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Le lien du peuple d'Israël à sa terre et la Gueoula

Pourquoi la Torah et les mitsvot dépendent de la terre, et comment la Gueoula se dévoile déjà pas à pas.

53 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Le peuple d'Israël et la sainteté de la Terre d'Israël, 56 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour à tous. Aujourd'hui on continue notre sujet concernant le lien qui unifie le peuple d'Israël à sa terre, et Kamouvan, le désir d'Hakadosh Baroukh Hou pour cette terre. Nous avons dit jusqu'à maintenant que lorsque nous rentrons en Erets Israël, nous recevons une Néchama qui est Clalit, une Néchama globale de l'Assemblée d'Israël, et qui ne peut pas rentrer si ce n'est chez l'homme qui vient résider, habiter sur cette terre. Et immédiatement, dès son arrivée, il y a un changement d'étape, un changement de Néchama: il monte de niveau, et c'est comme si sa Néchama individuelle se changeait en une Néchama collective.

Et comment se manifeste ce changement ? La personne vivait dans un autre niveau, un peu comme la résurrection des morts, nous dit le Rav. Après avoir été renvoyée du jardin d'Éden, elle revient vers ce lieu et revient en fait à la vie. Elle revient à l'arbre de la vie, et le mot clé, c'est Hamakom Gorem, le lieu est important. Nous ne sommes donc pas une religion, nous sommes un Léom, c'est-à-dire une nation. Et en tant que telle, il ne suffit pas d'appliquer la Torah n'importe où dans le monde, même en faisant la Torah et les mitsvot. Ça ne suffit pas. Il faut que cette Torah et ces mitsvot soient appliquées dans le lieu qu'Hakadosh Baroukh Hou a prévu pour ce peuple. C'est pour ça que les mitsvot, d'une manière générale, dépendent de la terre. On les appelle mitsvot hatluyot: textuellement, elles sont dépendantes, elles sont liées par rapport à la terre d'Israël.

Donc la terre ici a un élément primordial qu'on ne peut pas négliger. On ne peut pas développer sa Torah ailleurs, véritablement, que dans ce lieu bien précis, avec ses frontières. La première rencontre d'Hakadosh Baroukh Hou avec Moshé Rabbénou, lors du buisson ardent, tout de suite, Hakadosh Baroukh Hou dévoile à Moshé Rabbénou pourquoi il faut sortir d'Égypte. Et il ne dit rien d'autre que pour rentrer sur la terre d'Israël, la terre où coulent le lait et le miel.

Bien entendu, c'est un processus lent et difficile, et c'est ce que nous sommes en train de développer dans notre cours: essayer de comprendre ce processus qui est lent et difficile, car il s'habille dans la nature. Et toute chose qui s'habille dans la nature, d'une manière naturelle, prend du temps, car la nature a un autre rythme. Elle a un rythme qui n'est pas au-delà du temps. Donc on respecte le temps, on respecte le monde de la matière. Il y a un rythme à respecter, ce rythme est lent, il prend du temps, exactement comme une plante qui a été plantée dans la terre et qui prend du temps à pousser. C'est pourquoi le processus est un processus difficile.

Vous avez tous ?

C'est-à-dire une connexion, une capacité à faire le lien des choses. Je n'ai volontairement pas traduit par « connaissance », mais par « connexion ». La connaissance peut être une connaissance journalistique: j'ai entendu une information. Je ne parle pas de ça.

Le Rav dit: plus on approfondit, plus on arrive à se connecter. Donc le mot Da'at en hébreu, c'est une connexion plus qu'une connaissance. Dans le vrai sens du terme: être un avec l'autre, faire un avec le sujet que j'étudie. Plus j'étudie dans ce sens-là, plus la vérité va commencer à se dévoiler devant lui. Autrement dit, l'étude approfondie de l'homme, dans sa vie, va petit à petit dévoiler la vérité absolue qui se cache.

Et qu'est-ce qui va se passer en même temps ? Il va éviter, cet homme-là, car il approfondit l'étude de sa vie: on va enlever de lui toutes les épreuves et tous les changements qui peuvent l'embêter dans la vie. Autrement dit, plus on étudie, plus on approfondit, plus on essaie de comprendre le sens de notre vie, le sens de notre peuple, de notre nation sur notre terre, Hakadosh Baroukh Hou enlève, en tout cas diminue, pour être précis dans le texte, les épreuves et les Mahapoukho, tous les changements. Et à la place de cette tourmente viennent la puissance et la joie.

Une force de don, de partage et un équilibre. Il y a ici donc quatre éléments. Otsma, c'est de la puissance. C'est de la joie, un bonheur intérieur qui commence à se placer en lui. Il va commencer à être quelqu'un qui propage, qui donne, qui partage. Ça sera quelqu'un d'équilibré. Tiferet vient du mot « thérapie ». C'est la partie centrale. Bien que ce soit un mot en hébreu qui représente la splendeur, la beauté, en réalité cela fait partie de la partie équilibrée, la partie centrale de l'homme.

Donc tous ces degrés-là doivent remplacer les épreuves qu'il y avait jusque-là. Les épreuves s'arrêtent à un moment donné, et à leur place viennent des degrés de joie, d'intensité, de partage, d'amour donc, et d'équilibre. Alors lorsque la vie de la nation d'Israël se renouvelle, lorsqu'elle revient sur sa terre, il y a aussi des crises. Des crises que le peuple va être obligé de traverser.

Cette étude de Rabbi Abraham de Kalisk, où ce Rav va parler à ses élèves. Quelques élèves bien précis, qui voulaient monter et atteindre la sainteté de la terre.

Je vous rappelle, on a dit au début de notre texte que certains élèves avaient pris la décision de monter en Erets Israël. Donc le Rav va leur faire un petit briefing avant de monter. Il va leur expliquer, en réalité, à quoi ils doivent s'attendre. Et le Rav va préparer ses élèves à tout ce processus, qui est difficile et long, jusqu'à être absorbé, digéré, on va dire, par la terre. Donc la terre d'Israël prend ici un sens presque humain. C'est une terre qui va digérer ses habitants. C'est une terre qui va absorber, qui va contenir, qui va capter ses habitants. Mais avant de les digérer, avant de les absorber, le processus est long et difficile.

Donc le Rav, en écrivant à ses élèves, nous enseigne en réalité que nous aussi nous pouvons étudier, puisque nous prenons cette étude pour nous-mêmes, pour savoir quelles sont les difficultés, quelle est la nature de cette terre, et pourquoi c'est difficile pour celui qui vient en elle. Donc on a besoin d'étudier, et on étudie. Et si cela est vrai pour l'individu, à plus forte raison, cette difficulté s'amplifie lorsqu'il s'agit d'un peuple tout entier qui revient à ses origines sur sa terre.

Et ainsi va écrire notre maître ce renouvellement intérieur. Je vous rappelle qu'on avait dit que ça ne se voit pas dans le premier degré. Le premier degré se fait d'une manière cachée, non visible. Il y a donc une évolution sous-jacente, une évolution intérieure qu'il faut savoir décoder. Celui qui ne pourra pas voir l'évolution intérieure sera très vite déprimé, puisqu'il va se référer seulement à ce qui apparaît dans l'extériorité. Or, dans l'extériorité, en tout cas dans la première étape, on ne voit rien. Donc qui va voir, en fait, le processus de la délivrance du peuple d'Israël ?

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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