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La sortie d'Egypte, modèle de la délivrance d'Israël

Pourquoi l'Egypte désigne toutes les nations, et ce que signifie aujourd'hui sortir de l'exil en tant que nation.

56 min

Rav Yoël Benharrouche

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors, nous terminons aujourd'hui le cours. Je vous ai photocopié juste la dernière feuille. C'est la même feuille que vous aviez la dernière fois, mais j'ai seulement repris le dernier passage. Notre sujet, c'est la sortie d'Égypte, mais la sortie d'Égypte pas dans son degré premier, c'est-à-dire pas l'Égypte en tant que telle, mais tout ce que représentent en fait les exils, qui s'appelle d'une manière collective l'Égypte.

L'Égypte représente toutes les nations. Les nations, c'est l'Égypte. L'exemple de la sortie d'Égypte va se répercuter sur notre histoire. Aujourd'hui, les enfants d'Israël doivent sortir encore de leur Égypte actuelle, chacun selon le pays où il se trouve. Une prise de conscience doit se faire. Malheureusement, c'est difficile. Beaucoup de gens tombent dans la plaie des ténèbres et ne comprennent pas que le réveil est important.

Et c'est ce qui fait en fait que l'exil continue alors que cet exil est déjà terminé. Il y a des gens qui poursuivent leur exil, qui maintiennent leur état d'exilés, comme s'ils avaient pris l'habitude de cet état, qu'ils ont du mal à passer à une autre étape, à grandir, à se prendre en responsabilité, à vivre en tant que nation, et ils continuent à vivre en tant que détail, en tant que Juifs individuels,

et bien souvent même religieux. Donc la religion a tué en fait la notion de nation d'Israël. Il faut faire très, très attention avec ce degré-là de religiosité, lorsque ce degré-là est dépourvu de nation, dépourvu de la nation d'Israël, du nationalisme israélien, et de tout ce que ça comporte. Lorsque nous oublions ce degré-là, les nations du monde viennent nous le rappeler.

C'est pourquoi ceux qui étaient antisémites avant deviennent anti-israéliens maintenant. Anti-sionistes, c'est la même chose. Ça veut dire que c'est exactement le même problème qui a continué, qui a évolué sous une autre forme, avec d'autres noms, mais le problème est toujours le même. Et à quoi ça sert ? À ce que nous sachions que nous devons connaître notre identité. Et lorsque nous nous présentons en tant que peuple, c'est là où on dérange.

Lorsqu'on se présente en tant qu'individu, on ne dérange pas beaucoup, on se cache, on rase les murs un petit peu dans les pays dans lesquels nous sommes et on ne fait pas beaucoup de bruit. Mais lorsqu'Israël devient une nation, ça commence à déranger, parce que même les Juifs individuels commencent à lever la tête. Ça veut dire que si aujourd'hui des hommes comme les nouveaux philosophes en France peuvent parler, c'est parce qu'il y a l'État d'Israël.

S'il n'y avait pas l'État d'Israël, on n'aurait même pas laissé la parole à ces gens-là. Donc toute leur force de parole, ce n'est pas parce qu'ils sont philosophes ou que les gens les respectent. Ils sont respectés parce qu'ils sont en réalité, dans leur tête, dans le subconscient, reliés à la nation d'Israël. Et c'est cette nation qui leur donne un dos, qui leur donne une assise et un degré qui leur permet d'ouvrir la bouche.

On est arrivé à la partie Adorazé ou Dor a Gueoula, à peu près à la quinzième ligne, la douzième, treizième ligne. Donc notre génération est la génération de la délivrance. Gueoula, c'est retrouver en fait l'unité dans la dispersion, revenir vers l'essence. Gaal, ce sont les mêmes lettres que Gola, sauf que le He de Gola est devenu Aleph de Gueoula. On a gagné en fait l'unité. La lettre Aleph représente l'unité, alors que la lettre He représente le dispersement, la dispersion.

Ça veut dire que lorsque la dispersion gagne, il y a la lettre He. Lorsque l'unité gagne, il y a l'unité, c'est le Aleph, c'est la Gueoula. Ce que dit le Maharal dans Netzah Israël, les quatre vents avec leur totalité, ça représente en fait la lettre He, alors que l'unité représente la lettre Aleph. Donc Gueoula, c'est galer, dévoiler le Aleph. Gueoula, galer, Aleph, dévoiler l'unité.

Et où se trouve cette Gueoula ? Comment peut-on la voir ? Tout simplement, c'est le peuple d'Israël qui se trouve ici, en Erets Israël. C'est le peuple qui est en train de vivre déjà cette délivrance. Bien qu'il soit avec toutes ces maladies, avec tous ces maux, ce n'est rien d'autre que la génération messianique.

C'est pour ça que je dis que c'est une forme de maladie, mais en réalité ce ne sont plus des maladies, ce sont des problèmes, ce sont des crises qui permettent au malade de sortir de sa maladie. Je vais expliquer ça d'autres manières. Quand quelqu'un est malade, on lui donne des médicaments. Mais à la fin de sa maladie, il faut le sevrer de ces médicaments, parce que son corps s'est habitué aux médicaments qui le protègent.

Donc il va falloir maintenant arrêter ces médicaments, et parfois il y a des médicaments pour calmer l'effet des premiers médicaments. Mais c'est exactement la même chose. Les premiers médicaments de l'exil, il faut se soigner de ces médicaments-là. Donc on est sorti d'exil. La sortie d'exil, maintenant, il faut se sevrer de ce désert, il faut se sevrer de cet exil, parce que l'influence est tellement restée, incrustée, imprégnée en nous, que malheureusement nous avons du mal à nous séparer de cet exil.

Comme disent plus d'un de nos sages, il ne suffit pas de sortir de l'exil, il faut se poser la question: est-ce que l'exil est sorti de nous ? Alors, vous êtes sortis de l'exil, vous êtes ici en Erets Israël, mais combien de temps ça prend pour que l'exil vous quitte ? Et ça, c'est la deuxième partie. Donc, ça, c'est ce qu'on appelle les maladies. Cette maladie, en réalité, qui n'en est plus une, puisque nous sommes en voie de guérison, sauf que les boutons apparaissent.

La maladie n'est plus contagieuse, mais ce n'est pas très agréable à voir. Et c'est ce qui se passe en réalité en Erets Israël: les boutons sortent. Ce n'est pas très agréable à voir, mais la maladie n'est plus contagieuse. Contrairement à ce que nous avions en exil, on ne voyait pas de boutons, mais la maladie était contagieuse, et nous avons perdu 80 % de notre peuple. C'est un problème très grave.

S'il n'y avait pas tous ces pogroms et toutes ces guerres contre le peuple d'Israël, nous serions aujourd'hui, d'après les comptes, 200 et quelques millions. Donc nous avons été presque complètement écrasés, annulés de l'existence. Si ce n'est que le Saint, béni soit-Il, a prévu ce peuple, et donc ce peuple ne peut pas disparaître. L'élément restant va, avec Lui, faire pousser la nouvelle délivrance,

la dernière délivrance, qui est en réalité la suite, la continuité de la première. On appelle ça l'os de Luz. Vous savez que motsaï Chabbat, vous faites la Havdala, vous prenez du vin, vous avez l'habitude de vous mettre un petit peu de vin derrière la nuque. Et lorsque vous mangez après, c'est important de faire une Seouda Revi'it après Chabbat, c'est la Seouda de David Melech Israël. Et ça, le Choulhan Aroukh, la Mishna Berura, nous explique qu'il y a un os qui se nourrit de cette seouda-là.

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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