Le libre arbitre selon le Rambam : midot et intellect
Le Rambam situe le choix dans les sentiments et l'intellect, et montre que les midot se travaillent.
Orot veKelim
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## Le deuxième Pérek et le choix
Nous sommes arrivés au deuxième Pérek, au deuxième chapitre des Chmoné Pérakim. Dans le premier Pérek, le Rambam nous avait expliqué les différentes parties du dévoilement du nefesh. Il avait parlé, on le voit en haut, des cinq parties: il y a donc l'essence, le zan, jusqu'à la partie biologique, les sentiments, le marguiche, le médamé, l'imagination, la mitoraire, les sentiments et le sekhel, l'intellect. Tout cela vient de la néchama qui se dévoile dans ces cinq forces. Le deuxième Pérek explique dans quelles forces va se trouver la efchar ha-bekhira, la possibilité de choisir, le libre arbitre.
Il a dit que dans les deux premières parties, dans la partie biologique de l'homme, il n'y a pas de choix. On ne décide pas de respirer ou de ne pas respirer, que le cœur bat ou ne bat pas, de digérer ou de ne pas digérer: cela se fait tout seul. La même chose pour l'imagination. L'imagination travaille toute seule; la preuve, elle travaille aussi pendant le sommeil.
Et donc, la partie dans laquelle il va y avoir un libre arbitre, il l'explique au début: c'est le ḥelek dans les sentiments, et dans le ḥelek de l'appétit. C'est-à-dire les sens, dans les sens: l'ouïe, tout cela, la vue, le toucher, et dans les sentiments.
Il nous reste donc une dernière force du nefesh qu'on n'a pas encore vue, c'est le ḥelek ha-sekhli. Et là, il dit ein-bo mevouha. On n'a pas encore vu cela. Peut-être qu'on a vu la fin, je ne me rappelle plus. Mevouha, c'est-à-dire qu'on ne sait pas trop, il y a un doute. On est dans une situation où l'on n'est pas sûr. Le Rambam, lui, est sûr, mais il dit que les gens ne savent pas. L'autre a mis en avant...
Mais eux, mais moi je dis… Il y a dans celle-ci aussi mitsva et avéra. Ce n'est pas évident pour eux de savoir si, dans le sekhel, dans l'intellectuel, il y a un libre arbitre ou non. Mais pour le Rambam, c'est évident: dans la force intellectuelle, il y a aussi mitsva et avéra. Ses branches sont l'émouna, le daat et la bitoula. Comme il n'y a pas de voyelles dans cette version-là, une fois… C'est un peu compliqué.
Qu'est-ce qu'il nous dit ? Il peut y avoir une émouna qui est mauvaise, fausse, et une émouna qui est vraie. Par exemple, des gens, même à notre époque, pensent que la Terre est plate. C'est une pensée fausse. C'est faux, donc tu as le libre arbitre de penser que la Terre est plate ou qu'elle ne l'est pas.
On a des encyclopédies, on a des films, on a des universités qui peuvent t'expliquer. Et toi, si tu choisis de penser quelque chose de faux, c'est ton choix. Et il y a des émounot qui sont véritables: la Terre est une sphère, par exemple. Tu peux penser que les gens sont méchants, par exemple, que tous les gens sont contre toi. Non, c'est faux, les gens ne sont pas contre toi. C'est une émouna fausse, et c'est le choix que tu fais.
Il est évident que si tu es dans un village africain il y a quatre siècles et que tu penses que la Terre est plate, ce n'est pas de ta faute: tu n'as pas la possibilité de savoir autre chose. Mais si tu es au XXe siècle, ou même au XXIe, là, il y a un problème.
Par contre, dans l'intellect, il n'y a pas d'action qui sera dite mitsva ou avéra. C'est dans les pensées, dans les connaissances, dans les émounot, mais pas dans les actions. Par contre, quand on parle des deux autres parties où il y a du libre arbitre, là où l'on ressent les sens, ou la volonté, il y a vraiment des actions qu'on peut faire. On peut faire de mauvaises actions avec les mains, avec le corps. Dans le sekhel, en revanche, ce n'est pas le corps: ce sont des pensées qui sont mauvaises.
Et il nous explique: Omna ma'alot em shtemini. Il y a deux sortes de maalot, deux sortes de bonnes choses. Je rappelle que s'il y a des questions, on peut en poser pendant le cours. Maalot des midot ou maalot du sekhel...
Il y a deux sortes de choses positives dans le monde pour lesquelles on va se servir de notre libre arbitre. Il y a les maalot, les choses bonnes qui sont dans les midot, les bonnes midot. Et les choses mauvaises dans le sekhel.
Je rappelle que, quand le Rambam se sert du mot sekhel, il peut l'employer au sens d'intellect, et aussi, enfin, moi je le comprends comme cela, les autres personnes le comprendront différemment, au sens de quelque chose de divin, de l'âme. Alors cela veut dire quoi ? Cela veut dire qu'on a un libre arbitre qui a deux niveaux. Le premier niveau, celui de la corporalité, comme je l'avais dit la semaine dernière, précède la Torah. Il y a quelque chose qui précède la Torah. La Torah n'a pas été donnée directement au début de l'histoire du monde.
Il a d'abord fallu qu'il y ait une progression au niveau du Derekh Érets, au niveau des midot. Il a fallu qu'apparaissent d'abord Avraham Avinou, Yitzhak, pour avoir une base de bonnes midot, pour apprendre de nos pères. Et ensuite, au-dessus de cela, on va avoir…
Donc, première chose: on peut faire travailler notre libre arbitre, choisir, avec notre libre arbitre, d'avoir de bonnes midot et non de mauvaises midot. Cela ne nous rapproche pas d'Hakadoch Baroukh Hou, c'est corporel, c'est matériel. Et ensuite, il y a les maalot sekhliyot que la Torah va nous indiquer, nous délivrer, nous dévoiler. Et celles-là, en revanche, ce sont des niveaux divins.
Par exemple, quelqu'un va décider de faire Chabbat ou de ne pas faire Chabbat, et selon cela, il va s'approcher du Kadoch Baroukh Hou ou s'en éloigner. Zé keneged zé … Chtémine, peritout. De la même façon qu'il y a de bons niveaux, de bonnes choses, de bonnes midot, et de bonnes choses dans l'âme, il y a aussi des choses qui sont mauvaises. Chaque chose qui est bonne a aussi quelque chose en face, quelque chose qui est mauvais. On peut s'élever dans les midot, on peut s'élever dans la Torah, mais on peut aussi baisser, chuter.
Maintenant, je vais faire plus gros, peut-être comme la semaine dernière. On va essayer, voilà. Donc: maalot [des] sekhel et nimsou les ḥelekim du sekhel. Les maalot du sekhel, on les voit dans la partie du sekhel, de l'intérêt. Par exemple, parmi la sagesse. Il donne un exemple, il explique ce que c'est.
Il y a un micro qui est encore allumé; on entend ce qu'il y a derrière. Je pense que cela dérange les gens. Personne ne peut l'éteindre. Aujourd'hui, on était…
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