Du monde du Tohu au monde de l'ordre
Comment la Nechama qui est en nous ordonne la partie animale et dévoile le divin dans le monde.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Roch Hachana (Machon Meir) - Rav Yoel Ben Haroch, 52 min
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Je vous rappelle le sujet que nous avons commencé à développer ensemble. J'ai appelé ce sujet « du monde du Tohu vers le monde arrangé, vers le monde de l'ordre ». Nous avons expliqué que lorsque l'homme se détache de la partie morale, de la partie divine qui est en lui, c'est-à-dire des influences de la Nechama, des appels de son âme profonde, il tombe dans le monde du serpent.
Nous avons donc deux parties en nous, essentielles, même si ces deux parties se subdivisent: la partie humaine et la partie naturelle, qui est en fait proche de l'âme animale. Et le but dans ce monde, c'est d'apporter l'influence de la partie divine, donc la Nechama, vers la partie animale, pour que le degré animal qui est en nous arrive à monter et à vivre selon les critères du degré divin. En élargissant l'image, c'est tout simplement faire en sorte que le divin se dévoile sur terre.
Dans le monde, il y a une partie naturelle et il y a le divin qui se cache. Le Kadosh Baroukh Hou se cache dans la nature.
Et si on sait décoder la nature, on voit, on entend, on arrive à être disponible à l'écoute de tout ce que ces valeurs divines émettent. Il y a une émission continuelle qui ne s'arrête jamais de cette vérité absolue. Certains la captent, certains la captent moins. Et nous vivons de cette vie. Nous vivons du divin. On n'a pas une vie qui est déconnectée du divin.
C'est-à-dire que le fait que je sois vivant, c'est parce que le divin me fait vivre à chaque instant. Donc le divin, c'est la vie. C'est l'Être. D'ailleurs, le nom de Dieu, celui que vous voyez dans le tétragramme, Yud, Ke, Vav, Ke, les quatre lettres, ce n'est pas le nom de quelqu'un, c'est tout simplement l'expression de la vie. Donc on est obligé de donner un nom, mais on ne peut pas le définir. On l'appelle en hébreu Chem Havaya.
Le nom de l'existence. Donc toute l'existence, c'est lui. Et nous existons de son existence. Par la force de son existence, nous vivons. C'est-à-dire, il nous traverse. Nous vivons son être infini. C'est ce qu'on appelle la Nechama qui est en nous. La Nechama qui est en nous, celle qui nous fait vivre, c'est en réalité une partie divine qu'il a introduite à l'intérieur de nous, qui nous fait vivre.
Donc ce ne sont pas les yeux qui voient, ni les oreilles qui entendent, ni la bouche qui parle. C'est l'âme divine qui est en moi, qui utilise tous ces instruments, les oreilles, la bouche, tous les sens, pour faire toutes les actions que je dois faire dans ce monde. Et plus je laisse passer, plus je laisse traverser cette âme divine qui est en moi, sans la bloquer par la partie animale, eh bien plus je suis divin sur terre.
Et plus je porte, j'amène, j'achemine du divin sur terre. Car grâce à moi, à travers moi, par moi, le Kadosh Baroukh Hou arrive et circule sur terre. Ce qui signifie qu'il y a plus de divin sur terre par mon intermédiaire. Et si j'arrive à faire cela, je deviens un canal de lumière. Moi-même, je vis mieux parce que je laisse passer par moi toute la lumière.
Et cette lumière comporte en elle tout ce dont on a besoin dans ce monde. Le bonheur, la santé, l'essentiel de notre vie, la richesse, l'opulence, l'abondance, la joie, tout ce que vous voulez. Plus vous laissez passer cette lumière en vous, plus vous ne gênez pas son passage, eh bien, toutes les choses négatives disparaissent de votre vie. Vous n'avez plus peur de rien.
Vous devenez certaine de ce que vous faites. Vous avez une conscience qui est beaucoup plus forte de votre propre être. Et donc vous devenez heureuse. Le mot « heureux » en hébreu, me'ouchar, veut dire « certifié ». C'est la même racine: ichour, certificat. Donc je suis me'ouchar, je deviens certifié parce que je suis conforme à ma nature profonde. Et donc je deviens heureux.
