La parasha de Vayéshev
Rav Yossef David
Ensuite : La parasha de Vayetsé, 50 min
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Donc vous vous y attendiez. Donc on va parler un petit peu de la famille de Yossef, de ses frères, de la vente de Yossef. Donc on commence par Yossef. Yaakov, en fait, c'est quand même le tout-et-à-vote, celui qui a le plus galéré. Il n'y a pas quelqu'un qui a eu autant de problèmes, de dangers que Yaakov. Vraiment, le pauvre n'a pas eu de chance à ce niveau-là.
Et il s'est dit: bon, voilà, c'est bon, j'ai assez galéré, maintenant je vais me reposer un peu, j'ai ma famille. J'ai réussi à garder mes douze enfants en ville, et ma fille, c'était pas évident. Et maintenant je suis arrivé en Israël, j'ai pas mal galéré. Même Essav, il a fait une trêve. Et là, qu'est-ce qui se passe ? Boum ! Il a marqué comme ça, Rachi. Regarde, il y a quelque chose qui est… le midrach vient dire que Yaakov, il n'est pas ambassadeur.
Il y a marqué quoi ? Ça suffit pas, les tsadikim, qu'ils ont Olam HaBa ? Il faut qu'ils travaillent ! Chéin lo la menouha ba-Olam HaBa, qu'ils ont le repos dans le monde futur. Il faut que maintenant ils travaillent. Donc ça veut dire que, en vrai, et c'est pour vous que je dis ça, il ne faut jamais que vous vous arrêtiez. Jamais. J'ai compris ? Vayéchev, jamais. Bon, disons qu'il avait quand même un peu le droit, non ? Et il avait quel âge ? Cent et quelques ?
Bon, ça va, il n'a fait que galérer pour ne pas s'arrêter. Et Dina, et Lavan, et Essav, ils ne se sont pas arrêtés. Et Eliphaz, il y en a eu des trucs quand même. Réponse ? Non, t'as pas le droit. Et c'est un ancien mot pour nous, Rabotaï. Vous ne devez jamais, jamais vous arrêter. Jamais vous arrêter d'avancer, de faire avancer Am Yisraël, de faire avancer le monde. Jamais. Un jour vous partirez à la retraite, Bé'ézrat Hachem.
C'est pour vous une occasion d'en faire encore plus pour le hamestrem, d'étudier encore plus. Il y a des gens que je connais, je connais quelqu'un comme ça. Il était actif pendant sa vie. À la retraite, il s'est mis à glander. Et même quand il travaillait, il étudiait plus qu'à la retraite. Bon, c'est triste ce qui lui est arrivé, il a très vite atteint un Alzheimer, sénilité et compagnie. Et il y a marqué dans les Marques que les Talmidé Hakhamim, plus ils vieillissent, plus ils deviennent harifim, plus ils deviennent intelligents.
Et les meurs à Tsahal, ceux qui n'étudient pas: plus ils vivent, plus ils deviennent bêtes. Donc moi, je vous dis: il ne faut jamais, jamais s'arrêter d'avancer. Jamais. Partout où vous aurez une occasion, vous avancez. Des fois, faire un tiyoul, ça ne veut pas dire ne pas avancer. Faire un tiyoul aussi, c'est avancer. Mais avancez, ne glandez pas. Et quand vous êtes, par exemple, en France, Baroukh Hachem, vous êtes dans un endroit pourri, vous étudiez quand même tous les jours. Vous êtes tout le temps en train d'avancer.
Vous travaillez sur vos midot, vous voyez comment vous pouvez avancer vos connaissances en Torah, comment vous pouvez avancer votre développement personnel. Toujours avancer. Sincèrement, de la paracha, vous n'arrêtez jamais. Les rabbanim, quand on aura fait un peu quelques cours de Chicour Amidot, vous commencerez à avoir un cahier avec une dizaine, une quinzaine de pages. Je ne vous raconte pas comment vous pourrez avancer tout seul. Vous pourrez avancer sur des trucs dans votre vie, incroyable, tout seul. Parce que vous aurez appris à chercher les événements et à les résoudre.
