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La libération des regards de l'exil par la terre d'Israël

Comment la terre d'Israël dissout les schémas de pensée hérités de l'exil, et pourquoi une Gueoula authentique suppose la fin de toute souffrance.

52 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Le pouvoir des noms divins et de la définition, 52 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour à tous. Aujourd'hui, nous allons continuer concernant notre vision des événements et la libération de notre mental de ces emprisonnements, de ces manières de voir et de dessiner la vie.

Nous sommes dans le perek concernant Erets Israël, du Rav Harlap, dans Meim HaYeshua, Maayana Yehshua, dans Meim HaRom. Et le sujet précis du cours aujourd'hui, c'est la libération des dessins que l'exil donne par rapport au dévoilement de la terre d'Israël. Chichrou Mitzi Urei Hagalout, comment est-ce qu'on peut se détacher, se libérer de ce que l'exil nous montre,

Aliede Erets Israël, grâce à la terre d'Israël. Donc le sujet pose déjà la question de la possibilité: est-ce que la terre d'Israël a une possibilité, à l'intérieur d'elle-même, de nous nettoyer des dessins que l'exil nous a dessinés ? Nous avons développé en nous, à l'intérieur de nous, des dessins d'exil.

Des dessins de compréhension de certains domaines dans la halakha, dans la Torah. Et la terre d'Israël vient, et c'est comme si elle effaçait ces dessins-là. C'est-à-dire que ce que tu as étudié jusqu'à maintenant avait une certaine forme, et avec la terre d'Israël, cette forme se déplace complètement et apparaît sous un autre jour. Comment est-ce possible ? Pourquoi ?

Gueoula, la véritable rédemption, c'est le dévoilement de Dieu sur terre, le dévoilement du Aleph dans la Golah. Golah, avec un Aleph, c'est Gueoula. Autrement dit, dans la Golah il y a éparpillement, ce qui manque, c'est l'unité. Donc le Aleph entré dans la Golah devient Gueoula. En somme, la Gueoula, ce n'est ni plus ni moins que la retrouvaille avec l'unité, l'unicité divine.

Donc c'est comme si l'unité divine descendait sur terre. Ce n'est pas « comme si »: c'est l'unité divine qui se dévoile sur terre. C'est ça, la Gueoula. Il ne faut donc pas tricher avec la Gueoula. Et le Rav nous dit: Ha Gueoula Ha Amitit. Autrement dit, il y a des Guéoulot qui ne sont pas Amitiot. On ne se contente pas de petites Guéoulot. On veut une Gueoula pleine, authentique, vraie.

Quelle est la Gueoula pleine, authentique et vraie, dit le Rav ? Hi ha-chichrou ha-gammou, c'est quand tu te libères complètement, mi-kol minei ha-sevel sheba olam, de toutes les souffrances de la vie, du monde. J'entends par là que tant qu'il y a souffrance, il n'y a pas encore de Gueoula complète, authentique. On est peut-être dans un processus.

Certes, mais la Gueoula dans sa complétude, dans son plein degré, ne se dévoile que lorsque la souffrance n'existe plus. Tant qu'il y a souffrance, il n'y a pas encore de Gueoula complète. Justement, regardons ce que dit le Rav. De quelle souffrance parle-t-il ici ? Il le dit: je parle, dit le Rav, d'une souffrance physique, matérielle, et aussi d'une souffrance spirituelle, psychologique, et tout ce qui concerne le monde de l'esprit.

Cela veut dire que tant qu'il y a encore un malaise dans ces domaines-là, dans n'importe quel domaine de la vie, et dans le domaine inférieur de la vie, c'est-à-dire de l'extériorité des choses, de l'apparence des choses, mais même dans le domaine intérieur, la neshama des choses, la Gueoula n'est pas complète. Autrement dit, la Gueoula n'est complète que lorsqu'elle traverse l'intérieur et qu'elle apparaît aussi à l'extérieur, qu'il n'y a plus de différence entre le dedans et le dehors. Non seulement tu n'as plus de souffrance à l'intérieur, mais tu es aussi guéri des souffrances extérieures, superficielles.

