La parasha de ki tétssé
Rav Yossef David
Ensuite : La parasha de la semaine : Devarim , le lien avec le 9av, 52 min
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Présentation du cours
On va expliquer comment ce cours fonctionne, d'accord ? Ce cours ne ressemble pas forcément aux autres. Chaque rav que vous aurez ici a son style, il est très différent. Et, avec Hachem, vous allez sortir d'ici avec un enrichissement incroyable. Nous, nous nous engageons: après un an ici, vous serez complètement transformés par rapport à ce que vous étiez, vous serez des gens bien meilleurs, dans tous les domaines. Dans notre cours, qu'on étudiera tous les lundis, avec Hachem, ça va ?
On va essayer de répondre aux questions les plus dures que vous aurez, j'espère que vous en aurez, sur la Torah et sur les mitsvot. Des questions vraiment difficiles, que peut-être vous n'osez même pas poser. Pourquoi la Torah permet-elle ça ? Pourquoi la Torah demande-t-elle ça ? Pourquoi cela ne paraît-il pas normal ? Et on va y répondre, Bé'ezrat Hachem, vous verrez qu'il y a de bonnes réponses. Et on va vous donner des clés, à vous, pour que vous puissiez donner ces réponses aux gens qui vous entourent.
Parce que vous rencontrerez dans votre vie des gens qui ne sont pas forcément religieux, et vous aurez besoin de bonnes réponses. Des réponses profondes, parce qu'ils auront des questions profondes. Et s'il n'y a pas de bonnes réponses, vous les perdez. En général, la première question, ils vous la posent. Quand la réponse est bonne, ils vous en demandent une autre. Mais si elle n'est pas bonne, c'est fini. Donc, dans ce cours, on va voir essentiellement des choses difficiles, c'est-à-dire des choses difficiles à accepter dans notre mentalité à nous, qu'on lit dans la Torah. Et on va vous donner, Bé'ezrat Hachem, des réponses qui sont mitkablot, qu'on peut comprendre et qu'on peut recevoir.
Donc on va baser toute notre étude sur un ancien élément de Manitou, le Rav Djurav Cherki, qui dit la chose suivante. Écoutez bien, ça peut vous choquer: ce n'est pas parce que quelque chose est écrit dans la Torah qu'il est vrai. C'est parce qu'il est vrai qu'il est écrit dans la Torah. Vous comprenez la différence ? Ce n'est pas parce que quelque chose est écrit dans la Torah qu'il devient tout d'un coup vrai.
Bon, c'est écrit dans la Torah, voilà. Mais il était déjà vrai. C'est-à-dire qu'au niveau intellectuel, on peut l'expliquer, on va pouvoir l'expliquer. Et c'est pour ça qu'il est écrit dans la Torah. Vous avez compris la différence ? Donc, ce qu'on va expliquer, toutes les mitsvot qu'on va expliquer: parfois, il y a des mitsvot dans la Paracha qui vont nous paraître bizarres, des hukim qu'on ne va pas forcément comprendre. On va les expliquer, on ne va pas avoir peur. Dans toutes les Parachiot, on va chercher: là, par exemple, on a les 70 mitsvot, on va chercher les plus dures, les pires à expliquer, d'accord ?
Et si vous avez des questions, c'est encore mieux. Des questions pour expliquer pourquoi ceci, et pourquoi Hachem nous permet cela, et ainsi de suite. D'accord ? Ce sont les questions que vous aurez quand vous sortirez d'ici. Donc ce seront les questions qu'on va affronter dans la Paracha. Vous verrez qu'on a toujours, Bé'ezrat Hachem, des réponses qui tiennent la route, ou mieux que ça. D'accord ? Voilà pour une première introduction. Il y a une deuxième introduction très importante que je vais vous donner, et que vous-mêmes devrez utiliser ensuite quand vous parlerez avec des gens.
J'ai oublié ton prénom. — Binyamin. — Binyamin, reste avec nous, parce que sinon ça ne marchera pas. Regardez: aujourd'hui, je ne sais pas si vous avez remarqué, vous avez tous à peu près 18, 19 ans, n'est-ce pas ? 18 ? Tout le monde a 18 ? 20 ? Qu'est-ce qu'il y a de 20 ? 21 ? Yofi. À 21 ans, combien ? 17. À 21 ans, toi, tu dois mieux comprendre ce que je veux dire.
L'humanité, ces dernières années, ces cinq à dix dernières années, elle est tombée complètement au niveau des mœurs. C'est-à-dire qu'il y a dix ans, dans toute l'humanité, tous les pays occidentaux n'autorisaient pas, par exemple, les mariages entre hommes. Aujourd'hui, tout le monde tombe dans ça, d'accord ? L'humanité trouvait aberrant beaucoup de choses qui, aujourd'hui, sont considérées par tout le monde comme anormales. C'est-à-dire qu'il y a eu une évolution dans le sens du libéralisme, des valeurs libérales qui se sont beaucoup plus développées, beaucoup plus fortes qu'à un moment donné, et à tous les niveaux.
Les films sont moins casher qu'avant. Les gens parlent moins bien qu'avant. Vous comprenez, il y a une descente au niveau moral de l'humanité, et elle n'est pas lente, elle est très rapide. Et en cinq ans, on a vu toute l'humanité, la majorité des pays d'Occident, tomber et autoriser, par exemple, toutes sortes de mariages qu'avant ils interdisaient. Il est écrit dans la Guemara quels sont les derniers mérites qu'ont les Goyim. Il y a trois mérites qu'ils ont, les Goyim, et parmi les dernières choses qu'ils ont, c'est, ce qui fait partie des sept mitsvot,... c'est bien autant qu'ils ne le faisaient pas: c'était de ne pas donner une ketouba à un homme.
En gros, même si eux allaient avec des jahams, les jahams allaient avec des jahams avant, et ils n'instituaient pas cela comme une institution. Vous comprenez ? Et là, ils l'ont fait. C'est-à-dire que c'est vraiment parmi les derniers mérites qu'ils avaient à l'époque de la Guemara, et même cela, on voit qu'aujourd'hui, cela tombe. Donc, dans votre génération, vous allez devoir affronter des gens qui vont vous poser des questions, et parfois vous verrez que ce sont des questions qui viendront de manière très forte, et dont la valeur, pour eux, ce n'est pas la Torah, d'accord ? Et il faut savoir comment on répond à cela, parce que nous, nous croyons à ce que nous disons, Hachem.
Donc on va voir cela aujourd'hui. Et on va chercher tout le temps, dans les Parachiot de la Torah, des choses qui justement nous paraissent difficiles, d'accord ? Et là, j'arrive à la deuxième introduction que je voulais vous donner. Je vous pose une question, d'accord ? Quand vous sentez, par exemple, qu'on va voir au début de la Paracha qu'un homme a deux femmes, d'accord ? La Torah autorise la polygamie, Hachem ? La polygamie, ça vous paraît-il
normal ou anormal ? Plus ou moins normal, plus ou moins anormal ? Ça paraît un peu bizarre de nos jours. Quoi d'autre comme réponse ? Allez-y, lâchez-vous, on est là pour apprendre, il ne faut pas avoir peur. On n'est pas dans un endroit où tout le monde écoute, il n'y a que moi qui suis enregistré, pas de problème. D'accord, alors ? Qu'est-ce que vous dites ? La polygamie, ça vous paraît… Ah, quand il y a des filles, hein… Mais bon, qu'en pensez-vous ? Ça vous paraît anormal ? Normal ? Positif ? Négatif ?
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