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Balak, la puissance militaire et la reconnaissance d'Israël

Pourquoi Bilam n'est pas le vrai combat : la victoire sur les Emoréens, puis la gratitude face à Hizkiyahou et au premier homme.

54 min

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Ensuite : Ce que la techouva n'est pas, selon le Rav Kook, 1 h 02

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Merci à tous les collaborateurs: Aura Benaroche, David Altar, Raphison, Al-Sigoura, Ben Israël, tous ces gens-là, grâce auxquels ce programme tient.

Vous savez, dans la paracha, il est question, on parle d'Balak, de l'affrontement spirituel entre Israël et les nations. Et la Torah nous amène un prophète d'une envergure extraordinaire, dont les haramis m'ont dit qu'il avait l'envergure de Moshé lui-même, et qui est l'opposant d'Israël: il s'agit de Bilam. Et il est tentant, quand on est rabbin religieux, de se dire: vous voyez, c'est ça, l'affrontement entre Israël et les nations, c'est l'affrontement spirituel.

Et c'est pour ça qu'on a amené un parleur pour parler contre le peuple qui parle, puisqu'on dit que la force d'Israël, c'est dans sa bouche. Et donc on a amené quelqu'un qui sait parler pour s'opposer à Israël, qui lui aussi se sert de sa bouche. D'accord. Mais on oublie le premier verset: Balak, fils de Tsipor, c'est le roi de Moab,

a vu tout ce qu'Israël a fait aux Émoréens. Qu'est-ce qu'Israël a fait aux Émoréens ? Vous ne savez pas ? Ils les ont exterminés. Oui, c'est ça qui est écrit dans la part de Yaakov, on a lu Chabbat. Une fois que les enfants d'Israël ont exterminé les Émoréens, Sihon et Og, c'est alors qu'on commence à prendre au sérieux la spiritualité d'Israël.

C'est-à-dire que si on veut avoir un discours qui est écouté par les nations, il faut d'abord avoir la puissance militaire. C'est ça, l'enseignement fondamental de la paracha. C'est le principe: si la sagesse du miséreux n'est pas entendue, si ses paroles ne sont pas écoutées, alors, si on veut être écouté, il faut d'abord avoir

la puissance. Baroukh Hachem, depuis l'année dernière, où nous étions déjà très bas, maintenant nous sommes remontés très haut. Israël fait figure de grande puissance régionale, et pas forcément régionale: ça a des répercussions sur l'ensemble de la planète. C'est alors qu'on commence à se demander: mais qu'est-ce qu'ils ont à nous dire, ces gens-là ? Et c'est là que la réponse se trouve

chez Orot veKelim. Parce que, bien sûr, si nous avons quelque chose à dire, alors il faut vraiment qu'on l'ait à dire, même si on n'est pas encore écouté. Maintenant on commence à être écouté, et les enseignements donnés par l'équipe d'Orot veKelim vont changer la planète. Non, non, pas besoin de dire amen, c'est la vérité. De toute manière, ça va se passer. D'accord ?

Donc c'est ça qui est en train de se passer. Il y a ce qu'on appelle des plaques tectoniques des civilisations, qui sont en train de bouger, et nous sommes en plein dans ce processus. Il faut avoir le sens de la responsabilité de ces enseignements. C'est-à-dire qu'on ne fait plus maintenant des discours de synagogue, de quartier, de niveau moyen. C'est fini. On est en train de construire maintenant le discours

qui va changer les normes fondamentales de la civilisation, pas moins que ça. C'est ça dont il faut être conscient quand nous étudions la Torah.

L'enseignement fondamental et premier qui ressort des victoires d'Israël, c'est tout d'abord le devoir de la reconnaissance. Vous savez que le roi Hizkiya, Hizkiya en français, était candidat, d'après le Talmud, à être Machia'h.

