Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Les trois chofarot de la délivrance selon le Rav Kook

Le Rav Kook distingue trois niveaux de chofar, du réveil national au souffle de la Gueoula, à partir de Yéchayahou.

1 h 04

Orot veKelim

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom à tous et à toutes. Très heureux de participer à ce super projet de Yeshiva Online. Vraiment, c'est magnifique, et très content de participer à cette étude avec vous. Je préfère qu'on m'appelle Raphaël Cohen et pas Raph Cohen, je pense que je suis encore un peu trop jeune pour avoir ce titre. Ce que je vous propose, c'est d'étudier ensemble un texte incroyable du Rav Kook, qui va nous donner une autre dimension de la mitsva du shofar, la mitsva à laquelle on va se préparer pour Roch Hachana.

Alors, est-ce que je peux faire un partage d'écran, David ? C'est possible ?

— En bas. En bas ?

Ok, très bien. Petite introduction à ce texte. On parle d'un texte qui a été dit à l'oral, puisqu'on est le soir de Roch Hachana, à Jérusalem, en 1933. Le premier soir de Roch Hachana à Jérusalem, le Rav Kook est à l'époque grand rabbin du Yichouv, on appelle ça ainsi: il n'y a pas encore d'État d'Israël, mais il y a une installation juive en Erets Israël, et c'est lui le rav des Juifs d'Erets Israël. Il parle dans la grande synagogue de Jérusalem, la synagogue de Rabbi Yehouda HaHassid, qu'on appelle aujourd'hui la Hourva, qui se trouve dans la vieille ville. À l'époque, elle était construite. Elle a été détruite pendant la guerre d'Indépendance, puis reconstruite, en 2010 je crois. On peut la visiter aujourd'hui et s'imaginer exactement l'endroit où il se tenait lorsqu'il disait ces mots. Il donne donc cette dracha à l'oral, qui a été retranscrite ensuite à l'écrit, et qu'on a maintenant devant nous.

Il commence avec un verset dans Yéchaya'hou. Je ne sais pas si vous voyez mon curseur, il est tout en haut de la page.

— On voit très bien.

C'est donc une prophétie dans Yéchaya'hou qui dit: « Et il arrivera ce jour-là: on sonnera du grand chofar, et viendront ceux qui étaient perdus, ceux qui ont été exilés au pays d'Ashour, et les repoussés de la terre d'Égypte. Tous les exilés reviendront, et ils se prosterneront devant Dieu sur la montagne sainte, à Jérusalem. »

Je vous ai mis le mot gadol en gras, parce que c'est là-dessus qu'on va parler. La question que le Rav Kook va poser ici: pourquoi a-t-on besoin de sonner d'un grand chofar ? On aurait pu sonner d'un petit chofar, ou le texte aurait pu simplement dire yitka'. Pourquoi ce mot gadol revient-il ? Et on va voir que ce n'est pas seulement dans une source: à chaque fois qu'on parle de ce type de chofar, on parle de chofar gadol.

Il y a deux autres sources. La deuxième se trouve justement dans la Tefila de Roch Hachana, dans le Moussaf, où l'on dit: « Dieu, notre Dieu, Dieu de nos pères, sonne du grand chofar pour nous libérer. » De la même manière, trois fois par jour, dans toutes les Tefilot qu'on fait, on dit aussi: « Tekia begol'chofar gadol lé'herouténou. » On parle donc d'un grand chofar: sonne du grand chofar pour nous libérer.

Alors, qu'est-ce que symbolise le chofar ? Bien sûr, le chofar symbolise notre voix intérieure qui vient nous réveiller, etc. Mais dans le Pchat, c'est-à-dire le sens simple de la Torah, le chofar venait rassembler le peuple, soit pour changer d'endroit, par exemple dans le désert, soit pour partir en guerre. On parle donc ici d'une nouvelle étape. On sonne du chofar pour nous éveiller, pour nous dire qu'on passe maintenant à une nouvelle étape.

