Simhat Torah deux ans après : joie, responsabilité et mission
Pourquoi fêter Simhat Torah après le 7 octobre, et comment retrouver la joie d'être avec Hachem.
Orot veKelim
Ensuite : Rosh Hashana, Kippour et Simhat Torah : shofar, moussaf et téchouva - Rav Cherki, 59 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir. Avant de commencer, j'ai une question d'ordre purement technique. Qu'est-ce qui se passe dimanche prochain ? On s'appelle en privé, mais j'aimerais bien qu'il court. Si vous, vous êtes disponibles, nous, on est disponibles. Évidemment, évidemment. Non, parce que là, on m'a demandé dans les hautes sphères, dans les instances secrètes du monde de la Krivala, de parler de Simhat Torah. Donc, je vais le faire, parce que, voilà, moi, je n'ai pas de volonté propre.
Mais la question, c'est que Simhat Torah, c'est dans très, très longtemps. Donc, la semaine prochaine, peut-être qu'on parlera de Kippour. On verra. On n'y est pas encore. Certainement que la semaine prochaine, il n'y aura pas le Rav Shirki. Mais voilà, on se communique. Moi, je suis là. Neuf heures. Tout va bien. Alors, allons-y. Les amis, on m'a demandé de parler de Simhat Torah.
Il y a Simhat Torah et puis il y a Simhat Torah deux ans après. C'est-à-dire que ce sont deux Simhat Torah différentes, en fait. Donc, évidemment, on dédie le cours à la mémoire de Moshe ben Simha et d'Elie Alevi ben Moshe, et de Rachel. J'enverrai à la fin tous les Ilou Nichma. Alors, les amis, dans un premier temps, je ne vais parler que
de Simhat Torah. Comme s'il n'y avait pas eu Simhat Torah il y a deux ans. Et de là, on essaiera de voir comment on peut fêter Simhat Torah deux ans après. Je vous emmène dans le Yalkout Chim'oni, dans le Midrash Yalkout Chim'oni, dans la paracha de Pinhas, qui nous dit la chose suivante.
Nous dit Rabbi Alexandri, voilà, c'est l'histoire d'un roi qui a un fils, donc il a certainement marié quelqu'un, et il y a sept jours de mishté. Son fils, le roi, le prince, eh bien, c'est celui qui va faire le service pendant ces sept jours de mishté. Une fois que les sept jours, donc, sont terminés,
J'ai vu à quel point, pendant ces sept jours, tu as bossé, tu as bossé, tu étais tellement avec les invités. Mais maintenant, une fois que les sept jours sont terminés, j'ai envie qu'on fasse une fête juste toi et moi. Juste toi et moi. Et je ne vais pas te demander beaucoup de choses à préparer.
Vous savez, quand j'étais plus jeune et plus beau, ma fille aînée, qui a 17 ans maintenant, on avait 5, 6, 7, 8, 9. Je crois qu'on a fait ça jusqu'à ses 10 ans. À chaque fois que j'avais un groupe et que je partais une semaine comme ça pour guider un groupe, dès que je revenais, il y avait un jour, le lendemain où je revenais, elle n'allait pas à l'école. Les autres enfants, ils étaient soit pas nés, soit trop petits. Elle, elle n'allait pas à l'école. Et on faisait un jour qui s'appelait Yom Papa Ve Émouna. Le jour de Papa Ve Émouna. Et on allait faire un tiyoul tous les deux. Parce qu'un jour, elle m'avait dit: tu vas tout le temps faire des tiyoul avec tout le monde et jamais avec moi. Donc, j'ai appris ça de ce Midrash. Où Hakadosh Baroukh Hou dit, voilà.
Le roi, il dit, vous avez compris que c'est Hakadosh Baroukh Hou, il dit à son enfant: tu as été extraordinaire avec les invités, maintenant j'ai envie qu'on fasse une fête ensemble. Et la reine te dit, donc prends juste un petit peu de viande et machin. Pendant les sept jours de Souccot,
On s'occupe de quoi ? Qu'est-ce que fait le peuple juif pendant sept jours de Souccot ? Il s'occupe de faire les soixante-dix korbanot pour les nations du monde. Pour Oumot Haolam. Donc on s'occupe des autres. Ce sont les fameux invités au mishté. Et donc Dieu dit au peuple juif, après les sept jours de Souccot où
vous étiez au centre de l'action envers les nations: maintenant, j'ai envie d'avoir une journée à nous deux, toi et moi. Vous aurez compris que cette journée à nous deux, que nous et Lui, eh bien, c'est la journée de Simhat Torah. Après sept jours de Souccot, où Am Israël s'occupe des nations, Dieu nous dit: maintenant, j'ai envie d'avoir une journée rien que vous et moi.
Et donc, dès qu'on a entendu ça, que Dieu voulait une journée juste à Lui et à nous, on a dit: enfin ! Enfin ! Ce qu'on appelle en hébreu: enfin un temps spécifique pour Hakadosh Baroukh Hou et nous. Il dit, d'accord, mais il y a une grande simha ce jour-là, mais
est-ce que je suis heureux parce que j'ai une journée particulière avec Dieu ? Ou est-ce que je suis heureux tout simplement d'être avec Dieu ? Est-ce que je suis heureux du rendez-vous ? Ou est-ce que je suis heureux de l'événement ? Vous allez me dire, quelle différence ? Eh bien, rappelez-vous, les amis, rappelez-vous ce que nous dit le renard dans Le Petit Prince
lorsqu'il dit au petit prince qu'il va falloir l'apprivoiser. Il dit, mais c'est quoi, apprivoiser ? Ça veut dire qu'on crée des liens. Et qu'un jour, le petit prince vient le voir à 4 h, et le lendemain, il revient le voir, mais il vient le voir à 3 h. Et le renard lui dit, c'est dommage. C'est dommage parce que si tu étais venu encore à 4 h aujourd'hui, et si j'avais su que tu venais tout le temps à 4 h, qu'on avait un rendez-vous, alors à 3 h, j'aurais déjà commencé à m'habiller le cœur.
Si on sait qu'on a un rendez-vous avec Hakadosh Baroukh Hou, alors déjà avant, on se prépare à ce rendez-vous. C'est toute la différence entre Ichmah Bayom, ou alors Ichmah, parce qu'il y a l'événement: je suis heureux d'être avec Hakadosh Baroukh Hou. Mais si je me prépare à cela, parce que je sais que j'ai un rendez-vous, eh bien, les amis, Simhat Torah, c'est un rendez-vous avec Hakadosh Baroukh Hou.
Il y a plein de moments où on a des dates avec Dieu. Ce n'est pas qu'à Simhat Torah qu'on a une date avec Dieu. Roch Hachana, Kippour, même quelque part sous Souccot, même si on s'occupe des nations, on a quand même un rendez-vous avec Dieu. Pessa'h, Chavouot. Mais vous aurez remarqué que dans toutes les fêtes, dans tous nos rendez-vous avec Dieu, il y a un bug. À Roch Hachana, le bug, c'est qu'on est
un petit peu en stress. C'est notre côté ashkénaze. Et c'est pour ça que le Talmud dira qu'on ne peut pas dire le Hallel à Roch Hachana, parce que le livre des vivants et des morts est ouvert devant Dieu. C'est quand même un petit peu compliqué de dire le Hallel. Donc oui, c'est cool, Roch Hachana, mais on est un petit peu... Voilà. Arrive la fête de Kippour. Je pense que je n'ai pas besoin de vous expliquer qu'il manque un petit truc à Kippour. Je ne sais pas si les gens ont déjà ressenti une petite fringale pendant Kippour.
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