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L'alliance de Nitzavim et la responsabilité collective

Pourquoi l'alliance concerne toutes les générations, y compris la nôtre, à la veille de Kippour.

6 min

Rav Rony Akrich

Ensuite : Achan et la responsabilité collective d'Israël, 6 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom à nos chers téléspectateurs, depuis le Machon Meir, nous sommes heureux de vous retrouver. Et voilà, nous sommes à la veille de Kippour, de cette journée tellement importante, tellement foncière et fondamentale, que je crois qu'on peut essayer de comprendre ce lien inexorable qui lie les enfants d'Israël avec l'alliance établie par l'Éternel.

Si vous vous rappelez, dans la paracha de Nitsavim, l'Éternel avait dit: « Vous êtes tous présents ici, vos dirigeants, vous tous, tout un chacun. » Et ensuite, l'Éternel: « Ce n'est pas avec vous seulement que j'établis l'Alliance. J'établis l'Alliance avec ceux qui sont présents. »

Mais j'établis aussi l'alliance avec ceux qui sont absents dans ce présent, mais pour moi présents dans leur futur. Je répète, non, c'est bécédaire, on a compris. C'est-à-dire que l'alliance ici, ce n'est pas un contrat social qui viendrait considérer que l'Éternel établit un véritable contrat d'alliance avec ceux présents seulement au pied du Mont-Sinaï, ou bien également…

dans le livre de Dévarim, à l'entrée, au moment de rentrer en Erets Israël. C'est à travers toutes les générations que cette alliance, eh bien, prend toute sa légalité et qu'elle fait valoir toute sa dimension probante. Je dis responsabilité collective, c'est-à-dire qu'en vérité, il y a…

Non seulement ceux qui étaient présents, comme nous l'avons dit, mais nous, notre génération d'aujourd'hui. Cette génération revenue en terre des rêves d'Israël, ayant fondé l'État d'Israël, devant se battre au quotidien afin de pouvoir assurer le devenir d'un peuple, d'une terre et d'une Torah, trilogie qui est inséparable, bien sûr, et qui nous demande encore et toujours les efforts. Les efforts, c'est-à-dire la possibilité de faire mieux

et de faire de mieux en mieux. Mais certains parmi nous, ça demande pour quelle raison ? Certains décident parmi nous, nous disons en hébreu, yordim, mais si venir en Israël et monter en Israël, alia, mais dans le sens d'élévation, c'est-à-dire d'amélioration, de perfectibilité en quelque sorte, alors dans le langage hébraïque, nous disons que ceux qui quittent Israël parce qu'ils se disent et…

Et on les comprend, on peut les comprendre, c'est pas que nous soyons d'accord. Mais en quoi devons-nous assumer cette responsabilité établie il y a des siècles ? Et aujourd'hui, devrions-nous traverser les méandres, les difficultés, les drames, les tragédies que ce peuple vit

afin d'assurer un devenir, afin d'assurer que l'alliance est véritablement probante au travers de toutes les traversées de l'ensemble des aléas de l'histoire humaine. Alors certains disent: eh bien, nous baissons les bras. Lever les bras dans ce monde d'aujourd'hui, en Israël, ne veut pas dire, oh les mains, dans le sens de nous nous rendons, mais au contraire, dans ceux capables

de vouloir faire l'effort. De la même manière que Moshé, au moment de cette première guerre contre Amalek, eh bien, en levant les bras, et lorsqu'il fatigue, en étant soutenu par Aaron et son conjoint, eh bien, ils soutiennent les bras de Moshé, car lever les bras était non pas une fatalité, mais une volonté d'accepter l'effort

d'accepter ce combat pour faire en sorte que demain, foncièrement, volontairement, serait meilleur qu'aujourd'hui. Alors, Kippour, journée du rachat: si nous rachetons, c'est certainement que des affaires ont été vilipendées à droite et à gauche, et que nous voulons les acheter afin de les ramener à leur source première, à leur origine foncière, et bien voilà.

La journée du rachat concerne l'homme que je suis et cet homme qui est à travers ce à quoi il appartient. Alors en fin de compte, Kippour, c'est aussi bon retour. À bientôt.

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