Lag BaOmer et la Hidra Zouta de Rabbi Chimon bar Yo'haï
Le sens de Lag BaOmer, la mystique du Zohar et la montée annuelle à Meron.
Rav Yaakov Nahon
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Tov Chalom lakhem. Deux mots simplement pour introduire le cours de Raphaël aussi. Aujourd'hui, comme vous le savez, c'est Lag BaOmer. Lag BaOmer, c'est le 33e jour du comptage de l'Omer, et c'est aussi le jour où Rabbi Shimon Bar Yochaï a quitté ce monde.
Maintenant, au niveau des séfirot, vous avez entendu parler des séfirot, vous avez entendu parler de la mystique elle-même. L'ordre des séfirot, c'est, disons, plutôt en haut qu'à terre: Kéter, Chochma, Bina, Da'at. Ça, ça va sur la droite: c'est Chochma, Chesed. Sur la gauche, c'est Bina, Guévura et Hod. Vous ne le dites pas, c'est d'accord. Et au centre, c'est un canal qui va depuis Kéter, Da'at, Tiféret, Yessod et Malchout. Faites le compte des... Ça va, j'espère que je ne fais pas de bêtises.
Chacune de ces séfirot représente des vitalités spirituelles importantes, et elle s'est développée en long et en large dans les textes de la mystique juive. Ces textes de la mystique juive ont en fait apparemment été transmis pendant la Galout, depuis l'époque de Rabbi Shimon Bar Yochaï, qui est le début de l'ère de la Mishna, ça tombe autour des années 100, quelque chose, 200 comme ça, je ne sais pas. Rabbi Shimon était, disons, le dépositaire de toute une science mystique. Il en était le dépositaire, mais il en était aussi le vivant, dans un contact mystique très grand avec le monde d'en haut.
Alors, les grands livres que l'on a reçus, le Zohar, finalement, ce sont des textes qui représentent le message qui a été reçu par Rabbi Shimon Bar Yochaï, mais ensuite, ça a été transmis plus ou moins dans un monde caché. C'est arrivé à une époque, celle où Tsfat s'est constitué tout un noyau de vitalité spirituelle. Vous connaissez, vous avez entendu parler, on en a parlé un peu ensemble. Souvent, on a l'occasion, une fois par an, de faire un saut à Tsfat. Et là-bas, c'est le Ari qui se trouve avec son élève, Rabbi Haïm Vital, qui est celui qui a écrit les textes qu'il a reçus de son maître, et qui en a fait des livres. C'est son apport, les Chemona Cha'arim du Ari. Ce sont des choses que vous connaissez, ou pas du tout ?
Il y a toute une littérature difficile d'accès. Il faut rentrer à l'intérieur, il faut quand même être préparé à lire ce texte-là. Ce sont des textes qui ne disent rien à quelqu'un qui n'est pas prêt à y rentrer. Enfin, Rabbi Haïm Vital a écrit huit livres que l'on appelle les Chemona Cha'arim. Par exemple, l'un de ces livres s'appelle Chaar HaKavanot. C'est un exemple.
Aujourd'hui, c'est le Yahrzeit de Rabbi Shimon Bar Yochaï. Et autour de cette personne de Rabbi Shimon Bar Yochaï, il y a des textes du Zohar qui sont consacrés au monde qui l'entourait, à ceux qui ont vécu autour de lui. Ce sont ce qu'on appelle les idrot. Idra, c'est un message, disons, un message spirituel. Il y a un message qui vient d'une rencontre entre tous les élèves de Rabbi Shimon, qui l'entouraient.
Il y a aussi une dimension beaucoup plus ample, qui n'est pas rentrée dans le détail de la mystique, ce qu'on appelle l'Idra Rabba. Et il y a un texte très fin, très beau, que l'on a l'habitude de lire cette nuit de Lag BaOmer, pour essayer de le finir en entier. Ce n'est pas toujours facile, il y a une quarantaine de pages. On fait comme si on y arrive. Moi, par exemple, hier soir, j'ai essayé de lire une partie. J'ai lu une partie, mais je n'ai pas eu le temps de tout faire. Je n'étais pas avec mon groupe, parce que ça, je voulais. Mais eux essayent plus ou moins de finir tout ce livre-là.