Donc Vayéchev Yaakov, béérèts megourey aviv, Éle toledot Yaakov Yossef. Bon, là, il y a quelque chose de très violent. La Torah dit quelque chose de très violent. Vous n'avez jamais fait attention à ça. Et moi, avant que j'utilise Chéyennami, je n'ai pas fait attention non plus. Quand il y a marqué Éle, c'est pour dire Éle et pas ce qu'il y a avant. C'est-à-dire que Éle vient annuler ce qu'il y a avant. Quand on dit Vé'éle hamichpatim, alors les mishpatim se rajoutent aux mitsvot qu'il y a eu avant dans la Torah et tout.
Donc Éle, ça veut dire… Maintenant, ce que je vous dis, c'est: tout ce qui est dit d'autre, et ce qui a été dit avant, s'oublie. Donc c'est une phrase super violente. Et les deux autres, Yaakov, Yossef: c'est-à-dire que les autres, bye-bye. Plus besoin d'eux. Il faut comprendre que Yossef ressemble grave à Yaakov. Yossef a la même tête que Yaakov, plus ou moins. Vous vous rappelez comment Yossef a vu l'image de son père ? Vous vous rappelez l'histoire, quand il était chez Potiphar, et tout, et…
Là-bas, il allait fauter, et tout d'un coup, il a vu l'image de son père, et il a décidé de ne pas fauter. Ça n'arrive pas souvent. Et à l'époque, lui, il avait grandi entre-temps, et il n'avait pas trop le sourire de la glace. Tout d'un coup, il a vu son visage, et ça lui a rappelé son père. Et il n'y avait pas beaucoup de glaces à l'époque. Les miroirs qu'on connaît aujourd'hui, c'est quelque chose de très récent dans l'humanité. Avant, il y avait des choses qui reflétaient plus ou moins. Même un miroir, il faut qu'il soit très poli pour refléter, même en argent.
Ce n'est pas évident. Aujourd'hui, le fait qu'on arrive à étendre du mercure comme ça sur du verre extrêmement poli, bien lisse, qu'on arrive à fabriquer un miroir, c'est une technologie nouvelle. Même un truc de cuivre qui renvoie vaguement la lumière, et lui s'est vu vaguement comme ça, et il a dit: « Ah ! C'est mon père ! » Donc c'est possible, c'est Rachi qui le dessine: quand il s'est vu lui-même, ça lui a rappelé son père. Donc Yossef, vous imaginez, il a les mêmes rêves, il a les rêves comme son père. Il a tout ce qui lui est arrivé dans la galère.
Il est arrivé à son père. Son frère voulait le tuer. Son frère voulait le tuer. Enfin, il a énormément de rapports avec son père. Donc quand on dit « Éle toledot Yaakov Yossef », eh bien, ça fait un peu trembler, parce que ça veut dire quoi ? Tous les autres, qu'est-ce qu'ils vont devenir ? Vous comprenez ? C'est très très fort comme phrase. Il faut comprendre que Yossef aurait pu être la continuité de Yaakov, être Chadal, avoir tout Yaakov lui. Mais ça ne s'est pas passé, à cause de HaTfila. Dor Hachem. Grâce à la tefila.
Rachel, quand on dit Rachel, c'est Akeret HaBayit. Rachel est encore plus mère des enfants de Léa que Léa elle-même. Rachel s'est plus battue pour les enfants de Léa que Léa elle-même. Parce que Rachel a tout fait pour que les enfants de Léa restent dans le peuple juif. Parce qu'en vrai, il y a marqué que l'une des toladot de Yaakov, c'est Yossef. C'est fini. Qu'est-ce que vous cherchez, les autres …
Cours de Machon Meir
Dans la même série
311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.
- 23
La parasha de ki tétssé - 24
La parasha de la semaine : Devarim , le lien avec le 9av - 25
La parasha de la semaine : Matot-masei , les serments dans le judaïsme - 26
La parasha de Vayéra - 27
La parasha de Vayéshev - 28
La parasha de Vayetsé - 29
La Parasha de Vayikra - 30
La parasha de Vayishlah - 31
La parasha de vezot aberaha - 32
La parashat Tetssavé
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav