Les melachot de Chabbat : règles générales et melakha mahshevet
Les 39 travaux interdits, la règle av et toledot, et la melakha makhshevet, expliquées par la Michna.
Rav Malko Souffir
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Ça va être en français cette fois-ci, vu que c'est pour… Regardez. Une fois qu'on a vu ce qu'on avait vu jusqu'à présent: les lois du Kiddouch, on a vu Kabbalat Chabbat, on a vu Amira le Nokhri, ce qu'on a le droit de demander ou pas demander à un juif. Maintenant on va entrer dans les mélakhot elles-mêmes, dans les travaux, les 39 travaux qu'on a.
Avant qu'on rentre vraiment dans les détails des travaux, il me semble bien de faire d'abord une introduction qui concerne toutes les règles générales. Il y a quelques règles générales qui concernent toutes les mélakhot de Chabbat. Alors, première règle que vous avez devant vous. Dans la Guemara de Chabbat, la Michna nous donne une liste.
La liste des 39 travaux interdits à Chabbat. On va les voir, c'est-à-dire qu'on va les lire ensemble. Avot mélakhot arbaïm ‘hasar ahat: la Michna dit comme ça. Les travaux de Chabbat, c'est 39 avot. Pardon ? 40 avot, pardon. 40 avot… Et la Michna dit: zoréa, Semé, Choresh, Laboureh, Kotser, Kueyich, Meamer. Là, il y a marqué un, OK ? Meamer…
C'est vrai qu'une fois on fauchait le blé, et il était dans les champs. C'est-à-dire que le 1er juin, on les a rassemblés, on faisait des tas comme ça. Aujourd'hui, une moissonneuse, une batteuse, elle fait tout à la fois. Même l'étape d'après, l'étape d'après, c'est Dach: on écrasait le blé, on le frappait, de sorte à séparer l'épi, le blé, les grains, etc. C'est comme battre le blé. Ensuite, Zoré, après, Zoré, c'est vané: on le jette au vent, et les parties qui étaient plus légères s'en vont, et
ce qui est un peu plus lourd redescend. Pardon ? Zoré, vané, vané, OK. Vané, zoré. Ha Borer: borer, c'est trier. Tochen, pour au mou. Meraked, c'est tamiser. Ha Lash: une fois qu'on a la farine, on en rajoute un peu d'eau, on en fait une pâte. Ha Ofé, c'est le mettre au four. Ha Gozez, c'est a tsemer. Maintenant, tout ça, les onze premières qui concernent… comme pour fabriquer du pain, d'accord ?
Après, on a Gozez et Atsemer, ceux qui tondent la laine. Melabno, on le fait, on le nettoie. Menapez, c'était comme on le peignait: c'est-à-dire qu'il y avait des tas de laine, on prenait des sortes de grands peignes comme ça, pour séparer les fibres. Et vatsovo, c'est le colorer. Hatove, c'est en faire des fils, des filets.
Après, il y a trois mélakhot. Messech, Ostechteh Batenirin, Voreghtechoutim: c'est lié au tissage. Il y avait préparer la machine, d'une façon, ce qu'on appelle le tchi, c'est le… dans le… qu'on préparait le tissu, tchi ve-erev. Il y a des fils, il y a une… horizontale et verticale. Et donc, il y avait… on préparait la machine, peut-être avec les fils comme ça, puis une autre préparation, une étape, donc on venait dans la machine.
On met les fils dans l'autre sens, ce sont les deux premiers. Et après, c'est quand on commence à les mettre ensemble. OK ? Il y a déjà, à l'époque, il y a plusieurs centaines d'années, un des commentateurs de la Michna me dit: les machines à tisser de l'époque de la Guemara, ce ne sont pas des machines à tisser de notre époque. Il y a quelques centaines d'années, donc c'est encore moins les mêmes machines à tisser qu'à notre époque. Mais bon, bref. C'est trois mélakhot, trois actions qui sont liées à la préparation au tissage, au tissage lui-même.
