Éradiquer le mal : retirer les étincelles des écorces
Deux voies face au mal (kovets et yachar) et pourquoi la seconde est l'idéal, à la lumière d'Orot.
Rav Yossef Benshoushan
Ensuite : La force du peuple d'Israël dans la pensée du Rav Kook, 54 min
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## Lecture du passage
Attends, on va prendre la partie de la page 48. Tu vois le paragraphe d'après, cinq lignes après ce que tu m'as dit. Continue. Hein ? Continue un petit peu. Alors, page 3, ligne 48.
Pas grave. C'est juste des psoukim qui imagent ce qu'il a voulu dire: quelqu'un est tombé, il est descendu dans le puits et il a rentré la lance dans le cœur de… On peut faire ça vite fait si vous voulez, regardez. Donc on a expliqué que de cette manière, toutes les forces sont vives, toutes les forces sont mises en expression, aucune force n'est opprimée, etc. Ichraï Rav Perni, vous voyez, ligne 43. C'est un pasouk. Un homme vivant.
Qui est multitâche. Qui œuvre dans plusieurs domaines. Mekabtsehel, c'est son nom. Chéribav et Kippes par l'émouna Torah. Qui a multiplié les actions pour la Torah. Chenshoum, Milchamak, Vidalo. Aucun combat ne lui est difficile. Chekolkoa, Khadira, Mitraber, Iba-Miniot, Ayoter, Minimuatzot, Oumenatzer. Les forces les plus fortes.
Et lorsqu'elles réalisent des entraves, il arrive à les vaincre. Et chez Kol Machiah Ichtamesh Boletova, Inam Shavim Tarhatedo, l'Akbirono: tout ce dont ils peuvent se servir pour le bien leur revient dans les mains. Odo Ben Yitzro, dans sa seconde heure, il rapporte un passage pour imager cela, où il cache N'Yeriel Moab, se veillant guérir. Il a réussi à mettre à mort ses deux soldats.
Ouyarad Wyika est arrivé tôt à bord Béaumachaleg. Il est descendu dans le puits et il a réussi à mettre à mort le lion Béaumachaleg, dans un jour enneigé. Wyika a dit Shemitri. Il a aussi mis à mort l'Égyptien, qui avait une allure extraordinaire, qui tenait en main une lance, et avec sa propre lance, il l'a mis à mort. De quoi s'agit-il ? C'est d'être capable
de se servir des forces contraires, des forces destructives, et d'en retirer les aspects positifs pour les détruire et mettre en évidence le bien. Cela vient conclure tout ce qu'on a appris jusqu'à maintenant. On est donc à la page 3, ligne 48. C'est bon ? Ok.
Cela veut dire qu'il y a des forces de Touma très fortes, qui attirent vers elles énormément de personnes, d'adeptes d'idéologies négatives. Être capable d'en retirer les aspects positifs, s'en servir à bon escient et, par là même, détruire ces idéologies négatives. Cela s'appelle, dans la chambre de la Kabbale, lo tsi nitsetso takdoucha mea klipot: retirer les étincelles de sainteté des écorces, des épluchures d'impureté.
Quarante-huit. Kéaprat kenak lal, c'est-à-dire aussi bien pour l'individu que pour le collectif. Kéader khanékhona ilol italer madrega tartona shalomoussar glali: lorsque le bon moyen, pour lui, est bas. Azimoumna mader hinemoha: il est vrai que ce moyen est bas. Parce que de quel moyen parle-t-on, vous vous rappelez ? Il y a deux manières de servir Dieu: Kovech et Yachar.
## Kovech et Yachar
Kovech, je résume: broyer toutes les forces qui sont susceptibles de me mener à faire du mal. Ce n'est pas trop mal, puisqu'on peut faire du mal, mais d'un autre côté on tient au sort, à trois quarts mort, c'est-à-dire à quatre quarts mort. C'est-à-dire ? Donc ce n'est pas l'idéal. Mais si c'est le seul moyen de tenir la route et de ne pas pécher, il faut être prêt à payer le prix. L'idéal est au contraire de se servir de toutes les forces qui sont en toi, et d'en opprimer aucune, mais toutes pour l'idéal divin.
