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Pessah, sortir de la prison du qui : la Gueoula intérieure

Pessah est d'abord une rencontre avec son identité : Mitzrayim, le nombre 50 et le passage du 7 au 8.

48 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Retrouver sa varitable identite - Pessah 5774 (Raanana) - (Machon Meir) - Rav Yoel Ben Haroch, 50 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Aujourd'hui, Be'ezrat Hachem, on va commencer notre développement concernant Pessa'h. Vous savez qu'il y a une règle d'étudier les notions d'une fête trente jours avant la fête. Ça veut dire que le jour de Pourim, il faut déjà parler de Pessa'h. Donc hier, il fallait parler de Pessa'h, et avant-hier, pour ceux qui faisaient Pourim Brasim. En tout état de cause, de fait, nous…

Développement aujourd'hui, Be'ezrat Hachem, notre sujet principal de Pessa'h, qui est la galout et la Gueoula. Avant qu'on rentre dans le texte, il faut comprendre que l'essence de Pessa'h, c'est la rencontre avec notre essence première. La rencontre avec notre identité. Le retour vers soi. La prise de conscience de mon identité, de qui je suis, pour pouvoir jouer mon rôle dans le monde.

Ça, c'est d'une manière générale tout ce qui concerne Pessa'h. Autrement dit, si après Pessa'h il ne s'est rien passé dans mon être intérieur et au niveau collectif, c'est comme si la fête m'était passée par-dessus la tête. J'ai fait des actes, j'ai mangé des matzot, j'ai bu du vin et j'ai rencontré ma famille. On a lu la Haggada, mais on n'a pas réellement compris le sens profond, essentiel de cette fête.

Ce que je vous propose donc, c'est une prise de conscience d'abord de ce que représente la fête, avant de rentrer dans les détails de la fête.

Il faut comprendre que le mot Mitzrayim, qui est en fait un nom de code, est composé des lettres Meitzar Mi, la prison de Mi. Mi, deux lettres en hébreu, Mem et Yud. C'est mon identité. C'est qui je suis. Le « qui ». La prison du « qui ». Pas la prison du « quoi ». La prison de ce que je suis avant de comprendre ce que je fais.

Or, le mot Mi, qui veut dire « qui », comme je viens de l'expliquer, est en valeur numérique 50. Mem étant 40, Yud étant 10. Mi égale 50. Ça veut dire que j'ai un certain degré de l'ordre du 50 qui est en prison, qui est étouffé, qui n'est pas sorti, qui ne s'est pas révélé. Ça veut dire que mon identité profonde s'appelle 50. Encore un nom de code. Tout est codifié.

Maintenant, je vais transformer ces deux lettres, Mem et Yud, en une seule lettre, Nun. Au lieu de 40 plus 10, j'ai pris la lettre qui correspond au chiffre 50, Nun. Ça veut dire que le Nun, c'est en réalité le secret de mon identité la plus profonde. Et si je comprends ce secret, je dévoile ce Nun et je lui donne une direction.

Comment est-ce qu'on donne une direction à quelque chose en hébreu ? Shama. Là-bas. Vers là-bas. Va vers là-bas. Shama. Donne une direction à ton Nun, ça devient Nun Shama, les lettres Neshama. Neshama, qui n'est pas seulement la traduction de l'âme, mais Nun Shama. Là-bas, sache que se cache un Nun. Dans la neshama se cache le chiffre 50. La neshama est de l'ordre du 50, au-delà de la nature de ce monde.

La nature de ce monde étant le 7. 7 x 7, c'est toujours la nature. 49, c'est toujours la nature. Un degré de plus, c'est le surnaturel, l'au-delà, notre neshama. Autrement dit, j'ai un corps qui est 49 et une neshama qui est 50. Ou bien, dans les unités, un corps qui est 7 et une neshama qui est 8. C'est la même chose, d'accord ? Ça veut dire qu'à chaque fois que je veux savoir qui je suis, je ne peux pas rester dans le 7. Le 7 ne me dit pas, ne me révèle pas mon identité. Il faut que j'aille à la source. Donc il n'y a que dans le 8 que je peux intégrer mon être intérieur. Il n'y a que dans le 50 que je peux savoir qui je suis.

