Lot, Sodome et la rigueur du jugement divin
Le cours relit Genèse 18-19 : Abraham face au tribunal de Sodome, la voie du din et du hessed, et le sauvetage de Lot.
Rav Oury Cherki
Ensuite : Abimélec et Avraham : le tsadik relatif et la ville de Tsohar, 57 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Alors, passons maintenant au chapitre Lekh Lekha, au verset Aleph. « Qu'on prenne un peu d'eau et qu'on vous lave les pieds, et appuyez-vous sur l'arbre. » Je pense que vous avez oublié ce que cela voulait dire, sur l'arbre, n'est-ce pas ? La répétition du christianisme.
Et vous avez parlé aussi, je crois, du problème de savoir qui sont les individus qui rencontrent Abraham. Vous vous rappelez de ça aussi ? Il y a le mur à la vague et tout ça. Mais qu'étaient les anges ? Qu'étaient les anges ?
Alors, passons au verset Youd. On l'avait vu, il y avait également le mur à la vague, n'est-ce pas ? Tout cela, on l'avait vu. Bon, regardez au verset Youd, chapitre 18, verset 10. Il dit: « Je reviendrai vers toi à cette même époque, l'année prochaine, et voilà que Sarah, ta femme, aura un fils. » Et lui, il était derrière lui. Ce n'est pas très clair qui est derrière qui. Toutes ces hypothèses sont possibles chez les commentateurs.
Ce qui m'intéresse ici, c'est que Sarah est concernée également par la prophétie. Dans la mesure où l'on dit que tout ce qui se passe là est un acte prophétique, cela veut dire que Sarah prophétise elle aussi. Donc elle participe elle aussi de cette prophétie, elle est, elle aussi, en éveil. C'est une prophétie collective. Peut-on alors affirmer qu'il y a une sorte de subconscient collectif ?
Oui, on peut dire un subconscient collectif, il peut y avoir une conscience collective, il peut y avoir une révélation collective, peu importe la manière dont on formule cela. Et même actuellement, de nos jours, on peut avoir… La question de ce qui se passe de nos jours n'a rien à voir avec l'intelligence du texte. Donc on ne s'en fiche pas. D'accord ? Bon, je continue.
Au verset Yodak, c'est-à-dire qu'elle n'était plus capable de devenir enceinte. « Ria en son sein, en guisant. Après être fanée, vais-je retrouver ma jouvence, et mon maître est vieux ? » C'est-à-dire qu'il y a eu la première fois une possibilité que Sarah devienne enceinte, mais c'est fini. Or elle dit: maintenant ça va recommencer, c'est la re-velote. C'est la re-velote.
Quand on parle de « son maître », on parle d'un homme. Elle parle d'un homme, d'accord ? C'est ce qui semble, en tout cas. On va voir si c'est intéressant, parce qu'il y a ici des conséquences. En tout cas, elle dit qu'il est impossible qu'il y ait une nouvelle fois ce qu'elle appelle la re-belote: « Après être fanée, vais-je retrouver ma jouissance, et mon maître est vieux. » Elle dit donc qu'elle ne peut pas avoir d'enfant pour deux raisons.
Tout d'abord, parce qu'elle est vieille. Deuxièmement, parce qu'Abraham est vieux. C'est ça ? Il est vieux, donc elle suppose qu'il est incapable de faire des enfants. Il y a un âge où cette capacité n'est plus là.
— Mais non, toute la vie d'un homme, scientifiquement parlant, produit…
— Pas toujours. En tout cas, c'est ce qu'elle dit, d'accord ? Il n'y avait pas de scientifique à l'époque. Il n'y avait pas de scientifique à l'époque.
Donc, si je reviens sur ce que je dis, elle attribue son incapacité à avoir un enfant à deux raisons: d'abord parce qu'elle est vieille, et ensuite parce qu'Abraham est vieux. D'accord.