Hein ? Pareil. Le klal aussi, c'est encore plus. Si le klal, son seul objectif, c'est de faire du mal, il vaut mieux le broyer. Ça, c'est ce qui va développer, c'est ça qui va développer. C'est pourquoi en Erets Israël, où la dimension essentielle est la dimension du klal, le kovech n'a aucune chance de réussir. C'est-à-dire ? Donc on reprend.
Lorsque son seul moyen de tenir la route est de se servir de la morale basse, qui est la morale qui broie les forces. Azimouna, ma derech inimouha: il est vrai que ce moyen est bas. Khachouha, ténébreux. Ouméléam, méhoumok, milchama: il est empli de guerre interne, parce que quoi que tu fasses, tu es mal dans ta peau. Si tu laisses aller tes plaisirs et que tu pèches,
ta bonne conscience n'arrête pas de te mortifier, de te dire que ce n'est pas bien ce que tu as fait. Donc tu te sens mal dans ta peau. Et si tu as renoncé à tes plaisirs pour faire plaisir à Dieu, tu as comme l'impression d'avoir perdu, parce que tu as opprimé toutes tes tendances. C'est ce que dit Israël: Oï dimi yetsri, oï dimi yotsri. Malheur à moi à cause de mon penchant, malheur à moi à cause de mon Créateur. Quoi que je fasse, je suis dans la galère.
Vous savez, c'est ça ce qu'il veut dire: Melat Milchamot. Plus bas, ligne 49, cependant: Une koalak vedouchera, malgré toute sa lourdeur, cette approche du kovech est légitime, n'est-ce pas ? Ces moyens sont légitimes. Car, de cette manière, les forces négatives qui sont en toi sont neutralisées. Ayad ha-Govereti ha-Az she-le-Yosher.
## Le kovech, moyen légitime mais bas
Ce qui est au-dessus dans la personnalité, c'est la droiture, la tsedek, le fait que tu sois tsadik, c'est le tov, le bien, la touchia, keffia, mouvanar, gile, mouskam, shigamane, le berouba, minamondi, mimatsa, vaqivisha. Cet ordinaire général, dans toute la littérature qu'on a, ce qu'on prône, c'est le kovech, dans tout le livre de morale. Par exemple, il parle aussi de cet ordinaire, à part le dernier perek, le chapitre 26, dans lequel il parle de la goucha, Zayachaf.
D'accord, d'accord. Il ne faut pas se leurrer. Mais on verra la différence. Donc pour Ma'akhidou, Chabbat Hachouk: gamadrachim shem apratiim shalahem inamelim ilchama. C'est un pli de guerre. Benitzachonirdab: il y a pas mal de victoires. Gamem ishtamshim b'samim amarim: et ils usent de poisons amers. C'est-à-dire que les médicaments sont des poisons amers.
Le médicament n'est pas conseillé pour les gens en bonne santé. Le médicament, c'est un poison. C'est un contre-poison au poison que tu as dans ton corps. Mais parfois, il n'y a pas le choix: il faut boire ce poison pour rester en vie. De même, toute cette école de pensée des moralistes qui te disent que si tu as une tendance quelconque vers la faute, droite et forte, c'est un poison qui détruit ta personnalité, sans aucun doute.
Mais il t'invite à mourir. Donc c'est mieux que rien. Les maniakoumou, c'est vrai que c'est un poison, mais finalement, page 4, on tourne. Les maniakoumou, voilà, il manque quelque chose, c'est mort. Ah, c'est la suite: Veiyamdou l'aglèm, pour qu'elles se tiennent sur leurs pieds. Avalmikol makom, aut vatsedek biminam. C'est vrai que cette approche est assez destructive, mais elle est légitime, parce que, tout …
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