C'est dans cette Idra Zouta (Zouta veut dire petit) que l'on raconte comment Rabbi Shimon Bar Yochaï rencontre le monde d'en haut et monte vers le haut. On raconte la fin de l'histoire de Rabbi Shimon Bar Yochaï, qui rentre dans sa meara et qui est gardé dans une meara jusqu'à ce jour, jusqu'à la fin du siècle, je disais, où se trouve une meara à Méron, où se trouve en principe le corps, ou l'être, qui s'appelle Rabbi Shimon Bar Yochaï.
Alors, à Lag BaOmer, un grand nombre d'Israéliens ont l'habitude de monter à Méron et d'essayer d'arriver autour de cette zone-là. Il y a des activités très belles, des chants. Pour ceux qui ont déjà été là-bas, Raphaël, non, c'est arrivé. L'occasion, il y a des cours qui sont donnés de très bonne qualité. Et il y a des chants, ça chante, ça danse.
Les critères qui sont donnés, en général, c'est premièrement d'être marié. C'est important comme tout, parce qu'il faut qu'il y ait une tranquillité au niveau des forces intérieures, et le mariage tranquillise beaucoup plus que quelqu'un qui n'est pas marié. D'autre part, en général, ceux qui rentrent dans ce monde-là, ce sont des personnes qui sont décidées sérieusement à travailler beaucoup sur leurs traits de caractère, sur leurs midot. C'est-à-dire que c'est chacun des midot sur lesquels on insiste. On insiste beaucoup sur des gens qui ne... Surtout, par exemple,
des forces telles que la colère, des choses comme ça. Ça bannit une personne de rentrer dans ce monde-là. Par contre, il y a des dimensions essentielles au niveau des midot, comme par exemple l'anava, l'humilité, des choses comme ça, qui sont des forces très importantes pour recevoir le message d'en haut: se faire tout petit pour laisser passer à travers soi-même les messages spirituels. Alors, il y a beaucoup de travail sur les midot.
Dans le texte d'Ethraïm au début, dans l'Agadah, dans les préfaces données par Rabbi Haïm Vital, il insiste énormément sur le fait de travailler énormément ces midot. Il dit de ne pas rentrer dans ce monde-là tant qu'on n'a pas déjà une tranquillité, et que les midot sont comme il le faut.
En général, ce qu'on trouve chez ces mekoubalim, ce sont des gens qui sont touchés par ce monde des midot, d'une part. Et d'autre part, il y a une capacité de sensibilité qui se développe avec le temps, autour de l'étude. Ceux parmi vous qui un jour voudront l'étudier, vous arriverez là où il faut, bezrat Hachem, si vous êtes prêts à ça: mariés, avec le désir de rentrer dans la mystique juive. Vous aurez l'occasion. Les textes de base, comme vous le savez, c'est le Zohar. Il y a
différentes parties dans le Zohar. Parmi elles, il y a les idrot, qui racontent la vie de Rabbi Shimon Bar Yochaï. Par exemple, ce dont je vous ai parlé ce soir, qui s'appelle Idra Zouta, qui raconte la fin de Rabbi Shimon Bar Yochaï et sa montée dans le ciel. Toutes les années, un grand nombre d'Israéliens se réunissent à Méron pour vivre cette rencontre avec le souvenir de Rabbi Shimon Bar Yochaï. Très fort !
— Très, très fort. Est-ce qu'avant Rabbi Shimon Bar Yochaï, il y a d'autres grands qui avaient ces sodot, ces secrets-là ? Pourquoi ? Est-ce …
Cours de Machon Meir
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