Lorsqu'on ouvre deux fils qui étaient liés ensemble, qui étaient tissés, qu'on les défait, il faut mieux les refaire. Vous savez, parfois quand on tricote quelque chose et qu'on s'aperçoit qu'on a fait quelque chose de tordu, il faut défaire pour refaire à nouveau. Ça, c'est potsesh, tekhoutim, c'est-à-dire lorsque tu ouvres deux fils pour les retisser à nouveau. Ha-kosher, faire des nœuds; matir, tu ouvres, ça, on ouvre pour refaire le nœud aussi. Atofer, Chtit firot, coudre, deux pointes de couture.
Une fois encore, parfois, une fois qu'on a cousu, on sent qu'on a mal cousu quelque chose, on défait ce qu'on a fait pour le refaire à nouveau. Hachat, tsvi: capturer. Un… un serre, Shorto, les gorgées, mafchito, le dépecer, enlever la peau. Molkho, les mloch, c'est saler la peau, c'est une étape dans… Pardon ? Pour qu'on se conserve quand même, pour enlever tout ce qui est…
Tout ce qui risque de pourrir, etc. Malchoh. Après, me'abed et ha-or: on tanne la peau. On la tanne, on la travaille. Me'marko, on la lisse. Me'chatro, on la coupe, mais on la coupe selon un patron. C'est-à-dire que la couper, c'est-à-dire qu'avant de… lorsqu'on veut faire… C'est-à-dire qu'on la coupe selon une mesure bien particulière. Quelqu'un qui fait de la mode, un styliste ou un couturier, avant de couper, il fait un patron bien défini, exact. Il faut que vous essayiez de le couper.
Ça, c'est amechater: amechater, c'est couper selon une mesure. Akotech Teotiyot, celui qui écrit deux lettres. Mourek melech tov teotiyot, lorsqu'on efface deux lettres pour réécrire. Bonner, construire; sauter, détruire. Détruire pour reconstruire. Ha-mechabe, ha-mav'ir: éteindre quelque chose, éteindre une flamme. Mav'ir, rallumer une flamme. Makeh be-patich, le dernier coup de marteau. Ha-motsi mi-réchout le-réchout, lorsqu'on fait bouger un objet d'un lieu…
…à un autre, de la maison à la rue, de la rue à la maison. Hareï ha-havot melakhot, havoyim chasaychat, sessele melakhot, 40 mo'azah. Donc on a une liste comme ça de 39 travaux.
Ces 39 travaux étaient présents dans le Mishkan, dans la construction du tabernacle. Et on a commencé qu'à 39 travaux. Les Amoraïm avaient, dans la Guemara, commencé à 39 travaux. Il y en a un qui dit: parce qu'il y a marqué 39 fois le mot mélakha, travail, dans la Torah. Il y en a un qui dit: c'est ce qu'il y a au Mishkan. De façon simple, il y a marqué dans le Rambam: on savait qu'il y avait 39 travaux, on avait reçu ça de Moshé à Har Sinaï. Et puis, après, on a vu quels sont les 39 travaux qui étaient nécessaires à la construction du Mishkan. Et ça va être qu'un… Quarante moins un. Mais le farchim, on ne parle pas de ça. Mais de façon simple, d'abord, ça peut être facile à retenir.
Deuxièmement, c'était aussi lié à, comme, les makot. Il y a aussi quelque chose qui donne des coups. Et lorsqu'il y a quelqu'un qui a transgressé quelque chose dans les cours, on se dit: ça peut aussi être 40 moins 1. Pourquoi 40 moins 1 ? Parce que dans la Torah il y a marqué 40. Parce que dans la Torah, on peut prendre 40 coups, mais on va en enlever un. De façon simple, je pense que c'est plus facile à retenir, 40 moins 1 que 39. Et il y a Indrasha, on en a déjà parlé …
Cours de Machon Meir
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