« Est-ce que moi, j'ai vieilli ? dit Dieu. Je n'ai pas vieilli. Je n'ai pas perdu la capacité de faire des miracles. » Pourquoi, dans le passage d'avant, y a-t-il marqué Zaqenim, Ba'im ? Dieu avance dans le jour, « croise ses yeux »… Répétition, vraiment ? C'est une répétition. Y a-t-il une raison ?
— Je ne sais pas.
— Il y a une raison, certainement. Mais non. Donc, je reviens ici à ce que Dieu dit à Abraham. Pourquoi est-ce que… Elle dit: « Je ne peux pas enfanter, moi qui suis âgée de dix ans. » Je suis en train de lire un verset, je ne suis pas en train de poser une question. C'est le verset qui pose la question, c'est une citation du verset. Le verset pose la question de « pourquoi ». Donc si tu ne réponds pas au verset, le verset ne sait même pas que tu existes. D'accord ? Ne lui en veux pas, au verset. Je suis en train d'étudier ce qui est écrit dans le verset. Je reviens ici.
L'interprétation de Rachi, c'est que… Elle a dit d'elle-même. D'accord ? Mais dans ce cas-là, la vieillesse d'Abraham n'est pas du tout mentionnée. C'est ça ?
— Non, si l'on dit que la vieillesse d'Abraham n'est pas mentionnée, qui est « mon seigneur » dans le passage précédent ?
— Selon Rachi, « mon seigneur » désigne Abraham, mais cela se trouve dans le passage précédent. Dans le verset actuel, au verset Youd-Guimel, elle n'est pas citée comme ayant attribué la vieillesse à Abraham.
— Alors ce serait qui ? Ce serait elle-même ?
— Non, ce serait Dieu. Il y a ici deux manières de lire le verset. La lecture habituelle est influencée par le commentaire de Rachi. Rachi dit que Dieu dit que Sarah a dit Vaani zakanti.
— Si Dieu dit que Sarah a dit Vaani zakanti, Vaani zakanti parle de qui ?
— De Sarah.
— De Sarah, très bien. Pour une fois, une réponse juste. Bon. Donc Vaani zakanti, c'est Sarah qui l'a dit. Selon la citation que Dieu fait des paroles de Sarah, Dieu ne cite pas ce qu'elle a dit d'Abraham, pas de « zaken », n'est-ce pas ? Pourquoi ne le cite-t-il pas ?
Ce qu'elle a dit d'Abraham, Dieu ne le cite pas pour faire la paix entre Abraham et Sarah. Pourquoi faire la paix entre Abraham et Sarah ? Parce qu'il n'est pas bien d'introduire la discorde dans un foyer. Or le shalom baït, c'est ce que disent les francophones qui viennent de faire leur alyah: on va faire du shalom baït. Plus précisément, shalom baït. En tout cas, c'est ce que dit Rachi. Regardez, au verset Youd-Guimel, ce que dit le commentaire de Rachi: le verset a changé les paroles de Sarah, parce qu'elle a dit « mon maître est vieux », et cela est censé être vexant pour Abraham: que sa femme ait dit de lui qu'il est vieux, donc impuissant. C'est ce que cela veut dire. D'accord ? Bon, ça, c'est le commentaire de Rachi.
Le problème, c'est que ce n'est pas le pchat. Le pchat du verset n'est pas celui de Rachi. Le pchat du verset, c'est Dieu qui dit: « Est-ce que je pourrais enfanter, moi qui suis vieille ? » dit Sarah. Pour quelle raison ne peut-elle pas enfanter ? Aussi bien à cause de sa vieillesse que de celle d'Abraham. « Pourquoi Sarah a-t-elle ri ? Est-ce que moi, j'ai vieilli ? » dit Dieu. Donc, quand on dit « pourquoi Sarah a-t-elle ri », implicitement elle suppose que Dieu a vieilli, ce qui est impossible, puisque Dieu a créé le monde et qu'il …
Cours de Machon Meir
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