Guérir l'âme et corriger ses mauvaises midot selon le Rambam
Le chapitre 4 du Shemonah Perakim : viser la voie médiane, puis corriger par un excès contraire.
Orot veKelim
Ensuite : Guérir l'âme selon le Rambam : les maladies des midot, 1 h 02
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Bon, on continue notre étude des huit chapitres du Rambam. Nous venons ici au chapitre numéro 4. Nous avions vu dans le 3e chapitre que les mauvaises midot sont une maladie du nefesh, un problème dans le nefesh, une maladie, et qu'il fallait donc aller soigner cette maladie.
Pour se soigner de cette maladie, il fallait deux conditions. La première: se rendre compte qu'on est malade. Et la deuxième, vous entendez bien ? La deuxième: savoir qui va nous guérir. De la même façon que pour guérir une maladie corporelle il faut un médecin, pour guérir une maladie d'une effèche ou d'une autre, il faut se tourner vers des spécialistes. Et les spécialistes, ce sont les rabbins.
Dans le quatrième perek, il a parlé de la manière de guérir ces maladies, de guérir ces mauvaises midot. La première chose qu'il a dite, c'est que les bonnes midot sont les midot moyennes, médianes, pas exagérées, ni dans le trop ni dans le pas assez.
Il avait donné quelques exemples. On va se contenter d'un seul pour le résumer: la thase, les envies matérielles. Il ne faut pas qu'une personne soit complètement absente, qu'elle n'ait aucune envie matérielle. Ce n'est pas une bonne chose. Mais elle ne doit pas non plus être constamment soumise à ses envies matérielles. Il faut être au milieu.
Il faut manger, il faut boire. Comme disait ma maman: on mange pour vivre, mais on ne vit pas pour manger. Et c'est la même chose pour toutes les midot: il faut aller dans la mida du milieu. Et même si parfois on a l'impression, et les gens pensent, qu'une exagération est quelque chose de positif, il va falloir vérifier si la mida qu'on voit chez une personne, ou chez nous, est positive, ou si elle est négative, peut-être exagérée.
On ne se rend pas compte, mais peut-être qu'une certaine mida qu'on a est exagérée. À plus forte raison à notre époque, qui est une époque de consommation, où beaucoup de choses essaient de nous influencer. On va essayer de ne pas être influencé par les médias, par les publicités, par les films, par les chansons, par toute la culture qui nous entoure. Mais on va essayer de suivre ce que dit la Torah.
Des fois, ce n'est pas facile, parce qu'on est bombardé jour et nuit par des messages qui ne vont pas forcément dans la direction de la Torah. Si on regarde les publicités, par exemple: il n'y a pas le choix, il faut manger des McDonald's toute la journée. Il faut ensuite manger des petits biscuits et boire un petit peu de lait, encore des yaourts. D'ailleurs, on n'a pas fini. Ils nous convainquent que la vie est faite pour kiffer. C'est pour kiffer. Comment on kiffe sa vie sans boire du Coca-Cola ?
Donc il va falloir faire très attention aux messages subliminaux et non subliminaux qui vont nous être envoyés. Et c'est assez difficile de trouver la mida qui est la meilleure. Mais une fois qu'on a compris laquelle elle est, on pourra réparer. Le Rambam l'avait expliqué: on va exagérer, exagérer dans la direction inverse de notre maladie.
Par exemple, si quelqu'un, c'est assez rare, ne profite pas de la vie, n'aime pas manger, il faut le forcer à manger. À cette personne-là, on va dire: non, tu dois arriver au milieu. Et qu'est-ce que tu vas faire ? Tu vas te forcer à manger davantage. Tu vas te forcer à avoir une mida de te comporter autrement. C'est une exagération dans la nourriture. Jusqu'au moment où tu t'apercevras que tu as acquis la mida du milieu. À ce moment-là, doucement, doucement, tu vas revenir au milieu pour rester là.
Clairement, c'est plus dans l'autre sens. Quelqu'un qui a tendance à trop manger, on va lui dire qu'il va arrêter de manger pendant un certain temps. On ne parle pas de faire un régime, en fait. On parle d'essayer de réparer sa mida, de réparer ses envies, donc d'arrêter de manger.
Maintenant, il faut aller dans la direction du milieu, depuis le fait de manger trop peu, ou de se comporter d'une façon exagérée. Et au moment où il va s'apercevoir, Bezra Hachem, que sa mida se redresse, que sa mida est réparée, qu'il n'est plus attiré d'une façon exagérée par le matériel, à ce moment-là, doucement, doucement, il va revenir vers le milieu. Je pense qu'on est arrivé là. Partageons.
— Est-ce que c'est assez gros ? — C'est un peu petit. — Petit. — Alors, qu'est-ce que vous m'avez dit ? Comment on fait pour faire ça ? Voyons, voyons. — Ah, j'arrive à le faire moi-même, c'est bon. — Ah, ok. Ça va ? — Oui. Là, ça va. — Ok, t'en as. C'est bien, la carte de faire. — Une honte, une honte. Alors…
On a été, je pense… Voilà. Ce que je vous ai expliqué, c'est qu'avec l'aide de Hachem, il va falloir répéter beaucoup de fois une action pour réussir à acquérir une certaine mida. Et donc, on va devoir pratiquer une action assez longtemps
pour réussir à faire revenir la mida au milieu. Je pense qu'on va commencer d'ici. Dans ce qu'on a expliqué, il y a encore une petite chose que le Rambam ajoute. Il ajoute que, finalement, quand on arrive…
On va revenir selon une action qui est… médiane.
Qu'est-ce qu'il y a dans la mida de Chavé ? On va faire ça dans la mida, que ce soit toute chavote. La mâche à beaux, par exemple. Par exemple, la monnaie, c'est avec la nourriture.
Si quelqu'un… ça fait longtemps qu'on a vu cela, je ne me rappelle vraiment pas où on en était, mais je pense que c'était là. C'est fou comme la façon de présenter un texte n'est pas exactement la même, la mise en page change tout. Je l'ai lu dans un autre livre, et d'un coup, quand on voit une mise en page différente, on n'arrive pas à se reprendre. Donc on va reprendre là.
Quand on voit un homme qui, dans son caractère, dans sa personnalité, ne peut pas dépenser d'argent, c'est un radin. Et c'est une des choses basses dans la nefesh, quelque chose de mauvais. Vous vous rappelez, on avait dit qu'il y avait le milieu, il y avait l'exagération, il y a le pas assez. Il est radin: il n'y a pas assez, il ne donne pas assez, il ne tend pas assez la main.
Pour réparer cette radinerie, il va falloir que tu fasses une action. L'action en elle-même n'est pas bonne, elle est mauvaise, comme on l'a expliqué tout à l'heure. On va vouloir guérir cette maladie. Et quand on va parler de cette maladie, la radinerie, on nous apporte un remède: s'habituer à la mida du milieu.
La mida du milieu, c'est ce qui est au centre. On l'a dit au milieu du perek. La mida du milieu, c'est la générosité, c'est la bonne mida, celle qui est au milieu. Pas assez, c'est la radinerie. Trop, c'est le fait …
Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim
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