Vous comprenez ? Cela veut dire que la véritable Gueoula doit traverser toutes les épaisseurs de l'être, toutes les épaisseurs de la vie, pour sortir du fin fond jusqu'à l'extérieur. Comme un développement mathématique qui part du premier degré, de l'énoncé, jusqu'à la solution finale de ce degré, sans tricher au milieu, sans trahir au milieu, sans se tromper au milieu.

Justement, c'est une très bonne question: est-ce que c'est la souffrance qui amène la Gueoula ? Ou est-ce que c'est le fait d'arrêter la souffrance qui amène la Gueoula ? En réalité, c'est la même chose. Parce que la Gueoula, au fur et à mesure qu'elle avance, avance parce que nous, nous avançons. Par exemple, s'il y a un progrès médical, de soigner une maladie,

cela fait partie du processus divin qui s'habille dans le pouvoir de la médecine, de la science, qui arrive à guérir une certaine maladie chez l'homme. Cette guérison-là est une partie de la Gueoula. Autrement dit, même les progrès faits dans ce monde sont autant de données qui aident le processus à avancer. Et cela crée un degré de connaissance,

de prise de conscience, qui va redonner encore une forme spirituelle à ce nouveau degré. Les choses sont donc, en réalité, agissantes les unes sur les autres. Nous agissons, à force de notre recherche de qualité de vie, sur un processus, et le processus lui-même nous envoie des rayons de guérison et de maîtrise, pour qu'on arrive de plus en plus à dévoiler ce domaine de Gueoula.

Ce qui m'intéresse dans ce que le Rav vient de dire, c'est que le domaine de la Gueoula ne s'arrête pas au domaine spirituel. On est bien d'accord ? C'est-à-dire que la Gueoula doit toucher tous les recoins de notre vie. On ne peut pas concevoir une Gueoula s'il reste, ne serait-ce qu'un degré dans notre existence, qui n'est pas rempli de la lumière divine. Vous comprenez cela ? C'est essentiel.

Cela veut dire que la Gueoula ne peut pas être véritable si elle s'occupe seulement d'un certain étage, la spiritualité. Ça ne marche pas. Un homme qui vit la Gueoula doit la vivre dans son être intérieur, c'est-à-dire dans sa neshama, mais il doit la vivre aussi dans sa vie. Ça doit être quelqu'un d'entier, de plein, en bonne santé, heureux. Ken. Tout à fait.

Le degré par lequel tout commence, bien entendu, c'est toujours le degré collectif. Mais moi, en tant qu'individu, ce que je suis capable de capter de l'énergie du global, c'est ce qui va me rendre riche ou pauvre. C'est-à-dire: comment puis-je considérer que je suis proche ou loin de HaKadosh Baroukh Hou, selon ma proximité ou mon éloignement de l'assemblée d'Israël ? Plus je suis lié à ma nation, plus je suis capable d'appréhender des valeurs divines. Plus je suis un individu séparé du collectif d'Israël, moins je peux atteindre ces degrés-là. Je me trouve alors dans un manque.

— Quel ?

Non, le collectif d'Israël n'est pas dans l'erreur; c'est le tsibour qui est dans l'erreur. Ce n'est pas pareil. Quand je parle de collectif, je parle de la neshama globale de la nation. Toi, tu me parles d'un groupe. Ça, ça s'appelle tsibour. Le tsibour peut fauter. Par exemple, lâcher des Juifs de Goush Katif pour donner cette terre à nos ennemis, ça c'est une faute du tsibour, mais ce n'est pas la faute du klal. Le klal, quand je parle du klal, je parle de la neshama d'Israël. Le tsibour, ce sont des êtres. Dans le tsibour, il y a tsadikim, benonim, reshaïm. C'est ça, le tsibour.

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos, Rav Yoël Benharrouche ».

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