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Réparer les mauvaises midot par le tsadik et la tsedaka

Trois degrés de réparation des défauts : la présence du tsadik, le don à son maître, et l'usage du cerveau au service de la vie.

15 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Pourim, la guerre contre Amalek et l'unité d'Israël, 55 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Je fais un raccourci de ce que nous avons vu. Nous sommes dans le Likouté Moharan d'Alet, et nous avons dit qu'il existe des midot ra'ot, des mauvaises vertus que l'homme doit réparer, et que nous les avons associées à certains degrés. Par exemple, la tristesse vient du monde minéral, celui de ce qui ne bouge pas.

C'est-à-dire qu'en fait, la tristesse, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle paralyse l'homme, c'est là son travail négatif. Les ta'avot ra'ot, les envies, toutes les pulsions qui sont sexuelles et dans ce style-là, viennent du tsomea'h, c'est-à-dire du monde végétal. Les dvarim betelim, les choses futiles de ce monde, et tout ce qui a trait à ce genre de choses, viennent de l'animal, c'est-à-dire du côté vivant, mais animal. Et la dernière partie, la gaava, l'orgueil, vient de celui qui sait parler. La parole donne donc aussi l'orgueil, il faut donc faire très, très attention.

Nous avons dit que la réparation de tout cela, pour casser ces midot ra'ot, c'est de venir devant un tsadik, celui qui est pour toi, le tsadik Ador, celui qui correspond précisément à ce degré-là. Et là, le Rav va nous donner une liste de certains degrés, trois précisément, par lesquels on va réparer ces fautes. Le premier degré, nous l'avons déjà traversé: lorsque tu vois physiquement le tsadik, comme il est écrit dans Isaïe, « que tes yeux voient tes maîtres », c'est une bechina qui va annuler toutes les mauvaises vertus. En effet, le tsadik de la génération est en réalité comme une maman. On avait dit qu'il donnait à son fils, et ce lait, c'est en réalité sa correction.

Toute cette force-là, il faut la sortir de la tristesse. C'est-à-dire que lorsque le bébé est triste, lorsqu'il pleure, sa maman, le fait de la regarder, de la voir, de sentir sa présence, le sort en fait de cet élément de tristesse. C'est la même chose que ce que le Talmit Raham doit opérer chez son élève: dès que son élève est en proximité avec lui, il doit se sentir mieux, comme si tous ces problèmes étaient réglés. Juste le fait d'être en sa présence. D'accord ?

La deuxième bechina, et maintenant nous continuons, c'est la tsedaka. Elle vient de ce que nous avons fauté avec Adam et Ève, c'est-à-dire des etzadat. Lorsque nous nous sommes approprié les critères, au lieu de faire confiance aux critères de la vie et du maître de la vie, nous nous sommes approprié les critères, et aujourd'hui, c'est nous le bon Dieu. D'ailleurs, c'est ce que le serpent a dit à Adam: « Vous serez comme le bon Dieu », et donc le bien et le mal, c'est vous qui allez les fixer. À partir du moment où c'est toi, l'homme, qui fixes les critères du bien et du mal, tu es déjà dans l'erreur.

Il faut donc redonner au Maître de la vie les critères. Qu'est-ce que ça veut dire, lui redonner ? Lui faire confiance. Ses critères à lui vont me faire vivre d'une manière beaucoup plus harmonieuse, beaucoup plus équilibrée. Si c'est moi qui me prends en charge tout seul, en le quittant, entre guillemets, en quittant ses critères à lui, eh bien je me plante forcément, puisque je suis subjectif.

Je n'ai pas dit de lâcher son cerveau. J'ai dit que même le cerveau doit être au service de la vie. Il faut que tu vives d'abord, et qu'après tu réfléchisses à la manière dont tu vis. Attention: ce n'est pas parce que tu réfléchis que tu vis. Il faut d'abord vivre, c'est-à-dire laisser traverser l'infini naturellement, sans te prendre la tête. Une fois que tu es traversé, tu essaies de comprendre. Donc l'arbre de la connaissance est nécessaire. On est obligé de le manger, cet arbre de la connaissance. Ce n'est pas qu'il était interdit de le manger: il fallait le manger, mais en seconde position. Il faut d'abord manger de l'arbre de la vie, et après, tu peux et tu dois manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

Donc le judaïsme, ce n'est pas jeter son cerveau à la poubelle, c'est utiliser son cerveau pour comprendre le premier degré, c'est-à-dire la vie. Étudie la vie, mais laisse-la d'abord te traverser. Vis et étudie ce que tu vis, et pas l'inverse. Ne pense pas que parce que tu penses, tu existes. Non: tu existes bien avant de penser. Et une fois que tu existes, tu vas étudier ta pensée de l'existence, et ça, c'est l'étude de la Torah.

Laisse-toi donc beaucoup plus traverser par la lumière, et ne pense pas que c'est ton cerveau qui gère tout au premier degré. Ton cerveau, on va l'utiliser comme on le fait maintenant, dans l'étude de la Torah. C'est-à-dire: on étudie quoi ? La vie. Ce que nous sommes en train de faire maintenant dans notre étude, c'est étudier la vie. La vie a déjà précédé, et maintenant on étudie son fonctionnement. Étudier la Torah, c'est étudier la vie, et pour cela, tu dois développer ton cerveau.

C'est le sekhel, mais un sekhel qui étudie la vie, qui est complètement Elohi. En réalité, il y a déjà un phénomène, c'est la vie, et maintenant tu étudies cette vie avec les paroles de nos sages, qui ont compris comment fonctionne le système de la vie. Et là, par exemple, on va te sortir quelque chose qui te prendrait dix ans en psychanalyse. Ne serait-ce que la tristesse: quelqu'un qui est triste, comment tu vas le soigner ? Le Rav te donne des guérisons. Il y a une médication, un médicament qui va soigner la tristesse. C'est énorme. Tu ne vas pas commencer à tomber dans des cachets, dans des forces superficielles données à l'homme. Ça, c'est le secret.

La deuxième chose, c'est la tsedaka que tu vas donner au Talmit Raham. Ça veut dire que ce rav, ou cette personne qui correspond à ton idéal de Torah, en lui donnant de la tsedaka, tu vas en réalité être sauvé de deux degrés. De la même manière que tout à l'heure nous avons parlé de la première bechina, en regardant le tsadik, tu vas être sauvé aussi de deux degrés. Rappelle-toi: du minéral et du végétal, c'est-à-dire de la tristesse et des pulsions. De la même manière, en donnant de ton argent en tsedaka à ton maître, tu vas être sauvé du haï et du medaber, c'est-à-dire de ce qu'on appelle une chayara et des listim, c'est-à-dire les voleurs dans ta vie, les gens qui vont te rouler dans la farine, tout ça. C'est parce que tu n'as pas assez donné à ton maître.

Et dvarim betelim et gaava, c'est la même chose. Au niveau de la parole, des dvarim betelim et de la gaava: pose-moi la question. Comment, en donnant de l'argent à ton tsadik, ça va te sortir de tout ça ? Qu'est-ce que tu me réponds ? Qu'est-ce que tu vois ? Quel est le lien ?

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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