Le 8, c'est le surnaturel, au-dessus du 7. Non, 49, 50. 7, 8. C'est la même chose. Huit, c'est cinquante. Sept, c'est quarante-neuf. Dans les unités, eh oui: sept fois sept, c'est toujours sept. Dans ces quarante-neuf, le chiffre au-dessus, c'est cinquante, mais au niveau des unités, sept, c'est sept. Donc au-dessus, c'est huit. Comment tu dis huit en hébreu ? Sh'moneh. Ce sont les mêmes lettres que neshama. Tu es d'accord ? Exactement les mêmes lettres. Il n'y a rien à rajouter ni à enlever. Il n'y a pas de Vav dans le chiffre Sh'moneh. Ce sont les mêmes lettres que neshama.

Ça veut dire que dès que tu parles du 8, tu parles de l'âme. Ça veut dire que ton identité, elle est de l'ordre du 8. Quand est-ce que tu donnes un nom à ton bébé ? Le huitième jour. Pourquoi ? Tu vas me dire parce que c'est la Brit Mila. Oui, mais pourquoi la Brit est-elle à huit jours ? Justement parce que c'est le jour où tu prends contact avec l'au-delà, et que tu fais comprendre à ce bébé qui vient de naître il y a huit

jours que son lien est un lien avec l'infini. Qu'il vient de l'au-delà. Il n'est pas un enfant naturel qui reste dans sa nature, ficelé dans sa nature, enveloppé dans cette nature et emprisonné dans cette nature. Il vient de l'au-delà. Donc tu lui ouvres le lien avec l'au-delà, la Brit Mila, le huitième jour. C'est ce jour-là où tu lui donnes le nom, car le nom vient de là-bas. Nun, Shem, Neshama. Dans le mot Neshama, il y a le mot Shem. Donc ton nom, c'est le nom de

ton âme.

Donc ton nom, c'est le nom qui vient du chiffre 50. C'est-à-dire que ton identité, c'est d'abord ton nom. Le nom reflète l'identité profonde. Étudier la Torah, c'est étudier les noms. La même chose: toute la Torah, toute entière, ce sont les noms d'HaKadosh Baroukh Hou. Donc si tu connais les noms, si tu étudies les noms, tu te connectes avec l'éternité.

Comme il est dit dans Tehilim: Asaggevehou kia Da'ashmi, qui est à un niveau d'élévation, quiconque connaît mon nom. Ikra'éni, celui-ci, qui étudie mes noms, quand il m'appelle, Ve'e'enehou, je lui réponds. Autrement dit, HaKadosh Baroukh Hou répond à ceux qui connaissent et qui étudient ses noms. Donc étudier la Torah, c'est étudier ses noms. Le nom de la personne, exactement comme le nom d'un message ou d'un degré quelconque, c'est sa définition. C'est la prise de conscience de cette chose-là.

Comme dans le livre de Chemot. Là-bas, il est écrit que nous sommes en train de descendre en Égypte à chaque instant: Ve'éleh shmot bné Israël ha-ba'im Mitzrayimah. Qui peut me traduire ce verset ? « Et voici les noms des enfants d'Israël qui viennent vers l'Égypte. » Mitzrayimah, c'est une direction, d'accord ? Ce n'est pas Mitzrayim, c'est Mitzrayimah. Autrement dit, qui vient d'une manière continuelle en Égypte ? Les noms. Parce qu'il n'y a pas marqué « voici les enfants d'Israël », il y a marqué « voici les noms des enfants d'Israël qui viennent continuellement dans un degré qui s'appelle Égypte », code prison.

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos, Rav Yoël Benharrouche ».

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