Pourquoi était-il candidat à être Machia'h ? À nouveau à cause de sa victoire sur les armées des Assyriens. Une victoire miraculeuse, d'ailleurs, mais une victoire quand même, une victoire militaire. Et le Talmud nous dit que Hizkiya aurait dû être le Machia'h, et que Sennachérib, le roi des Assyriens, aurait été considéré comme le chef de Gog et Magog. Donc on aurait bien fini l'histoire, on aurait évité beaucoup de problèmes dans notre histoire.

Il n'a pas eu la reconnaissance: il n'a pas chanté de cantique, il n'a pas récité le Hallel quand il a retrouvé son indépendance. Le refus de reconnaître, l'absence de reconnaissance, c'est ça qui empêche d'achever l'histoire. Vous savez pourquoi ? Comment les problèmes de l'histoire ont-ils commencé ? Ils ont commencé par la faute du premier homme. Mais c'était quoi, la faute du premier homme ? Ne vous fichez pas de ma pomme.

Non, non, bien sûr que non. Manitou, d'ailleurs, disait qu'on ne peut pas penser qu'à cause d'une pomme tout va mal. D'accord ? C'est la raison pour laquelle on mange à Rosh Hachana de la pomme, pour que tous nos ennemis soient paumés, et qu'on trempe dans le miel pour qu'ils soient tous emmiellés. Et donc... Mais non, c'est Manitou qui l'a dit. Bon. Maintenant, donc: la véritable faute du premier homme,

la véritable faute du premier homme, c'est l'ingratitude. Lorsqu'il dit au bon Dieu: c'est la femme que tu m'as donnée qui m'a fait faire ça. Et là, Rachi nous dit: c'est là qu'il a été ingrat. L'ingratitude, c'est la faute la plus grave. C'est pour ça que le Machia'h doit d'abord avoir la gratitude, reconnaître ce qui lui a été fait.

Et pourquoi spécifiquement la gratitude ? Pour une raison très simple: dire merci, c'est la seule chose que Dieu ne peut pas faire à notre place. Il peut tout faire, mais dire merci, il faut que ce soit l'autre qui le fasse. Ce qui manifeste mon existence en tant que créature, c'est la capacité de reconnaître. D'ailleurs, c'est ce que faisait Abraham Avinou lorsqu'il voulait convaincre les gens d'adhérer au monothéisme. Il ne leur faisait pas des discours philosophiques, il leur donnait à manger.

Il les invitait au restaurant Chacha. Mais il leur disait: maintenant vous allez dire merci, vous allez être reconnaissants envers celui qui vous a nourris. Alors il voulait dire merci à Abraham, comme vous pourrez dire merci à David Altar, etc. Non, non, pas du tout. Zacharie, David Altar, eh bien non, on ne vous dit pas merci. Abraham disait: vous allez dire merci à celui qui a créé le monde.

Et c'est pour ça qu'il faisait le Birkat Hamazon. Le Birkat Hamazon est la seule prière instituée par la Torah, la seule bénédiction instituée par la Torah. D'ailleurs, dans le livre de prière que j'ai écrit pour les Noachides, je leur ai mis la première bénédiction du Birkat Hamazon comme un devoir fondamental. C'est-à-dire que, et ça, c'est Manitou qui l'expliquait: quand on mange, on est en situation de créature. Parce qu'on est obligé de reconnaître que notre être nous est donné par l'extérieur,

qu'il nous vient d'ailleurs. Et c'est ça qui est le fondement de la réalisation, de la réussite de l'histoire. C'est ça que nous commençons à faire. À partir du moment où nous avons eu la victoire militaire, nous devons tout d'abord être reconnaissants envers Akadosh Baroukh Hou, qui nous a donné cette victoire. Et à partir de là, nous avons un discours qui sera transmis à l'humanité tout entière. Merci de votre attention.

— Il y a une question. Est-ce que ce remerciement va nous permettre de faire la route entre nous ? C'est-à-dire, est-ce qu'il faut le faire aussi par rapport à, par exemple, les Pharaoniques ? Merci pour la part que vous avez dans la construction de la société.

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