Émouna, simcha et préparation à la lumière divine
Comment l'émouna prépare nos ustensiles à recevoir la lumière divine, et pourquoi la joie en est le signe.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : La Gueoula et le dévoilement de l'émouna, 52 min
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Shalom à tous. On va continuer avec les attachés, mais aujourd'hui notre sujet principal est la émouna. Pour rappeler l'essentiel de notre étude de la fois dernière: nous avons expliqué que la émouna, c'est en fait l'entraînement, le fait de faire descendre sur terre un degré en lequel nous croyons. Si j'ai la émouna en Hakadosh Baroukh Hou, je dois en réalité vivre cette émouna, je dois vivre le divin dans ma vie. Je dois devenir ressemblant au divin dans ce monde. C'est comme si je véhiculais le divin à travers moi. Et nous avons donné la racine du mot émouna, qui est le mot amen, qui signifie en réalité « entraîner », pour faire circuler le degré très élevé que j'amène dans ma vie.
À quoi va servir ce degré de émouna ? Il est essentiel. Sans la émouna, on ne vit pas véritablement notre identité. On fait des actes. Cela veut dire que, Hasha Shalom, quelqu'un qui deviendrait religieux sans être véritablement dans la émouna, va faire des actes, mais ces actes vont rester relativement extérieurs à lui. Il va mettre les tefilines, mais il ne va pas participer véritablement, en tout cas pas consciemment, à ce qu'il est en train de faire. Alors que l'étude de la émouna va l'aider à véhiculer du divin, même lorsqu'il met ses tefilines, et à faire venir plus de divin, plus d'éthique divine dans ce monde.
Maintenant, nous allons nous préoccuper de ce qui va se passer à la fin des temps grâce à cette émouna. En haut à droite, Bessof Hayamim: lorsqu'on arrivera à la fin des temps, lorsque les forces négatives sentiront que leur fin est proche, il y a une référence à une prophétie, selon laquelle le jour de Dieu va brûler comme un four. Le prophète dit qu'à la fin des temps il y aura une chaleur dans le monde, le monde va se réchauffer de la lumière d'Hakadosh Baroukh Hou.
Pas seulement de la lumière solaire, mais une lumière divine qui va descendre et apparaître de plus en plus dans le monde. Et lorsqu'elle apparaîtra dans le monde, ça va chauffer, dans tous les sens du terme. Cela veut dire que la lumière d'Hakadosh Baroukh Hou va brûler ceux qui ne sont pas capables de la contenir. Pourquoi ne seraient-ils pas capables de la contenir ? Tout simplement parce qu'ils ne sont pas préparés, ils n'ont pas préparé leurs ustensiles à cette lumière.
Comment préparer l'ustensile ? C'est exactement ce que je vous propose ici: l'étude de la émouna. Grâce à cette étude, l'ustensile de l'homme se prépare à contenir la lumière divine qui arrivera à cette époque-là. Et malheureusement, tous ceux qu'on appelle Résha'im, tous ceux qui ne sont pas des tsadikim, vont brûler. Ils ne seront pas capables de recevoir cette lumière, elle les brûlera. Elle sera trop forte pour eux, car leur contenant ne sera pas approprié au contenu.
Et cette force, cette lumière divine dans toute sa puissance, c'est en réalité le dévoilement de la émouna dont nous avons parlé tout à l'heure. Autrement dit, par nos actes, par notre étude, par nos mitsvot, on fait descendre du divin sur terre. C'est le dévoilement de cette émouna. Puisque émouna ne se traduit plus par « émouna », mais par « faire venir », qu'est-ce qu'on fait en réalité ? On remplit le monde de divin.
Le monde est-il vide du divin ? On peut dire que oui: le monde a été vidé de son divin lors de la création. À la création, il y a eu un acte que les kabbalistes appellent le Tsimtsoum, une contraction de la lumière divine. Je n'entrerai pas maintenant dans les détails, mais c'est comme si la lumière s'était cachée, évaporée. Il y avait donc un vide. Ce vide s'appelle, dans le langage de nos sages, Halal. Halal, littéralement: un grand vide. Il fallait le remplir de lumière divine, sinon c'est la mort. Halal veut dire aussi mort, haloul, vide. En arabe, halal désigne la viande cacher, mais en réalité, la traduction littérale, c'est la mort.
