Voir le divin dans toute la réalité
Le Rav Kook invite à percevoir la vitalité divine qui anime la matière, la nature et l'histoire humaine.
Rav Yaakov Nahon
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Nous avons la page Kaf Zayin dans Orot Israël et *Tri'atho. On va essayer de commencer ensemble, si tu veux. Quand ils viendront, on reprendra. Comme je vous le dis, ce cours est un peu abusif par rapport à la situation, mais je le présente comme un cours qu'on étudie ensemble. Je suis loin d'avoir…
On va essayer d'avancer ensemble. Tu veux ?
Tu lis la première phrase, celle qui fait trois lignes. Askira… Poelle… Poelle… Or Kadosh. Or Kadosh. Al Melo. *Melo Kolam. Je ne sais pas si c'est… Il se peut qu'il existe des éditions ponctuées, dans l'Europe.
Je ne sais pas. Un étage en dessous, Israël, Tri'atho. Je vais demander à Israël, qui connaît ça. Alors je prends ça. Je reprends avec toi. Askira. Bon, Askira, c'est l'analyse, le regard pénétrant, qui essaie de rechercher, d'analyser, de voir. Et qui s'intéresse essentiellement, dans sa recherche, à la relation entre le divin et la vie.
Tu peux regarder la vie sans du tout chercher à la mettre en relation avec l'existence d'un Dieu qui se cache derrière la réalité. Ou bien tu peux essayer de voir les choses à ce niveau-là. Pour vraiment le voir, il faudrait être un as de la connaissance de tous les mécanismes intérieurs qui animent la matière.
Parce que je me souviens, quand j'ai fait mes études de physique en grand, il y avait tout un message qui ressortait du fait que la matière, inerte en apparence, est à l'intérieur pleine de vie. C'est-à-dire qu'au niveau de chaque atome, il y a tout ce que tu veux comme vitalité, ce qu'on appelle des noyaux et des électrons, et toutes des lois de vitalité. Ça remue dans tous les sens, c'est plein de vie.
Être capable de voir la nature comme étant finalement un endroit où la grandeur, la vitalité divine, s'exprime partout. Donc, à ce qu'Ira le regard analysant, disons. Un peu comme ça. À Roé.
C'est un texte. Je crois qu'on l'a un tout petit peu vu ensemble, mais ceci n'est qu'une khazarah parmi les cent et une khazarot* qui devraient nous accompagner. Donc le regard analysant, scrutant. Aroé eta koua khay loui ya khay, qui est capable de voir. Il dit « Aroé* », qui voit, mais c'est grâce au fait que c'est vu avec intelligence, ce qui permet de voir. *Aroé eta koua khay loui ya khay…
Voilà: force divine, pleine de vie. Ou poel, donc koach Elohi poel, donc agissant. Tu vois où on en est ? Tu sais où on en est, hein ? Tu sais ? Kavzayim ? Kavzayim ? Il faut traduire, mais il faut aussi essayer de comprendre ce que le Rav veut dire par là.
Le mot *Toafot, peut-être qu'on va le traduire par « en vol », l'envol de ses forces. Mais apparemment, c'est l'impression… Le Rav Kook, avec son regard mystique, voit le monde…
Et le Rav Daniel aussi ? Et le Rav Daniel ? J'ai tout dit. Donc, Toafot Gevurotav, c'est, disons, l'envol de ses forces. C'est le côté actif, qui est le résultat de la volonté divine qui agit dans la nature. Mais, en même temps, l'expression Romemut Kocho, l'élévation de sa sainteté, on va voir la suite, mais enfin…
Et si on parle de dimension de Kodesh, qui est sensible, on va trouver à un moment donné une dimension qui est une dimension humaine. Au niveau de l'individu, au niveau du collectif. Mais la kedoucha divine se révèle, et elle se révèle essentiellement dans… Waouh ! Que Dieu te garde. Où as-tu trouvé ça ?
On va relire encore cette phrase, si vous permettez. La première phrase, ce sont les trois premières lignes. D'accord, Yitzhak ? Les trois premières lignes.
Askira, c'est l'analyse, le regard analysant, comme ça. A Roé, je dis ça sous un temps qui est capable de voir.
Et Tako Achai Luki, la force divine, achai*, pleine de vie. Apparemment, la rencontre avec la notion de vie est une rencontre avec des réalités qui se meuvent, qui évoluent, qui percent, qui avancent. Ce n'est pas quelque chose qui est simplement lumineux. C'est quelque chose d'agissant. Une force divine vivante.
Et pour elle, et agissante, Bé To'afot Guevourotav. J'ai proposé de traduire ça par « dans l'envol de ses forces », c'est-à-dire quelque chose qui va dans tous les sens, To'afot. Et Guevoura, c'est lié à la capacité d'action, la force. D'un côté, c'est la capacité d'action, et, parallèlement à ça, le fait que tout cela est relié quand même à une dimension de divinité dans toute sa sainteté.
Cette sainteté, comme je disais, ce n'est pas dans la relation avec la simple nature, mais c'est tout à fait dans la relation avec les événements humains, où la dimension de la kedoucha peut être captée et sentie par l'être humain.
Donc l'élévation de sa sainteté. Bechol Mesibot HaTeva: d'un côté, toutes les vitalités de la nature. Mesibot, apparemment, c'est rentrer dans les mécanismes de cause à effet, c'est ce que je propose, qui mettent en vie la nature. Mesibot HaTeva*, à l'intérieur de toutes les… l'immensité des mécanismes et des…
Il y a des processus qui rentrent dans la nature pour la faire avancer. D'une part, ça, c'est au niveau de la nature elle-même. On ne parle pas encore de l'homme. Et aussi, plus tard, *Bechol Adichot, Ruchot Adam: aussi, voir la main de Dieu dans la façon dont procède et avance l'esprit humain, et aussi dans la façon dont les collectifs humains se rencontrent.
Dès qu'un collectif humain prend des dimensions importantes, cela se traduit à un moment donné par des guerres. Quand on fait un peu un retour sur l'histoire humaine, on voit que souvent les peuples qui finalement font la guerre sont des peuples qui commencent quelquefois par une poignée.
Mais qui ensuite commencent à grandir, à grandir, à grandir. C'est comme ça qu'on décrit, par exemple, Rome, qui avait commencé avec Romulus et Rémus, des choses comme ça. Et ensuite, ça s'assoit peu à peu. De la même façon, c'était le cas de l'islam, de la même façon le cas du peuple juif, qui entre sous la forme d'une famille de soixante-dix personnes en Égypte, et qui ensuite se retrouve en sortant de là-bas: six cent mille hommes prêts à faire la guerre, plus ce qui les accompagne.
Dans tous les cheminements de l'esprit humain, la main de Dieu est là. C'est ce que je dis: dans toutes les complications des guerres, qui proviennent du fait que ces collectifs, en grandissant, cherchent à s'étendre, et il y a une rencontre qui… Très souvent, cela se traduit par la guerre pour fixer les limites de chacun de ces groupes, où va se trouver la frontière entre l'un et l'autre.
Et la guerre, finalement, repousse les frontières dans un sens ou dans l'autre. En général, c'est ce qu'on voit à la fin d'une guerre: on voit qu'il y a des changements de frontières, n'est-ce pas ? Il faut tourner tous les contenus. Je vais proposer dans le Tatoué, Tatoulement.
Cours de Machon Meir
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