes à l'approche de Hanouka. Dans cette Ménorah, il y a une lumière, une flamme, qui ne s'éteint jamais. On l'appelle Ner Tamid. Cette bougie a la capacité de toujours brûler, de toujours être allumée. Elle représente en fait l'éternité d'Israël, qui ne s'éteint pas: le Netzach.
Et les Chachamim posent la question: pourquoi les hommes du Deuxième Temple ont-ils choisi la date du 25 du mois de Kislev, qui est aujourd'hui la date de Hanouka, pour inaugurer à nouveau le Mizbeach ? Qu'est-ce qui s'est passé à cette date, pour qu'elle soit choisie pour l'inauguration ? Il y a plein de jours dans l'année, 365 jours. Pourquoi précisément ce jour-là ?
Tout simplement, la Guemara, dans Megillah, à la page 21, nous explique que la Shekhina a cessé de se dévoiler au premier Temple. Autrement dit, la Shekhina, la présence divine, mais bien plus que cela, le voisinage du divin. Le mot Shekhina vient de Chachen, comme si Dieu n'était plus le voisin, le divin, à la fin du Premier Temple.
Et lorsqu'elle est revenue, cette Shekhina, lorsqu'elle est éclairée à nouveau, lorsqu'elle devient voisine de l'homme, lorsqu'HaKadosh Baroukh Hou se fait voir à l'homme, c'est déjà dans le retour de l'exil, donc c'est le Deuxième Temple. Comment va-t-elle s'habiller ? Par quel élément va s'habiller le retour de Dieu sur terre ? Par la Ménorah. En forme de Ménorah.
C'est pour cela que la Shekhina, lorsqu'elle revient éclairer le peuple d'Israël, est décrite dans Zecharia, au chapitre 4, verset 2. Le prophète dit: Ra'iti, j'ai vu: Véhiné menorat zahav kula, une Ménorah en or tout entière. Les sages nous expliquent que le prophète fait référence au retour de la Shekhina dans le peuple d'Israël, qui, encore une fois, va s'habiller en Ménorah du Beit Hamikdash.
Donc, à chaque fois que je vois la Ménorah du Beit Hamikdash, je suis dans une position qui certifie qu'HaKadosh Baroukh Hou est présent dans le peuple d'Israël, que sa présence est visible et qu'il vit au sein du peuple d'Israël. Cela ne veut pas dire que lorsque la Ménorah n'est pas là, que le Temple n'est pas là, HaKadosh Baroukh Hou a disparu. Il est là, mais il est caché. Au moment où la Ménorah se révèle, cela veut dire qu'HaKadosh Baroukh Hou se révèle à nouveau au monde.
Il y a alors une certaine paix entre l'humain et le divin, un certain rapprochement, et donc l'humain est capable à nouveau de voir le divin qui est en lui. C'est pourquoi la Shekhina est comparée par nos sages à la Ménorah du Beit Hamikdash.
Il faut comprendre que lorsque cette lumière, entre guillemets, se cache, cela veut dire que l'homme n'est plus capable de voir Dieu dans sa vie. Le fait que la Shekhina ne soit plus, c'est que l'homme n'est plus capable de réaliser le divin dans ses actes. Il ne voit plus Dieu dans sa vie. Il rejette le divin qui est en lui, parce qu'il n'est plus capable de l'appréhender, de le saisir, ni de comprendre qu'HaKadosh Baroukh Hou est présent.
C'est donc comme s'il renvoyait lui-même la Shekhina. HaKadosh Baroukh Hou ne peut plus être à côté, ne peut plus être collé à l'homme, à sa vie et à tout ce qu'il fait. Il y a alors, malheureusement, une certaine séparation entre les mondes supérieurs et les mondes inférieurs, à tel point que l'homme se trouve dans une solitude que nous appelons l'exil, la Galout.
Écoutez bien l'hébreu: Galout, qui se traduit par exil, ce sont les mêmes lettres que Gilouï, le dévoilement. C'est-à-dire: où tu dévoiles, où tu ne dévoiles pas; où tu es dans un état d'exil, où tu es dans un état de dévoilement. À la limite, on pourrait dire que l'inverse de la Galout, c'est le Gilouï, ou la Gueoula: l'inverse de l'exil qui cache, c'est la Gueoula qui dévoile à …
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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