Ce Halal doit donc se remplir de la lumière divine, et cette lumière réintègre le monde. Par quels moyens ? Par une lumière beaucoup plus fine, beaucoup plus délicate que la lumière première. La lumière première remplissait le monde d'une manière énorme. Lorsqu'elle s'est retirée, elle a laissé ce vide. Elle ne peut plus revenir dans sa pleine lumière, sinon elle recouvre le monde et c'est fini. On ne peut pas vivre dans la lumière de Dieu: c'est trop fort pour nous.
Donc la lumière de Dieu revient dans ces mondes par un filet. Un filet de lumière. Et ce filet de lumière, qui le ramène sur terre ? C'est nous. Par nos actes, par nos mitsvot, par notre existence en tant qu'Israël, nous sommes responsables de faire revenir la lumière de Dieu dans ce monde. Dieu revient donc dans ce monde par le biais d'Israël, au niveau des hommes; par le biais du Chabbat, au niveau du temps; et par le biais de la Terre d'Israël, au niveau du lieu. Il y a trois degrés par lesquels Dieu revient sur terre: par Israël, par le Chabbat et par la Terre d'Israël.
— En tant que peuple, oui. Il n'y a pas de limite. Puisque l'infini est infini, le remplissage est infini, même sur terre. Cela veut dire que jamais tu ne parviendras à comprendre toute la Torah sans qu'il y ait encore un hidouch. Tout le temps, tu vas étudier, et tu trouveras, sur le même texte que tu es en train d'étudier, encore des hidoushim, jusqu'à l'infini. Pourquoi ? Parce que cela vient de l'infini. Donc ce n'est pas limité. Son retour est donc aussi un retour infini.
Par contre, le monde va changer. Puisque la lumière divine va revenir sur terre, en revenant elle ne fait pas que remplir des vides. Vous comprenez bien que lorsque Dieu revient sur terre, il change tous les lieux dans lesquels il revient. Faire revenir la lumière sur terre ne veut pas dire un déplacement de lumière, mais un changement de conscience, un changement de morale. Le monde va s'améliorer. Les animaux vont grandir de leur niveau, le végétal va grandir, le minéral va changer, et Israël, bien entendu, va grandir. L'humanité va grandir. Au fur et à mesure que Dieu rentre dans le monde, l'humanité change, et tout ce que contient la création, le minéral, le végétal, l'animal et l'homme, monte de niveau.
Alors que l'impureté… qu'est-ce que c'est, l'impureté ? Comment traduisez-vous l'impureté ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
— Pardon ?
— Quelque chose d'opaque.
— Vas-y, si tu es dans la direction.
— Exactement. D'où tu tires ça ? De quel mot tu tires ça ?
— Tamé, c'est avec un tet…
— Non. Tamé, c'est avec un tet. Atoum: atoum veut dire en hébreu « imperméable ». D'accord ? Atoum, alef, tet, vav, mem, c'est la même racine que le mot tamé, tet, mem, alef, dont la racine est en fait quelque chose de bouché, d'opaque, d'imperméable.
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
Dans la même série
Trois cours numérotés sur le dévoilement de la Émouna, suivis d'un cours sur Lekh Lekha.
- 1
Émouna : faire descendre le divin dans la vieLe Rav Harlap explique que l'émouna est un acte, comme Mordekhaï qui nourrit Esther, et non une simple croyance. - 2
Émouna, simcha et préparation à la lumière divineComment l'émouna prépare nos ustensiles à recevoir la lumière divine, et pourquoi la joie en est le signe. - 3
La Gueoula et le dévoilement de l'émounaPourquoi la fin des temps ramène l'angoisse, la prière silencieuse et le retour à la simcha en Erets Israël. - 4
Lekh Lekha et le retour vers l'ordre de la CréationComment la lumière divine ordonne le chaos et pourquoi la Gueoula passe par la terre d'Israël.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav