Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

La paracha de Dévarim : la préparation à la terre d’Israël

43 min

Rav Yossef David

Ensuite : La paracha de Pinhas :le vengeur non masqué !, 32 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Pour commencer, il reste une seule page à Devarim. On commence donc le nouveau livre de la Torah, Devarim. Il est appelé Meshatoran, c'est-à-dire que c'est un livre qui va résumer, enfin, préparer les Bné Yisraël à l'entrée en Erets Israël. Historiquement, même si je ne le dessine pas, on a exactement la date du livre, de la première fois, puisqu'il y a marqué comme ça. Et voici les paroles que Moshé a dites aux Bné Yisraël.

Devant le Jourdain, dans le désert. L'endroit où il se trouve, quoi. Il y a toute une description géographique qui n'est pas vraiment géographique, qui est plutôt temporelle. Khad et Seriyam, on nous parle des différents passages et on nous donne l'endroit. On se trouve à cinq semaines, en fait, du décès de Moshé Rabbeinou. Donc tout le livre de Devarim se situe pendant ces cinq semaines.

Moshé Rabbeinou est à la fin de sa vie, à la fin de la Torah, et il est en train de nous donner un résumé de l'ensemble, puisqu'on a, je ne sais pas, une centaine, deux cents mitsvot rien que dans le livre de Devarim. Mais a priori, dans le livre de Devarim, il n'y a pas de nouvelles mitsvot, des choses complètement nouvelles. Ce sont des détails, des choses sur des mitsvot qu'on a déjà énoncées. C'est pour ça que vous ne verrez pas, par exemple, de korbanot, de

sacrifices, dans le livre de Devarim. Pourquoi ? Parce que les korbanot, on ne peut pas les inventer. On ne peut pas dire: ah oui, ça c'est un autre détail, on va le rajouter. Ce sont toujours des choses qu'on reçoit. On n'a pas le niveau d'inventer une mitsva ou de déduire une mitsva avec les outils qu'on a de la Torah, les treize midot pour déduire des lois quand on a les versets. Je le sais, je fais mes notes: on n'est pas capable d'inventer un korban. C'est impossible.

Un sacrifice est au-delà de nos capacités.

C'est des choses qui peuvent venir, ou non. Donc dans tout le livre de Devarim, il n'y a pas de sacrifice. Mais on a beaucoup de détails, beaucoup de mitsvot, beaucoup de détails.

Qu'est-ce qui va se passer ? On est dans le livre de Devarim. Tous les gens qui sont dans cette paracha sont les gens qui vont rentrer en Erets Israël. La malédiction de Tich'a BeAv, dont on va parler dans la paracha, est finie. Et Moshé Rabbeinou va s'adresser aux gens qui vont entrer ici.

Vous verrez que le style du livre de Devarim est différent du style de tous les autres livres de la Torah. Dans toute la Torah, il y a marqué Vayedaber Hachem el Moshé: c'est comme si Moshé Rabbeinou prenait sa plume et qu'il écrivait exactement ce qu'il entendait, chaque mot à dire. Et quand il est écrit dans un texte Hachem a dit à Moché, c'est qu'Hachem lui a demandé d'écrire chaque mot. Là aussi, Hachem lui a demandé d'écrire chaque mot. Dans Devarim, les Chazal disent qu'il n'y a pas de différence.

Mais Moshé Rabbeinou parle comme les autres prophètes. Tous les autres prophètes, vous savez comment ils parlent ? Ils ne parlent jamais comme ça. Il n'est jamais écrit dans aucun prophète, sauf Yehochoua, Hachem a dit. Toujours, ils racontent: Hachem m'a dit, et moi je vais vous le raconter. C'est pour ça que le nom est différent. Vous imaginez: quand il y a un texte où il est écrit Hachem a dit, tout ce qui est au-dessus a été dicté, lettre par lettre, virgule, point. Si tout d'un coup un

prophète vient et dit: Hachem m'a dit, bon, je vais vous raconter, c'est ce qu'il a eu comme vision prophétique. Le livre de Devarim aussi est dicté lettre par lettre, mais Moshé parle déjà comme les autres prophètes. Dans le livre de Devarim, il est écrit tout le temps Vayomer Hachem, et là, il dit: Hachem m'a dit, comme les autres prophètes. Donc vous comprenez que Moshé commence à s'exprimer comme les autres prophètes.