De quoi parle-t-on donc quand on parle de chofar gadol ? Le Rav Kook commence comme ça. Le prophète, lorsqu'il a prophétisé le chofar de la délivrance, a parlé d'un chofar gadol, d'un grand chofar. Et nous aussi, quand nous prions, tous les jours dans la Amida ou dans le Moussaf de Roch Hachana: « Tekiyat chofar gadol anou mitpalelim », nous prions pour un grand chofar. Dafka, justement. S'il est écrit le mot « grand », un grand chofar, ce n'est pas pour rien.

Là, le Rav va faire un parallèle entre le monde de la halakha et le monde de la machava, le monde de la pensée. Il dit que, selon la halakha, il y a trois niveaux de chofar. C'est ce que je vous ai mis en trois points ici: il y a trois niveaux différents de chofar de Gueoula. Il y a le chofar gadol, le chofar...

— Raphaël ? Tu m'entends ?

— Oui. Il se trouve où, ce texte ?

— Ce texte se trouve dans Maamarei HaRaayah. On le trouve sur Internet. Ce que j'ai fait, c'est que je l'ai un peu réorganisé de manière pédagogique. Je l'ai pris, tout simplement, sur Google: j'ai tapé Maamar HaChofarot du Rav Kook, et on a le texte dans le livre. Je peux peut-être aussi l'envoyer dans le chat, s'il y en a qui veulent. Moi, je l'enverrai après par mail, si tu m'autorises.

— Avec plaisir.

— Excuse-moi. Je n'arrive pas à me voir, en fait. Est-ce que je peux me voir ou pas ? Ah, là je peux me voir. Ok, top.

Donc, il commence en disant qu'il y a trois madrégot, trois niveaux de chofar de Gueoula: le chofar gadol, un grand chofar; le chofar benoni, un chofar moyen; et le chofar katan, un petit chofar. Qu'est-ce que veulent dire toutes ces tailles de chofar ? On va l'expliquer.

Il dit: le chofar du Machia'h, en vérité, est parallèle au chofar de Roch Hachana. Et dans la halakha, on voit aussi qu'il y a trois styles de chofar. La halakha fixe, pour le chofar de Roch Hachana, trois degrés.

Premier degré, là où il y a marqué Aleph: c'est une citation du Choulhan Arou'h. Le Choulhan Arou'h dit que le chofar de Roch Hachana, la mitsva, c'est idéalement avec une corne de bélier. C'est en général ce à quoi nous sommes habitués: on va à la synagogue, et celui qui sonne du chofar utilise en général une corne de bélier. C'est ce qu'on appelle dans la halakha le lékhatchila. Le lékhatchila, c'est a priori, ou, on peut aussi dire tout simplement « le top », entre guillemets. C'est ce qu'on recherche: c'est vraiment ce que la halakha voudrait en premier lieu.

Deuxième degré, bédiavad, c'est-à-dire a posteriori. Si on est dans un cas où l'on n'a pas de chofar de bélier, alors Kol chofarot kecherim, « tous les chofarot kacher », c'est aussi dans le Choulhan Arou'h. Vous avez entre parenthèses Cham, « là-bas », qui renvoie à la source précédente, celle indiquée ici en bleu: le Choulhan Arou'h. En gros, il nous donne ces trois degrés. Premièrement, un chofar de bélier. Deuxièmement...

Toutes les cornes de chofar sont kecherim. Ce n'est pas écrit ici, mais il faut le dire: ce ne sont pas toutes les cornes en général, ce sont toutes les cornes d'animaux kecherim. C'est-à-dire que si c'est la corne d'un animal qui n'est pas casher, elle ne sera pas non plus valable pour faire le chofar. Toutes les cornes d'animaux casher, …

Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim

Dans la même série

  1. 1
    Raphael Kohane : la techouva par crainte et par amour
    Deux motivations du retour selon la Guemara de Yoma, et la techouva d'amour attendue à Roch Hachana.
    55 min
  2. 2
    Les trois chofarot de la délivrance selon le Rav Kook
    Le Rav Kook distingue trois niveaux de chofar, du réveil national au souffle de la Gueoula, à partir de Yéchayahou.
    En cours de lecture

Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos d'Orot veKelim ».

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav