La parasha de Vayetsé
Rav Yossef David
Ensuite : La Parasha de Vayikra, 49 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bonjour, bienvenue. Donc, paracha Béréchit. On continue avec Yaakov et Essav. Alors, Yaakov et Essav, vous savez, on a deux frères. Maintenant, on va voir Yaakov. Il arrive plein de tuiles dans sa vie, vraiment. Quand il rencontre Laban, Laban lui dit: « Bon, alors, comment ça va ta vie ? » « Ah, ma vie, j'ai que des galères. » Et il dit: « Ouais, il est passé de là à là, de là à là. » Il va, il vient, il veut fuir, il est en train de rouler, et après il arrive encore là-dessus.
Il n'arrête pas. Et on voit beaucoup le destin du peuple juif qui part en galout, qui est en danger. Donc, Yaakov, c'est la Kharan. Vous voyez Kharan ? Il va donc là-bas. Vous vous rappelez pourquoi il va là-bas ? Qu'est-ce qu'il va faire là-bas ? Pourquoi il part à Kharan et pas quitter Erets Israël ? Vous vous rappelez ? Non, ce n'est pas pour se sauver. C'est l'ordre de son père et de sa mère. Pour faire quoi ? Pour se trouver une femme, parce que là-bas il y a quelqu'un qui l'attend. Ce n'est pas le truc secret, c'est Hakadoch Baroukh Hou qui lui a dit: « J'ai un plan pour toi. » En même temps, il parle vraiment de ça. Oui. On a expliqué ça un peu la semaine dernière. Il y a Israël qui est très content de ce que Yaakov a fait.
Il faut comprendre qu'Israël a un problème: à qui donner la bracha ? D'un côté, il y a quelqu'un qui sait se battre, qui sait changer la planète, Mekir Hachar, et de l'autre côté il y a quelqu'un qui est un peu gentil, comme ça, Mekir Tsadik. Aucun des deux n'est bien. D'accord avec moi ? Aucun des deux ne correspond à quelqu'un qui peut avoir la malchout, qui peut prendre et créer un royaume qui va inspirer l'humanité et faire ce qu'il faut faire. Donc, a priori, il faut faire ce que la halakha dit, c'est-à-dire bénir les nés.
Et Yaakov, vous savez, il est marqué Ich Tam Yoshev Ohalim. Vous vous rappelez ? C'est quoi un tam en français ? Il y a deux significations, mais en vrai il y en a une qui est plus précise que l'autre. C'est quoi, tam ? Il y en a qui traduisent « intègre ». D'autres ? Vous ne connaissez pas notre traduction ? Allez, vas-y. « Naïf », d'accord. Il est marqué aussi « naïf », c'est aussi une traduction. Maintenant il faut voir la différence entre tam et tamim. C'est quoi tam, c'est quoi tamim ?
Tamim, où est-ce que vous avez entendu le mot tamim dans la Torah ? Il est marqué, sur Avraham, Hithalekh lefanaï vehyé tamim. Donc tamim, c'est quand même une qualité. Et Avraham, il dit: Hithalekh lefanaï vehyé tamim. C'est donc un ordre d'être tamim. Avec qui faut-il être tamim ? Im Chemelakha. Il ne faut pas être tamim avec n'importe qui. Maintenant, tam, c'est plus problématique que tamim.
Je vais vous donner un repère. Où est-ce que vous voyez le mot tam dans la Haggada shel Pessah ? Le fils tam. Et vous vous rappelez ce qu'on lui répond ? Quelle est la question du tam ? Vous vous rappelez la question du tam ? Il pose une question un peu bizarre. Non ? C'est le rasha, ça. Qu'est-ce qu'il dit, le tam ? Il dit: « Mah zot ? » Et on lui répond comme ça: « Be'hozek yad hotsiénou Hachem mi'Mitsraïm »: car avec la force
de la main, Hachem nous a fait sortir d'Égypte. Donc, qu'est-ce qu'il ne comprend pas, le tam ? Parce que le tam, il connaît la Torah. Vous vous rappelez Ich Tam et Yoshev Ohalim ? Qu'est-ce qu'il ne comprend pas, le tam ? Il y a des choses qui se passent avec la force. Vous comprenez ? C'est un bakhour yeshiva, le tam. Il est gentil. Mais il ne comprend pas qu'il y a une yad, une force. Il croit qu'on va tout régler avec l'amour, que tout va bien
se passer, qu'on va tout expliquer. Non, il y a du mal sur terre. Le mal sur terre, il faut le combattre. Le mal sur terre, on ne veut pas l'embrasser. Si d'autres gens le veulent, ce n'est pas notre affaire. Mais voilà ce qu'on répond au tam, c'est la réponse. Et d'après la réponse, on comprend ce qu'est la question. Vous comprenez ? Vous avez compris le problème. Donc, c'est quoi un tam ? C'est quoi Ich Tam Yoshev Ohalim ? Vous comprenez pourquoi il ne peut pas voir
pourquoi… Tout l'apprentissage, tout ce qu'on va voir dans Parachat Toldot et dans Parachat Vayetsé, c'est l'apprentissage de Yaakov Avinou pour passer de Tam Yoshev Ohalim à un nouveau personnage qui va s'appeler Israël.
Mais ce passage ne va pas se faire sans perdre des plumes. Oui. Il est marqué que quand… Non, écoutez-moi. Quand Yaakov arrive déguisé en Essav, il se rend compte qu'il y a un problème. Parce que d'un côté il a les mains d'Essav, de l'autre côté il a la voix de Yaakov. Quand je dis la voix, ce n'est pas le ton de la voix, on est d'accord. Il n'y a qu'à lire les dialogues. Il faut que j'en parle. L'un parle comme un rasha, l'autre parle comme un
tsadik. Donc, bon, ce n'est pas compliqué. Donc il y a deux possibilités. Est-ce que c'est Essav qui a fait techouva, que tout d'un coup il s'est mis à parler normalement ? Ou alors, c'est Israël, c'est Yaakov qui est déguisé avec ça. Parce que, bon, on ne peut pas croire que pendant la nuit il y a eu quinze centimètres de poils qui ont poussé sur les bras. Et lui-même, Israël, il pose la question: « Dis-moi, c'est vraiment toi, mon fils Essav ? » Et à la fin,
quand il s'est rendu compte que c'était Yaakov, qu'est-ce qu'il lui dit ? Gam baroukh yihyé. Donc, c'est Yaakov, il est très content. Tu vois, il dit: Gam baroukh yihyé. Qu'est-ce qu'il faut bénir ? En général, si quelqu'un t'a volé ta paracha, tu vas lui préparer une petite malédiction, non ? Et lui il dit non, très bien, bon, ok. Il trahit, et toi tu es content. Tu es content de ça.
Donc vous comprenez: le personnage du tam est un problème, un personnage problématique qui doit apprendre. Qu'il apprenne que dans ce monde, il y a ce qui est écrit: Im tsadik ata, avec quelqu'un qui est droit, tu dois être droit. Mais avec quelqu'un qui essaie de rouler, tu n'as pas le droit de le laisser rouler. Vous comprenez ? Et l'apprentissage de Yaakov, c'est ça. J'ai pas compris, pourquoi il a besoin de prendre la paracha comme ça ? À qui il prend la paracha ? Il l'a vendue, non, son droit d'aînesse ? Alors il n'a pas besoin de ruses, ça lui revient de droit. Mais il a affaire à quelqu'un avec …
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