Donc le bonheur, ce n'est pas momentané, instantané, des petites joies à droite à gauche. Ce n'est pas ça le bonheur. Le bonheur, c'est de certifier le divin qui est en nous par le passage en nous. Et plus je le laisse passer, moins je le dérange, plus je suis certifié conforme à l'original. Et donc je suis heureux. Comprenez bien que le mot « certifié » a la même racine que le mot « heureux » en hébreu, parce que je certifie le divin qui est en moi.
Cette partie qui est en nous, que nous devons donc mettre en relief, c'est cette partie divine. Et c'est elle qui met en désordre la partie animale, et c'est elle qui la remet en ordre. Autrement dit, ma partie animale ne peut pas être ordonnée s'il n'y a pas de partie divine qui vienne et qui gère cette partie animale. Sinon je pars dans tous les sens, je n'ai pas une ligne de conduite, je suis soumis à mes pulsions, mais je ne suis pas équilibré.
Ce manque d'équilibre, c'est un manque de dévoilement du divin qui est en moi, de la partie Nechama, de la partie divine. L'infini se dévoile dans le fini sans être contenu. Il est beaucoup plus grand que le fini. Mais ce que le fini peut contenir de l'infini, il le prend. Mais autour de ce fini et à l'intérieur de ce fini, il y a encore l'infini.
Ça veut dire que nous captons dans notre corps, dans notre être, qu'une parcelle du monde infini de notre Nechama. Je vais vous donner un exemple. Quand vous mettez vos chaussures, c'est un exemple. La chaussure, c'est votre corps. Et tout votre corps, c'est la Nechama. Combien de votre corps rentre dans la chaussure ? Juste le talon. Une partie très inférieure du corps. Mais c'est exactement ce que notre corps contient. Il ne contient que le talon de notre Nechama. Tout le reste est en dehors. Nous sommes beaucoup plus grands que ce que vous voyez ici. Vous avez compris ou pas ?
Ça veut dire qu'il fait vivre tout. C'est par lui que tout est. Il n'y a pas d'existence sans lui. Mais chaque degré dévoile cet infini à un autre niveau. Du lieu. Il est omniprésent. Il est présent partout. Seulement il est présent d'une manière dévoilée uniquement là où on le dévoile. Il est présent mais non dévoilé. Il ne se dévoile que là où on le laisse se dévoiler.
L'espace du corps, il remplit le tout. Mais c'est quand même nous. Nous avons une existence avec une force de choix. C'est sûr qu'il nous fait vivre complètement, mais il a placé en nous un deuxième système, qui est le système du vouloir ou du non-vouloir, du choix, qui nous permet de dévoiler ou de ne pas dévoiler.
Mais il est là. Notre choix, il n'est pas d'avoir du divin ou pas. C'est de le dévoiler ou de ne pas le dévoiler. C'est tout. La Nechama est en moi malgré moi. Donc elle me fait vivre malgré moi. Maintenant, je …
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
Dans la même série
Toutes les vidéos de la chaîne, de la plus récente à la plus ancienne.
- 269
Les secrets de la terre d'Israël : voir au-delà de la matièreLe cours pose la réalisation du divin dans trois niveaux (temps, lieu, âme) et l'idée que la terre d'Israël se voit avec les yeux de l'intérieur. - 270
Les secrets de la terre d'Israël - Le Zohar de la terre d'Israël (M. Meir) - Rav Yoel Ben Haroch - 271
Les fêtes Juives : Roch Hachana (Machon Meir) - Rav Yoel Ben Haroch - 272
Les fêtes Juives : Roch Hachana (Machon Meir) - Rav Yoel Ben Haroch - 273
Du monde du Tohu au monde de l'ordreComment la Nechama qui est en nous ordonne la partie animale et dévoile le divin dans le monde. - 274
Roch Hachana (Machon Meir) - Rav Yoel Ben Haroch - 275
L'exil comme perte du nom et de l'identitéSelon le Rav Harlap, l'exil est une perte d'identité : Mitzraïm, la prison du « Mi », et la voie du retour. - 276
Yerouchalayim, entre idéal d'en haut et réalité d'en basPourquoi Yerouchalayim est un pluriel, et comment rapprocher la réalité de l'idéal divin qu'elle porte. - 277
Pessa'h et la nature du miracle selon le Rav KookPourquoi un miracle qui sort de la nature s'oublie vite, et ce qu'il doit transformer en nous. - 278
Roch Hachana (Machon Meir) - Rav Yoel Ben Haroch
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav