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Quand Hachem regarde la Terre d'Israël : le peuple et sa terre

Le Midrach Chocher Tov : la Terre d'Israël n'est pas sans son peuple, et y monter exige une nouvelle naissance.

51 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Quitter l'ancien degré pour renaître en Erets Israël, 48 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous étions arrivés au milieu, au centre. On a parlé du midrash. On va commencer en bas, à droite. Le midrash nous enseigne: la référence, c'est le Chokher Tov, le midrash qui traite du Tehillim 85. Il dit que la Terre d'Israël est une terre que Dieu demande, qu'il exige, comme un Beit Midrash. On a expliqué que le Beit Midrash est un lieu d'exigence, c'est-à-dire: je veux, il y a quelque chose qui m'appartient, je veux le recevoir. Ainsi, le Saint, béni soit-Il, a avec la Terre d'Israël un lien qui ressemble à une drisha, c'est-à-dire une quête, une demande continuelle.

Ce verset est bien entendu un verset de la Torah, dans le livre de Devarim, au chapitre 11, verset 12: Tamid einei Hachem Elokecha bah, les yeux de Hachem ton Dieu sont toujours sur elle, Erets bemouvan shel bnei haaretz. Et la nouveauté, c'est que lorsque le midrash nous parle de la terre, il ne nous parle pas de la terre sans le peuple d'Israël qui est sur sa terre. Chaque fois que la Torah nous parle de la Terre d'Israël, elle parle de la Terre d'Israël avec le peuple qui est en elle. D'accord ? On ne peut pas séparer les deux. Donc, quand vous entendez Erets, c'est toujours synonyme de Bnei Haaretz, les fils de cette terre, Am Haaretz, le peuple de la terre, donc Am Israël.

Hachem, le Saint, béni soit-Il, la Torah, la Guemara, la Michna… Cela veut dire que le regard de Dieu – si l'on peut exprimer des valeurs spirituelles infinies avec des notions humaines, puisque la Torah parle un langage humain, nous sommes obligés de traduire même des expressions divines à notre niveau – Dieu regarde la Terre d'Israël, il l'observe. De quelle manière ? Nous dit le midrash: il la tourne et la retourne. C'est-à-dire qu'il n'y a aucun angle qui échappe au regard de Dieu sur cette terre. Il y a une vision tellement précise que Dieu ne rate rien, entre guillemets, concernant cette terre. Qu'est-ce que cela veut dire ? Ce n'est pas seulement un regard où je regarde tout. Cela veut dire qu'il n'y a rien sur cette terre qui sorte de sa domination divine.

Ce qui voudrait dire qu'à l'extérieur de cette terre, Dieu a laissé volontairement des parties où il n'est pas très présent. En hébreu, ce qui est en dehors d'Erets Israël s'appelle hefker. Vous avez déjà entendu parler de ce terme ? Hefker, cela veut dire laisser à l'abandon. Il n'y a pas de surveillance divine rapprochée de cette chose-là. En Erets Israël, il n'y a pas de hefker. Morale: tout ce qui se passe ici est sous une domination totale du divin. Nous sommes donc ici sous un regard continuel du divin qui surveille. Et c'est une surveillance qui n'est pas de loin, comme chez les hommes; le regard de Dieu est un regard actif, c'est-à-dire que lorsque Dieu regarde, il transforme les choses, il améliore les choses. Quand Dieu regarde quelqu'un face à face, il lui donne de la bonté, il lui donne de la vie.

Si les yeux, entre guillemets, du divin sont sur cette terre, cela veut dire que Dieu a un lien privilégié, spécial, avec cette terre, ce qui n'est pas le cas en dehors de cette terre. Là, on parle de ce qu'on appelle le lieu et l'être, et il y a ici une combinaison entre les deux. En réalité, ce que tu dis est vrai au niveau de l'homme: l'homme qui se trouve en dehors du lieu sur lequel Dieu a une surveillance, c'est comme si, quelque part, cet homme est

aussi laissé à l'abandon. Il n'y a donc pas le même lien avec un homme qui se trouve sur cette Terre d'Israël. Pourquoi ? Parce qu'il n'est plus un homme individuel. On a expliqué, et on va le voir tout à l'heure, que l'homme, lorsqu'il arrive en Erets Israël, fait un switch: il passe d'un état individuel d'un homme religieux à un degré de peuple. Et on ne peut arriver à un degré de peuple qu'en Terre d'Israël. En dehors de la Terre d'Israël, tu peux être un bon juif,

mais individuellement parlant, alors que le regard de Dieu est sur le peuple qui est lié à la terre. D'accord ?

Il se passe donc beaucoup de choses, un grand processus. Gilgoulim, beaucoup de roulements, de turbulences. Ma'avarim vetkoufot shanim, beaucoup d'époques qui changent. On est en haut, au milieu. Il y a des choses qui vont se passer, ha'chetarets ma'asehah lifnei Hakadosh Baroukh Hou, jusqu'à ce que la Terre d'Israël – avec le peuple qui est sur la terre, on a dit qu'on ne peut pas séparer les deux – fasse le bien par rapport à ce que Dieu définit comme le bien. Cela veut dire que Dieu attend de cette terre et de ses habitants une conduite adéquate, correspondant au degré du divin. Nous avons donc une responsabilité beaucoup plus grande ici, puisque nous ne sommes pas à l'abandon, puisque chaque geste est vu, puisque chaque geste est soumis à une vérification divine à chaque instant. Dieu demande à ceux qui sont ici une supériorité, un degré.

Ce n'est pas seulement un cadeau que nous sommes ici; il y a aussi une responsabilité, un devoir. Puisque tu as grandi, tu es devenu un peuple, eh bien, tu devras devenir un peuple, mais pas seulement un peuple: un peuple de Kodesh. D'accord ? Et donc le Saint, béni soit-Il, attend. Regardez: il parle de la terre, et il parle des habitants de la terre, toujours. Jusqu'à quand ? Nous devrons bonifier nos actions jusqu'à ce que nos actions tout entières, celles de ceux qui habitent sur cette terre,

soient équivalentes à la volonté de Dieu, au désir de Dieu, à ce que Dieu attend de nous. Dieu attend donc de nous que nous montions de niveau, que nous accédions à un niveau du divin sur la terre. C'est très difficile. On ne quitte pas la terre, on est sur terre, dans un monde matériel, et on fait descendre un degré divin, on vit selon un degré divin. Les deux sont en fait dans le même équilibre. Les fautes sont aussi pesantes que les mitsvot. Il y a toujours

un équilibre entre les deux. Non, ça n'a aucun rapport: un homme d'Israël doit vivre selon ce degré-là.

Cela dépend si un homme a grandi et qu'il a une définition de tinok shenishba, c'est autre chose. Un bébé qui a été fait prisonnier par les nations, qui ne connaît rien, qui n'a aucune conscience, c'est un autre degré. Mais chaque homme juif n'est pas censé ignorer ce lien-là. Pourquoi est-ce aussi important ? Cheharei hano sehu – il ne faut pas oublier notre sujet. Quel est notre sujet ? Shavta shevit Yaakov: tu as fait revenir ton peuple, shevit Yaakov, ton peuple qui a été prisonnier en exil, tu l'as fait revenir sur la terre. Mais il y a ici une expression: il n'est pas écrit « tu feras revenir ». Si l'on devait dire en hébreu « tu feras revenir » …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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