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La Kabbale de A à T, première partie : Zakhor yemot olam

Le verset du Devarim « Zakhor yemot olam » : se souvenir de l'histoire du monde et en saisir le sens caché.

44 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : La Kabbale de א à ת, partie 2, 45 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Très heureux de vous retrouver. Cette année, nous sommes dans une nouvelle approche. Nous allons parler de la Torah, de la Kabbale, en essayant de mettre à la portée de chacun d'entre nous toutes les références nécessaires, pour nous préparer à cette grande lumière messianique qui est très proche de nous et qui viendra avec un Zohar dans la main. Il va donc falloir s'habituer à ces terminologies. C'est très important d'être au courant de ce qui se passe. Alors, très heureux de voir tous les visages que j'aime, et de vous voir aussi, nombreux, pour participer à cela.

Étant donné que c'est un cours tellement vaste et tellement complexe, j'ai pris sur moi d'écrire un nouveau recueil, qui correspond au chiour que je vais vous donner. Voilà, vous avez devant vous le chiour, qui sort du four et qui est encore tout tiède pour vous. Et on commence.

On commence, b'ezrat Hachem. Torah ta Kabbale. Zekhor yemot olam, binu shnot dor vador, sh'al avikha veyagidkha, zekenekha veyomru lakh. C'est un verset du livre de Devarim, au chapitre Lev, c'est-à-dire que c'est le cœur du livre de Devarim, qui nous demande. Rappelez-vous que le livre de Devarim est le livre qui correspond à la nation d'Israël sur sa terre, qui arrive sur la terre d'Israël. Rappelez-vous aussi que le livre de Devarim commence par la terminologie Éleh et non pas Vé'éleh, comme s'il y avait une annulation totale de tout ce qui était précédent. Nous sommes donc face à un livre novateur, qui va nous donner l'expression exacte, la plus exacte, la plus précise de la Torah. Moshé Rabbénou est celui qui va écrire ce livre, et c'est celui qui a le mieux compris la parole divine, apte donc à l'entendre et à la transcrire.

Et Moshé Rabbénou nous dit: Zekhor yemot olam, souviens-toi des jours du monde. Qu'est-ce que ça veut dire, souviens-toi des jours du monde ? D'abord, tu dois avoir un souvenir de l'histoire, c'est-à-dire que tu dois connaître l'histoire du monde. Très important de connaître l'histoire. Étant donné que c'est un langage impératif, nous avons donc une mitsva d'étudier l'histoire. Une des mitsvot, c'est d'étudier l'histoire du monde. S'il y avait écrit Tizkor yemot olam, ce serait un conseil. Mais là, c'est un impératif: je te demande, c'est une mitsva de te souvenir des jours du monde.

Comment ? Binu shnot dor vador. Il y a ici l'introduction de la notion de bina, binu. Il va falloir que tu saches discerner avec ton cerveau gauche, celui qui est responsable du développement des choses et de la prise de conscience entre les différentes choses de ce monde. Pourquoi je dis « différentes » ? Parce que dans le mot binou, nous sommes face à la bina. Or, la bina, c'est le féminin de bein, qui veut dire « entre ». Moralité, c'est l'apprentissage de l'entre-deux. Vous allez devoir entendre et comprendre les silences qui n'ont pas été dits dans les livres d'histoire que vous lisez. Sachez comprendre ce que Dieu voulait faire passer comme message dans l'événement historique.

Parce que si tu t'arrêtes seulement à l'événement historique, c'est sympathique: tu vas mettre une pince, tu vas te rappeler ce qui s'est passé à telle date. Mais ce n'est pas ce que je te demande. Je te demande de comprendre le sens profond. Chnot, qu'est-ce que ça veut dire, chnot, à part les années ? Ce sont les changements. C'est-à-dire que je te demande de comprendre les changements. Chez nous, tchana, c'est le changement: or va d'or, d'une génération à l'autre. En d'autres termes, je te demande de t'adresser à la génération en question selon ce qu'elle est, et non pas selon ce que toi, tu penses. Il y a une différence d'accès à chaque génération. Or va d'or.

Comment vas-tu faire ça ? Tu dois demander à ton père, et il te dira, pas seulement avec des mots, c'est sous-entendu, avec un afflux de la chose. En hébreu, c'est « faire couler à travers ». Attention, cela ne veut pas dire tes paroles. Ça veut dire: je fais passer, je fais circuler à travers ce que je suis en train de te dire, un message. Donc, n'oubliez pas qu'il y a une différence entre omer et hagid. Ceux qui ont écouté le cours du matin, ce matin, j'ai parlé de amar. Vous vous rappelez que même amar, c'est une dégradation de or, maïm et rakia. C'est-à-dire que tout nous vient d'une manière graduelle, parce que nous, les hommes, nous ne sommes pas capables d'entendre une unité. Donc, chez nous, tout est graduel: cela s'habille dans le temps, s'habille dans l'espace, s'habille dans les différents êtres que nous sommes.

Si quelque chose ne vous est pas compris, si ça ne vous arrive pas clairement, je ne continue pas, je m'arrête. Vous me posez la question, s'il vous plaît, parce que je veux vraiment que ce cours soit plein de vie et réactif. Si vous comprenez, ce n'est pas la peine de poser des questions. Ce n'est pas une obligation, c'est juste si vous ne comprenez pas.

Tu dois monter plus haut que ton père, tu dois aller vers le Zaken. Qu'est-ce que c'est, le Zaken ? Le Zaken, c'est celui qui, en réalité, a atteint la Chokhma. Donc le Zaken est encore plus que le père. C'est comme le grand-père. À partir de quelle année dans la vie de l'homme appelle-t-on Zekenim ? 110 ans ? Non, 60. À partir de 60 ans, on est Zaken. C'est mon anniversaire aujourd'hui, en plus, 60, et c'est Zakhen. Donc, je suis votre Zakhen, votre serviteur Zakhen. J'espère que j'ai reçu un tout petit peu de Chokhma pour la faire passer.

Et donc, ce sont les Zekenim qui sont censés t'enseigner. Qu'est-ce que ce verset vient nous dire ? Bon sang de bon sang ! Tout simplement, cela veut dire que chaque génération a les sages qui lui correspondent. Et chaque génération, la sagesse des sages en question, de la génération en question, doit transmettre la Torah, qui est toujours la même, mais avec un langage adéquat et correspondant à la génération à laquelle ils parlent. Alors, pourquoi faut-il demander aux Zekenim ? Parce que les Zekenim, ce sont ceux qui justement se renouvellent à chaque instant, et non pas ceux qui sont vieux. C'est pour ça que je vous ai dit « Zaken » dans le sens de la Torah: c'est celui qui acquiert la Chokhma, qui se renouvelle à chaque instant.

Zaken veyanik, comme dit le Rabbi Nahman de Breslev: je ne supporte pas les vieux, j'aime ceux qui se renouvellent à chaque instant. C'est ça, le véritable Zaken.

Donc, au moment où nous sommes, dans le temps de la complétude de la Gueoula, c'est-à-dire notre génération, il y a l'obligation d'étudier le Sod. Qui peut me dire ce que veut dire la terminologie Sod ? — La complétude, l'entièreté. — Exactement. Le Sod ne veut pas dire seulement secret, il veut dire ensemble. Parce qu'en hébreu, le mot Sod apparaît dans la Torah comme étant un ensemble de choses. Donc, à chaque fois que tu dis Sod, tu …

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