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Yaakov au puits de Haran : la pierre et l'unité des peuples

Le cours lit Berechit 29 : Yaakov lève la pierre du puits, symbole de l'unité humaine et de l'exil d'Israël.

52 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Yaakov face à Essav : la lutte nocturne au Yabok, 59 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Passons au chapitre Kaftet, au verset Aleph. Chapitre Kaftet, verset Aleph. Il s'agit donc d'Israël qui part en Galoute. Qu'est-ce qu'on rencontre en Galoute ? Les nations. Je me trompe ? Non. D'accord, bon.

Et qu'est-ce qu'on voit là-bas ? Il a vu. « Venez, voilà, BR Bassadé, un puits dans le champ. » À quoi sert un puits ? À boire. Pourquoi est-ce qu'il faut boire ? Pour vivre. Que ça veut dire ? Il a vu un puits dans le champ, il a vu la source de la vie. Il y a beaucoup de choses. Les sources de la vie, c'est la morale, c'est la parole de Dieu, c'est également l'eau. Il y a l'arbre de la vie dans le...

Il y a donc de l'eau. Et voilà que là-bas

trois troupeaux d'ovins étaient accroupis auprès de lui, auprès du puits. Des troupeaux, ils sont menés par quoi ? Par un berger. Donc il y a non seulement des troupeaux, il y a donc également des bergers. Les bergers sont donc des dirigeants. Donc le dialogue que va instaurer Yaakov avec les habitants de Haran,

ou si l'on veut, le dialogue qu'Israël va instaurer avec les nations, concerne tout d'abord les dirigeants. Parce que c'est de ce puits que l'on abreuvait les troupeaux. Ça veut dire qu'il y a de quoi alimenter les troupeaux, c'est-à-dire les groupes humains, ceux qui ont soif. Comment ? Roftim, ça ne veut pas dire des bovins. Ce ne sont pas des humains.

C'est-à-dire que ce qui se passe avec les animaux de Haran, c'est ce qui se passe avec l'ensemble des groupes humains. Les groupes humains sont également une forme de troupeau, qui sont dirigés par des hommes politiques ou des autorités religieuses ou spirituelles, et qui agissent avec la masse humaine comme on agit avec un troupeau. Oui. Pourquoi trois ? Ça voudrait donc dire qu'il y a une division de l'humanité en trois.

Par exemple. Ou bien trois grandes civilisations, nord, sud et orient, par exemple. Car c'est de ce puits-là qu'on abreuve les troupeaux. Et la pierre était grande sur la bouche du puits. Ça veut dire qu'on ne peut pas boire. S'il y a une pierre, c'est qu'on ne peut pas boire. Il y a quelque chose qui bloque.

Le contact avec les sources de la vie, le sens de la vie. C'est une grosse pierre. Le prophète Ézéchiel dit que viendra un jour où Dieu enlèvera de notre corps le cœur de pierre pour le remplacer par un cœur de chair. Ça veut donc dire qu'il y a quelque chose de bloqué, une pierre qui bloque la vie. D'accord ? Qu'est-ce que c'est que cette pierre qui bloque la vie ? Le verset Guimel nous le révèle.

C'est lorsque se rassemblent tous les troupeaux que l'on peut faire rouler la pierre de la bouche du puits. Ça veut dire qu'il y a, pour se débarrasser des blocages intérieurs, qu'est-ce qu'il faut ? Il faut l'unité. Il faut l'unité, il faut la paix universelle. Et alors on abreuvera.

Les ovins ? Jusque-là, c'est bon, non ? La suite est problématique. Et on remet la pierre sur la bouche du puits à sa place. Ça, c'est totalement idiot. Pourquoi remettre la pierre ? Il suffit de mettre un couvercle. Un couvercle en plastique ou en bois. Mais si on veut protéger l'eau du puits, il suffit de mettre un couvercle. C'est facile à enlever alors.

Ça veut dire qu'il n'y a pas la confiance. Eux. C'est-à-dire, une fois qu'ils ont fini d'abreuver, il n'y a pas la confiance, il n'y a pas la fraternité universelle. Ils remettent la pierre en place, et à chaque fois, pour ouvrir, il va falloir réunir tout le monde. Oui ? Oui ? C'est la vie. La Torah, par exemple. Donc, Yaakov, quand il voit ça, diagnostique le problème. Donc, Yaakov va essayer de régler le problème.

Et alors Yaakov leur dit: mes frères. Donc qu'est-ce qui vient leur enseigner ? La fraternité. Le message d'Israël à l'humanité, c'est que nous sommes frères. Et au nom de quoi est-ce que tu sais que nous sommes frères ? Vous venez du néant. Nous sommes tous créés. Être à partir du néant.

Nous avons donc un seul et même créateur, et donc il n'y a pas de raison de se disputer. Ahai, mes frères, mé'ayin atem, d'où venez-vous ? Vous venez du néant. D'accord ? On traduit ça en général par « d'où venez-vous ? », mais c'est la même chose. Parce que quand je pose une question « d'où je viens », ça suppose une origine. Va yomiru, il répond et dit. La philosophie religieuse ne nous intéresse pas. Mais Haran anahnou, nous venons de la colère du monde.

C'est-à-dire la colère. Et donc ça veut dire que nous sommes dans un monde où règne la colère, c'est-à-dire la rivalité entre les êtres. C'est ça dont nous avons conscience. Nous sommes loin de ton idée, de ton idéal de fraternité au nom du fait que nous sommes créés à l'image de Dieu ou des trucs de ce genre. D'accord ? Je réponds donc. C'est donc un échec. C'est-à-dire que la tentative d'Israël d'amener directement la fraternité universelle échoue.

Dans ce cas-là, il se replie sur une autre idée. Connaissez-vous Lavan, fils de Nahor ? Autrement dit, est-ce que vous avez entendu parler de la famille d'Abraham ? Faisons ça mieux. Est-ce que la Bible fait partie de votre bagage culturel ? C'est ce que Yaakov leur demande. Qu'est-ce que tu en sais ? On n'en sait rien pour l'instant.

Comment tu sais qu'il n'est pas bien ? Parce que tu as lu la suite. Pour l'instant, on n'est pas là. Abraham n'est pas là. Il est mort. Son fils n'est pas là. Il est en Erets Israël. Là, il se rend à Haran. Oui ? Non. Lui, il connaît la famille d'Abraham. Il veut savoir si eux connaissent. Est-ce qu'il y a un... Si ils connaissent la Bible, ça fait partie de leur bibliothèque. C'est le best-seller mondial. Alors, il y a un espoir. Oui. Oui.

Bien sûr. Non, pas la pensée d'Abraham, la pensée de Hever. D'accord ? C'est quoi, la pensée de Hever ? Pourquoi tu ne poses pas la question ? Je te réponds quelque chose que tu ne comprends pas et tu ne poses pas la question. Ça ne va pas, non ? Bon. Et donc, qu'est-ce qu'ils répondent ? Demande-lui puisqu'il a l'air de savoir. Non, non, non. Sache une règle en halakha: quand on est dans un cours et qu'on ne comprend pas quelque chose,

il y a une halakha qui est qu'on doit poser la question. D'accord ? Ça, c'est mon problème. C'est quoi encore ? Pas en tant que Bible organisée, mais les messages de Hever et d'Abraham étaient connus. On avait vu ça dans la paracha de Noa'h, que Hever est un prophète et qu'il est préoccupé par le problème de l'unité, puisqu'il appelle son fils Pelèg, qui veut dire la division. D'accord ? Donc,

Cours de Machon Meir

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