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La période du Omer comme chemin de techouva vers Chavouot

Le Omer, lu à partir du Rav Nathan et de Breslev : compter sept semaines pour se purifier et retrouver son identité.

59 min, 2015

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Le compte du Omer et la notion du temps, 1 h 14

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Aujourd'hui, avec la permission de Hachem, nous allons traiter du compte du Omer, Séfirat HaOmer, selon la Chassidout. C'est un texte tiré des Likouté Halakhot de Rabbi Nathan, l'élève de Rabbi Nahman de Breslev, dans Or Hachayim, c'est-à-dire un texte qui est parallèle au Choulhan Aroukh, sauf qu'il traite la halakha avec des notions de Chassidout.

Nous allons donc parler de Séfirat HaOmer et de la différence entre cette période du Omer et la période qui l'a précédée, c'est-à-dire Pessa'h. On va voir tout de suite que le Rav va élargir l'idée et ne va pas s'arrêter au compte du Omer à son premier niveau, c'est-à-dire ce que la Torah nous dit: Ouspartem lakhem mimmaḥorat Chabbat. Ce n'est pas seulement: vous allez compter parce qu'il y a une nouvelle récolte. Il va voir les choses avec beaucoup plus de relief. Il va élargir l'idée et nous parler de ce compte avec des parallèles entre le monde de l'impureté et le monde de la pureté et de la sainteté.

Regardez comment il traite la chose. Il dit tout d'abord que les jours de la Séfira du Omer sont des jours, en fait, de téchouva. Autrement dit, nous devons faire téchouva pendant cette période du Omer. Or, le Omer commence le lendemain de Pessa'h. Si je dois faire téchouva pendant le Omer, c'est qu'avant de commencer le Omer, j'étais dans une situation qui était loin de la téchouva, puisque je dois faire téchouva. Moralité: mon état en Égypte est un état qui est loin de la téchouva. Et ma sortie d'Égypte est une étape qui me rapproche de mon essence.

Je veux dire par là que tant que nous ne sommes pas sortis d'Égypte, nous ne sommes pas encore débarrassés de l'impureté. Et la sortie d'Égypte, puisque le compte du Omer commence exactement le lendemain de la sortie d'Égypte, là commence un compte. Quand je compte quelque chose, ça veut dire qu'il est important pour moi. Que la chose est importante pour moi. On dit d'ailleurs dans toutes les langues: ça compte pour moi.

C'est-à-dire que je prends ça en considération. Et si je compte, c'est que j'attends d'atteindre quelque chose. Je veux arriver à quelque chose. Ou bien, je compte mon éloignement de quelque chose. Là, dans la Séfira du Omer, je compte mon éloignement de quoi ? De l'Égypte.

Ça veut dire que chaque jour qui passe dans le compte du Omer est en réalité un jour en plus dans la distance que je suis en train de prendre par rapport à l'Égypte. Combien de jours dois-je construire, fabriquer dans mon être de cette manière-là ? 49. Ça veut dire que je dois m'éloigner de l'Égypte, de la notion d'Égypte, de 49 degrés.

Pour atteindre quoi ? La cinquantième porte. Or, je parle de téchouva. Comment est-ce que vous traduisez le mot téchouva ?

Il est midi cinq, les gars. La prochaine fois, je ferme la porte, il n'y a personne qui rentre. Ok ? Je vous ai déjà dit que le cours commence à midi. Midi cinq, vous ne rentrez pas au cours. Pas que je vous ferme la porte, vous ne rentrez pas seuls. C'est-à-dire ? Je vous fais confiance. Ceux qui arrivent après midi ne rentrent pas en cours. C'est clair ?

Sinon, c'est moi qui sors.

Donc ces jours de la téchouva sont des jours d'un retour vers quoi ? Vers moi, si je dis retour. Téchouva veut dire retour ou réponse. Donc je dois revenir vers mon identité, vers quelque chose que je connais. La téchouva, ce n'est pas aller vers quelque chose qui n'est pas. C'est aller vers quelque chose qui est, qui est connu. Pas quelque chose d'inconnu. Je ne vais pas dans le vide. Donc, à chaque fois que je dis le mot téchouva, je dois en fait retrouver mon identité.

Donc je reprends le texte: Hiné yemei ha-séfira, chéhem yemei téchouva. Donc les jours de la Séfira, les jours où je prends en compte quelque chose, sont des jours de téchouva. Yemei tohar mi-pirinat dam nidot, bé-khinat chiv'a nekiyim. Et là, le Rav va immédiatement nous faire monter à une nouvelle étape, à une nouvelle information. Il considère, le Rav, que les jours du Omer sont des jours de nettoyage d'un certain sang que nous avons vu, et il compare cela à la femme nidda qui, elle aussi, au moment de sa purification, est obligée de compter sept jours pour quoi ?

Pour être à nouveau autorisée à son mari. Donc, si le Rav nous fait ce parallèle entre la Séfira du Omer et le fait que la femme compte sept jours pour être autorisée à son mari, qu'est-ce que cela veut dire ? Tout simplement que nous avons en fait une position d'épouse, de femme nidda, par rapport à Hachem. Et que nous devons faire en sorte que tout le compte du Omer soit… comme le compte après avoir fini de voir du sang. Donc je dois compter sept jours de purification. En l'occurrence, ici, ce ne sont pas sept jours mais sept semaines, parce qu'il s'agit d'une fin beaucoup plus globale, c'est-à-dire l'Assemblée d'Israël, qui doit retrouver son époux, HaKadosh Baroukh Hou.

Et donc le soir du mikvé, c'est quel soir, en fait ? Chavouot. Et donc à Chavouot, qu'est-ce qui se passe entre nous et HaKadosh Baroukh Hou ? Des retrouvailles, comme la femme qui retrouve son mari. Pas seulement la Torah. La Torah indique quelque chose de beaucoup plus profond maintenant. Vous comprenez qu'il ne s'agit pas de nous donner une information qui vient du ciel. C'est comparé ici à un rapport intime entre elle et lui.

Après avoir compté sept jours, la femme va au mikvé. Au moment où elle sort du mikvé, il y a une mitsva qui s'appelle mitsvat ona, c'est-à-dire une mitsva qui oblige l'homme et la femme à être ensemble, dans l'intimité. Donc la nuit de Chavouot, vous comprenez pourquoi on ne va pas dormir cette nuit-là. C'est la nuit d'un grand rapport intime entre qui et qui ? Entre HaKadosh Baroukh Hou et l'Assemblée d'Israël, qui est considérée comme son épouse.

Donc les kabbalistes, que font-ils la nuit de Chavouot ? Ils vont aussi, pendant la nuit, au mikvé. Parce qu'en réalité, ils se sentent représentants de qui ? De cette épouse, de l'âme d'Israël tout entier, qui doit être… avec les retrouvailles avec son mari.

À partir de ce moment-là, le don de la Torah, ça devient quoi, en fait ? Une fécondation. Ce n'est pas encore le bébé. C'est-à-dire qu'au moment où HaKadosh Baroukh Hou nous donne la Torah, c'est comme un rapport, où HaKadosh Baroukh Hou va donner à son épouse quoi ?

Une semence. Cette semence est faite de vingt-deux lettres de l'alphabet. Et donc, ça va nous féconder. On va être, entre guillemets, enceintes de ce rapport, vous comprenez ? C'est énorme. Et c'est pour cela que l'endroit indiqué s'appelle Har, qui est en réalité issu du mot Hérayon, c'est-à-dire la grossesse. C'est le début d'une grossesse. C'est le début d'un dévoilement.

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