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La Parasha de Vayikra

49 min

Rav Yossef David

Ensuite : La parasha de Vayishlah, 50 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Les sacrifices dans la paracha de Vayikra

Kébri Hamim, donc la paracha de Vayikra. On va en profiter pour parler d'un sujet qui revient beaucoup dans le livre de Vayikra, c'est-à-dire ce qui concerne le Beit Hamikdash, essentiellement les korbanot, les sacrifices. Aujourd'hui, on va nous donner des clés pour comprendre comment fonctionnent les sacrifices. La première clé se trouve au début de la paracha.

Au deuxième verset, il y a un passage comme ça: « Dabér el Bné Israël », donc parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras: « Adam ki yakriv mikem », un homme qui sacrifiera parmi vous un sacrifice pour Hachem, Korban Hachem. A priori, de quoi parle-t-on ? On parle de quelqu'un qui vient amener un sacrifice. Quel sacrifice ? Il est écrit mikem, c'est-à-dire lui-même. Oui, a priori, c'est le début du verset.

Dans la suite du verset, il est écrit « min habehéma », « min haBakar » ou « min haTsoun », du troupeau, du gros bétail ou du petit bétail. Il est écrit « ki », et il amènera des animaux, du bétail, enfin des animaux qu'on sacrifie. Quand on lit le verset, on voit que les mots qui semblent superflus ont toujours une signification, et que les Hakhamim les emploient dans le sens. Donc: « Adam qui écrit mikem », un homme qui va sacrifier parmi vous...

C'est-à-dire qu'à la base, ce qu'il faudrait amener, c'est nous-mêmes. Mais comme on ne peut pas s'amener soi-même, parce que, quand on ne veut pas s'amener, on ne fait pas de sacrifice humain chez nous, il y a d'autres choses qui peuvent faire l'affaire à la place. La Torah nous dit donc qu'un homme qui voudrait amener un sacrifice de lui-même amènera un animal. Là-dessus, on comprend que, même si cet homme veut se rapprocher d'Hachem, lui qui a fauté...

Effectivement, la chose la plus logique à faire serait de s'amener soi-même. Au lieu de cela, il va amener quelqu'un d'autre à sa place: on amène un animal, et on comprend que cela n'a aucun rapport. Face à cette question, on va expliquer une clé pour comprendre aujourd'hui les sacrifices. Il y a deux questions auxquelles je vais répondre pour cela.

— Tu prenais des notes à l'époque ? Tu prends là ? C'est mieux de prendre pied, on retient là.

— Oui, j'écoute.

Quand on lit le verset, il est écrit qu'un homme sacrifiera de lui-même. Donc on parle de quelqu'un qui vient se sacrifier lui-même, mais la Torah refuse ce genre de procédure. Elle vient dire, à la place: tu amènes un animal. On ne comprend pas très bien, parce que finalement, si un homme doit... Le but, c'est qu'il veut se rapprocher de Hachem, ou alors il veut...

Il faut qu'il y ait chamane... la lu'hane. C'est quoi ? C'est lui qui a fauté, disons. Ou c'est lui qui doit se rapprocher. Et il est clair qu'il existe des religions où l'on procède ainsi. Il y a des religions où les sacrifices humains sont autorisés, et même recommandés, bien que cela n'ait pas non plus quelque chose d'un acte ultime. Je donne un exemple dans l'islam: il y a, si l'on veut, une adoration de la mort. On aime la mort dans l'islam.

Les Arabes, un jour, ont dit à Golda Meir... Qu'est-ce qu'ils avaient dit ? Non, Golda Meir, non. Le chef du Hamas avait dit: « Nous aimons la mort plus que vous n'aimez la vie. » C'est une équation un peu difficile à gérer, vous comprenez.

Donc si quelqu'un veut se rapprocher d'Hachem, il est écrit: Loi rani Adam vachai. Un homme ne veut pas être proche d'Hachem dans ce monde-ci. La logique voudrait donc que, si l'on veut se rapprocher d'Hachem, on parte dans l'autre monde. C'est ce qu'ils ont fait un peu dans Daverview. On verra cela quand on y arrivera. Ce n'est pas évident, ce n'est pas évident qu'ils ne voulaient pas cette extase, se rapprocher d'Hachem de cette manière. Donc d'abord, je voudrais expliquer qu'il y a une logique dans le sens... Oui, j'écoute.

— Justement, on n'a pas encore expliqué.

D'abord, je voudrais expliquer la logique, avant d'expliquer pourquoi elle n'est pas logique: la logique du sacrifice de soi. Dans l'islam, par exemple, on dit ceci: dans toutes les religions, l'homme qui vit dans la crainte du Seigneur sait très bien qu'il ne peut pas voir Hachem. Et tout être religieux a envie de rencontrer Hachem, c'est normal. La logique, c'est que, si l'on ne peut pas le rencontrer dans ce monde-ci, il faut partir dans l'autre. Il est écrit dans la Torah: « J'ai mis devant vous la vie et la mort, le bien et le mal, et vous choisirez la mort. »

Quelqu'un qui veut rencontrer Hachem et qui ne peut pas le rencontrer dans ce monde-ci doit donc partir de ce monde. Il y a une logique là-dedans, si l'on veut. Je ne dis pas que c'est la vraie logique. Mais je vais d'abord expliquer la logique de ces religions-là.

Et dire qu'on veut disparaître, qu'on veut rencontrer Hachem, tout cela ? C'est ce que proclame l'islam, c'est ce que proclament d'autres religions. Cela revient à dire que, dans ce monde-ci, je ne veux pas rencontrer, donc je vais faire un acte religieux grâce auquel je vais rencontrer Dieu. Si l'on veut, c'est l'adoration du djihad, l'adoration du shahid, du martyr, comme on l'appelle dans l'islam.

La personne qui va mourir pour l'islam, qui meurt pour la cause, c'est une chose qu'on enseigne beaucoup, dans toutes les écoles arabes palestiniennes, en Judée-Samarie, à Gaza: c'est super d'aller tuer des juifs, déjà pour monter dans le monde futur. La logique, au niveau religieux, c'est que quelqu'un se dit: si je fais un acte religieux, parce que c'est un acte de djihad, et que le djihad est un pilier de l'islam, c'est quelque chose de très important pour eux, alors je vais faire quelque chose de grand.

Donc je suis sûr que je rencontrerai Dieu. Vous avez compris la logique ? La Torah refuse cela, elle le refuse simplement. La Torah dit non. Gadol Kiddouch Hachem, Hachem, Hachem. On préfère, dans la Torah, sanctifier le nom de Dieu dans ce monde plutôt qu'au-delà de ce monde. Il n'y a pas, dans le judaïsme, cette adoration de la mort. Au contraire.

Je reviens donc à cette idée. Dans la logique de la chose, on comprend qu'on se dise: je vais me rapprocher d'Hachem le plus possible, donc je vais faire l'acte le plus élevé possible pour rencontrer Hachem. Si l'on veut, le sacrifice humain que demande l'islam, même si l'on va expliquer pourquoi il n'est pas moral, possède une logique interne. Vous l'avez compris ? Vous savez, quand on parle de Chabbat, j'ai parlé dans une synagogue...

J'ai commencé à expliquer la différence, dans certains domaines, entre le judaïsme, l'islam et le christianisme. Tel que le font le Rambam, le Ramban, enfin tous les Hakhamim, ils ont l'habitude de discuter de ce genre de …

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