Et vous allez voir que le livre de Devarim lui-même est un passage de direction du peuple, de Moshé, le prophète. On l'avait déjà vu dans le livre de Bamidbar, à toutes sortes de gens qui vont l'aider à transmettre le pouvoir. Il faut comprendre que c'est inhumain qu'une seule personne dirige tout et ait tous les pouvoirs. Ça ne me dérange pas quand c'est Moshé, mais Moshé Rabbeinou avait quand même tous les pouvoirs. Il était à la fois tout le Sanhédrin, alors qu'il n'y a pas encore de Sanhédrin à cette époque; il n'y avait pas d'Assemblée des Grands Juges à l'époque de Moshé. Elle a été créée plus tard, à l'époque de la Pachtat Hatorah.

C'est lui qui menait les guerres. C'est lui qui partait en guerre. Og, toute la conquête du Jourdain, c'est Yehochoua qui l'a faite. Les autres ont participé, mais pas beaucoup plus que ça: c'est Yehochoua qui a fait le travail. Moshé était roi, il était Kohen Gadol, il entrait quand il voulait dans le Beit Hamikdash, il y avait la Kohona, tout ça. Il était aussi Roch HaSanhedrin. Il était tout ça en même temps, c'est beaucoup pour une personne. En fait, ce n'est pas humain, parce que ça ne

peut pas être la même personne qui est à la fois grand prêtre et grand juge; ce sont presque deux personnalités opposées. Ce n'est pas normal qu'une personne tienne tout ça. C'est possible quand on est à la tête, mais petit à petit, quand le passage des pouvoirs va se faire, on va voir que Moshé va devenir moins central, il est toujours central, mais il va être moins unique dans sa direction du peuple.

C'est le passage d'une direction qui se faisait avec des miracles, comme Moshé Rabbeinou savait la faire, vers une direction plus naturelle, par des hommes qui vont faire des erreurs ou qui vont avancer à leur rythme. Et pourquoi, à votre avis, HaKadosh Baroukh Hou fait-il ça ? Quel est le but ? On était très bien avec Moshé, pourquoi a-t-on besoin de faire ça ?

Oui. C'est-à-dire que le but de l'histoire, c'est que les hommes, et donc Am Yisrael, fassent ça pour l'humanité: qu'ils rencontrent Hachem de leur plein gré. Il y a un but, il y a un accomplissement dans l'histoire qui doit se faire pour que l'histoire ait réussi. Il faut que les hommes, c'est-à-dire Am Yisrael pour les hommes, parce que les hommes préfèrent faire ça tout simplement, ils préfèrent faire ça tout court, arrivent à réaliser ce projet, où ils ont pris leurs responsabilités en tant qu'hommes. Ils répondent à la première question qu'Hachem a posée à Adam HaRishon: Ayékha ? Où es-tu ?

Adam HaRishon n'a pas vraiment répondu: il s'est caché dans la forêt. Il n'a pas forcément donné la bonne réponse ce jour-là. À cause de ça, on n'a personne qui a vraiment pris la responsabilité d'être en face d'Hachem et de prendre avec lui le véritable partenariat de la création, tel que c'est le but. …

Cours de Machon Meir

Dans la même série

311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.

  1. 9
    korah et la machloket qui n'est pas leshem shamaïm
    Pourquoi Korah conteste Moshe, et ce que la Michna des Pirkei Avot oppose à sa querelle égoïste.
    42 min
  2. 10
    Matot-Massé'é : la demande des tribus de Gad et Réouven
    Pourquoi Gad et Réouven veulent s'installer en Transjordanie, et comment Moché répond à leur demande.
    40 min
  3. 11
    Tetsavé : pourquoi le nom de Moché disparaît
    Deux enseignements, celui de Moché et celui d'Aharon, et l'huile qui doit être renouvelée chaque jour.
    32 min
  4. 12
    La paracha de Chelah leha: la faute des explorateurs
    46 min
  5. 13
    La paracha de Dévarim : la préparation à la terre d’Israël
    En cours de lecture
  6. 14
    La paracha de Pinhas :le vengeur non masqué !
    32 min
  7. 15
    LA PARACHA: BALAK (24/07/08)
    1 h 15
  8. 16
    La Parachat Matot-Massei (17/07/12)
    52 min
  9. 17
    Moché, Yehochoua et la succession à la tête du peuple
    Pourquoi Moché demande un successeur et comment Rachi résout la contradiction entre deux versets de Pin'has.
    35 min
  10. 18
    La Parasha de Beshalah
    49 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav