Techouva, vivre sur la terre d'Israël et le tétragramme
Le verset du Chema, le retour vers Hachem et ce que dit la Guemara sur les Juifs hors de la terre d'Israël.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Techouva, retour cosmique : la création comme naissance, 1 h 02
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Alors, notre sujet principal, moi c'est Yoël, donc je m'appelle Yoël Benharrouche. Mon sujet principal ici au Machon, c'est l'émouna, l'étude de l'émouna. Et bien entendu, nous allons faire un séminaire, on peut appeler ça un séminaire, durant une année entière, concernant la vision qui relie, en fait, la Torah d'Israël avec le peuple d'Israël sur la terre d'Israël. C'est-à-dire que nous considérons, comme la Torah nous l'indique à plusieurs reprises, que le lieu naturel de la Torah, c'est la terre. La Torah n'est pas faite pour rester dans le ciel. Il est dit: « Elle n'est pas dans le ciel, elle n'est pas dans les cieux, elle n'est pas au-delà des mers. La chose est très proche de toi, dans ta bouche, dans ton cœur et dans tes actes. »
Les sages nous disent qu'à chaque fois qu'il est écrit dans la Torah, c'est tikkoun, réparation. Donc nous avons un travail: chercher, dans tout ce qu'on étudie, comment relier ces trois degrés, tout simplement. C'est-à-dire le temps, l'espace et l'homme d'Israël. Ça veut dire que, par exemple, nous sommes dans le mois d'Eloul maintenant, donc c'est une notion de temps. Où est-ce que je vais vivre mon mois d'Eloul ? Dans quel lieu ? C'est la notion d'espace. Et la troisième force, le troisième élément, c'est l'homme: qui doit vivre ce mois d'Eloul ? Sur cette place bien précise. Comprenez ?
À tel point que si je ne fais pas ce travail dans n'importe quelle étude qui soit dans la Torah, c'est comme s'il me manquait un pied. La Torah a trois pieds. L'équilibre dans ce monde est un équilibre sur trois jambes. C'est pour ça que la Torah nous parle de trois pieds. Traduction littérale: Chelocha Regalim. Regalim, ce sont les mêmes lettres en hébreu que Raglaïm, ça veut dire qu'il y a trois pieds. Autrement dit, lorsque HaKadosh Baroukh Hou descend sur terre, il descend avec un appareil qui a trois jambes. Il descend dans le temps: HaKadosh Baroukh Hou va s'habiller dans les fêtes, dans les fêtes du calendrier juif. C'est donc le temps. HaKadosh Baroukh Hou va s'habiller dans l'espace qui correspond à ces fêtes, c'est-à-dire la terre d'Israël. Et il va correspondre à l'homme qui doit réaliser ses fêtes dans l'espace voulu, c'est-à-dire le peuple d'Israël.
Donc, s'il n'y a pas ces trois degrés réunis, obligatoires, dans chaque degré, nous dit un des livres clés qui nous a été laissé par Abraham Avinou, 'Alav hachalom, qui s'appelle Sefer Yetsira, le livre du façonnage. C'est un livre de Kabbale, très profond, qui nous dit que si on n'a pas ces trois pieds, donc chaque fois que je fais quelque chose, je dois chercher ces trois pieds. S'il me manque une jambe, un pied, il y a quelque chose qui ne va pas. Donc à chaque fois, je dois réaliser ces trois jambes. Rappelez-vous bien: il faut que je sache dans quel temps je suis en train de parler, dans quel espace cette chose-là doit être dite, et dans quel corps humain, dans quelle neshama, dans quel homme, à quelle forme humaine ça s'adresse.
Dans les termes de nos sages de la Chassidout, il s'agit donc de Olam, Chana, Nefech: Olam c'est le lieu, Chana c'est le temps, et Nefech c'est la neshama, l'âme.
Donc, à chaque fois que vous étudiez quelque chose, sachez vous placer d'abord dans le contexte. Par exemple, vous êtes venus étudier la Torah en Erets Israël: il faut savoir que vous êtes dans un temps bien précis. L'étude de la Torah aujourd'hui n'est pas la même qu'il y a 2000 ans, même si c'est le même texte. La compréhension, le message qui doit être dit, qui doit être entendu, doit faire attention à l'époque dans laquelle je suis. Je ne peux pas parler il y a 2000 ans comme je parle aujourd'hui, et je ne dois pas parler aujourd'hui comme je parlais il y a 2000 ans. Parce que la génération a changé, les gens ont changé, les mentalités ont changé.
Le peuple d'Israël aujourd'hui est différent de ce qu'il était il y a ne serait-ce que 70 ans, car il est sur sa terre aujourd'hui. Et Baroukh Hachem, en majorité, il y a trois semaines, il a été dit dans les informations de Kol Israël que nous sommes arrivés à la majorité du peuple juif sur sa terre. Ça veut dire que les choses sont en train de changer. On ne peut plus dire que la plupart du peuple juif se trouve en diaspora: il se trouve sur sa terre. Donc je dois savoir quelle Torah correspond à cette génération-là. Je dois parler au niveau du langage qui est audible, que les gens peuvent recevoir. Quand ? Aujourd'hui.
Deuxièmement, je dois faire attention: où suis-je ? Je suis sur la terre d'Israël, que mes grands-parents, mes arrière-grands-parents et mes arrière-arrière-grands-parents ont rêvé de venir fouler de leurs pieds. Et aujourd'hui, on est là, on se balade, on va au cinéma, on va manger à Yerouchalaïm. On a même le kiff de raccourcir le nom: tu vas à Yerouchalaïm... c'est quoi ce binz ? Ok ? Yerouchalayim. Ok ?
Alors, les choses ont changé. Donc, dans le temps, dans l'espace, et chez l'être, nous avons changé. Nous ne sommes pas les mêmes. Aujourd'hui, nous avons une armée. Nous avons gagné en courage. Nous sommes prêts à défendre notre peuple, alors qu'il y a 70 ans, on n'était même pas capables. Il y avait quelques personnes qui faisaient de petits groupes de guérilla, mais ce n'était pas la même chose. Former une armée, former une infrastructure économique, former une infrastructure de gestion sociale, tout ça, ce n'étaient pas des soucis que nous avions en exil. En exil, il n'y avait pas tout ça.
On ne pouvait pas faire une armée en exil. C'est interdit. On ne peut pas faire une infrastructure économique indépendante en exil. C'est impossible. Ce n'est pas notre pays: nous sommes étrangers là-bas. On ne peut pas faire une infrastructure, dans n'importe quel domaine, dans un lieu qui ne correspond pas à notre nature profonde. Et d'où savons-nous que cette terre est notre nature profonde ? Tout simplement, la Torah nous le dit. Tous les préceptes de la Torah, toutes les lois de la Torah, toutes les mitsvot de la Torah ont été
Ok. Si c'est clair,
Donc nous devons aujourd'hui recevoir le mois d'Eloul. Nous sommes dans le mois d'Eloul. Donc je m'adresse au temps. Le mois d'Eloul est une forme de temps, un degré de temps, un rendez-vous au niveau du temps. Nous sommes d'accord ? Le mois d'Eloul: il se passe quelque chose le mois d'Eloul. Ce matin, nous avons commencé les Slichot. Il se passe quelque chose au niveau du temps. Il se passe forcément, comme je l'ai expliqué tout à l'heure, quelque chose au niveau de l'espace: nous sommes sur la terre d'Israël. Et il se passe quelque chose au niveau de l'intimité de l'homme. Quelque chose en toi est en train de changer. Avec le mois d'Eloul, avec le temps qui change, il y a un changement de …
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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