Les quatre degrés de la terre d'Israël selon le Rav Hareli
Le tétragramme, les quatre mondes et les quatre niveaux de la Terre d'Israël, et pourquoi la véritable vie se trouve ici-bas.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Les quatre degrés de la terre d'Israël selon le Meïmarom, 58 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Les quatre degrés dont Erets Israël a été bénie sont le fondement même de toutes les mitzvot concernant le lien avec cette terre. Ceci fait partie d'un cours complet, d'un séminaire complet, qui concerne en fait toute notre approche de notre nouveau rôle dans l'histoire moderne, après 2000 ans d'exil.
Pendant l'exil, notre situation est tombée d'un degré national à un degré religieux seulement. C'est-à-dire que lorsque nous étions en exil, nous avons perdu nos problématiques nationales, et on s'est concentré uniquement sur ce qui était, entre guillemets, religieux.
La vision globale de ce que représente notre peuple, notre nation, dans son essence. Et, Baroukh Hachem, avec notre retour en Erets Israël, nous redécouvrons notre vraie place dans l'histoire. Cette place est avant tout une place au niveau de la nation d'Israël, qui renaît de ses cendres et qui doit, dans son rôle, dans son message, apporter en fait une idéologie divine, l'idéologie divine sur terre. Nous sommes les messagers du plan céleste qui doit se réaliser sur terre; nous sommes les acteurs de ce degré. Reste donc à savoir qui nous sommes, comment travailler, comment faire ce travail-là.
On aurait pu en effet croire qu'être ici ou être ailleurs, c'est pareil, que l'essentiel est d'être juif et de faire Chabbat. Eh bien, la Torah nous dit non. La Torah nous dit non par l'apparition du Kadosh Baroukh Hou lui-même à Abraham, qui est la source même de la nation d'Israël, en lui disant: ça ne suffit pas d'être là où tu es. Je ne veux pas que tu sois un homme qui craint Dieu seulement. J'ai besoin que tu réintègres ta notion de peuple d'Israël. Je veux que tu deviennes une grande nation.
Pour développer ce thème et rester fidèle à notre vision des choses, j'ai pris un texte du Rav Harla dans son livre, qui va développer les qualités intrinsèques de la terre d'Israël, et la manière dont l'humanité tout entière peut se tenir au sein de cette terre-là.
De même que tout dans ce monde se résume en quatre degrés, les quatre lettres du nom de Dieu, le tétragramme. Cela veut dire que les quatre lettres du nom de Dieu ne sont pas des lettres du nom de quelqu'un. Le mot chem, « nom » en hébreu, indique en fait un but. En hébreu, on dit lé-chem, « au nom de quoi », « pourquoi ». Cela veut dire que dès que je parle d'un chem, d'un nom, je parle en réalité d'une direction.
Lorsque l'Éternel apparaît avec ces quatre lettres, que je ne peux pas écrire en entier pour ne pas devoir effacer, donc j'ai mis des H à la place du H, eh bien ces quatre lettres représentent en fait Son accès sur terre. C'est-à-dire que l'approche divine sur terre descend et se place sur quatre degrés, et ces quatre degrés vont se retrouver dans toutes les notions de notre planète, de notre temps, de notre espace, et ainsi de suite. Nous allons donc retrouver quatre degrés, dans les quatre directions, dans les quatre niveaux de conscience, et dans les quatre niveaux de dévoilement, avant de devenir un ustensile, car la lumière devient ustensile. La lumière infinie a créé un monde fini. Il faut donc quatre degrés de descente, entre guillemets.
Et tous les quatre degrés vont se retrouver dans tout ce qui se trouve dans notre vie. Il n'y a rien dans notre vie qui ne soit pas fabriqué intérieurement de ces quatre degrés. Le premier degré, c'est l'énergie, représentée ici par la première lettre, le youd. Le deuxième degré, c'est la capacité à condenser cette énergie. Le troisième, c'est faire passer par ce canal, qui représente le troisième niveau, cette énergie du départ, jusqu'au monde matériel. Et la quatrième lettre ?
La troisième, c'est justement le canal. Vous avez donc ici l'énergie, le condensé de cette énergie pour pouvoir la faire passer, le canal, et la révélation. Toute chose dans ce monde doit traverser ces quatre niveaux pour se dévoiler, peu importe dans quel domaine. C'est pour cela que les kabbalistes nous parlent de quatre mondes.
Le monde de l'émanation, Atzilout, représenté encore une fois par la première lettre. Le monde du discernement, ou de la création, Briya, par la deuxième lettre. Le monde de Yetsira, qui veut dire la capacité à créer, la force créative. Et la dernière lettre, la lettre hé, qui représente le monde de l'action, Assiya. Atzilout, Briya, Yetsira, Assiya correspondent donc à ces quatre lettres du nom de Dieu.
La même chose vaut pour l'étude de la Torah, qui elle aussi se lit à quatre niveaux différents. Il y a une première lecture, qui est le sens simple, l'histoire. Deuxième lecture, l'allusion qui se cache à travers l'histoire. Troisième niveau, la recherche intérieure de ce qu'il y avait avant. Et le quatrième niveau, le secret que cache le texte.
Tout cela se reflète aussi dans la terre d'Israël, qui elle aussi se subdivise en quatre degrés. Les voici, du bas vers le haut, c'est-à-dire du plus extérieur au plus profond. On commence ici, en fait: Erets Israël, la terre elle-même; Yerouchalaïm, Jérusalem; Bet Hamikdach, le Temple; Kodech Hakodachim, le Saint des Saints. Donc, à partir de l'intériorité du Saint des Saints, le Saint, Jérusalem et la terre d'Israël forment des cercles autour du point central. Vous avez donc trois cercles autour de l'essence. Ce point, c'est l'essence.
Les lettres dessinées ici à côté sont en effet des cercles autour de ce point culminant, qui est en réalité l'essence intérieure. Le Rav va développer cette notion.
Face à ces quatre degrés de dévoilement, nous révèle le Rav, il y a quatre formes d'écrans qui tentent d'empêcher l'accès à la grande lumière. Le premier écran, le premier obstacle, c'est la pauvreté. Vous savez que les sages nous parlent de pauvreté dans tous les domaines. Les sages parlent avec un condensé de mots, mais dont les références sont beaucoup plus larges. Être pauvre, ce n'est donc pas seulement ne pas avoir d'argent. Les sages nous disent que c'est aussi avoir une pauvreté d'esprit, un manque de capacité à faire les liens entre ce que j'ai étudié hier et ce que j'étudie aujourd'hui. Je n'arrive pas à faire les liens, et ça, c'est une pauvreté.
Un véritable élève prend les données qu'il a eues dans le cours d'hier et les utilise avec ce qu'il a appris aujourd'hui. Il arrive ainsi à se faire une idée globale de toute la vision, et pas seulement d'un point déconnecté d'un autre. Donc, aniout, que fait la pauvreté ? Elle fait perdre à l'homme justement cette capacité à faire les liens.
Il y a aussi la pauvreté au niveau matériel. Tout simplement, quelqu'un qui n'a pas de moyens ne peut pas être tranquille pour faire les liens dans sa vie. Tout devient décousu. C'est ce que la Guemara dit dans Erouvin, à la page 41.
Deuxième degré qui fait écran, qui fait obstacle, qui gêne l'accès à la lumière: l'exil. Cela nous empêche aussi de faire le lien avec le Kadosh Baroukh Hou. Le fait d'être exilé, de ne pas vivre sur sa terre, empêche beaucoup …
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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