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La Parasha de Bo

49 min

Rav Yossef David

Ensuite : La parasha de Chemot, 54 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Hachem dit « Boum ». Boum, c'est-à-dire « viens ». D'accord ? Donc HaKadosh Baroukh dit à Moshé: « viens chez Pharaon ». C'est un peu bizarre comme idée, on aurait pu s'attendre à « va chez Pharaon ». S'il dit « viens », c'est-à-dire « je t'attends là-bas ». D'accord ? C'est la meilleure idée, parce qu'en général, on ne trouve pas la Chekhina chez les grands rechaïm de la génération. Donc c'est un peu bizarre. Il dit « viens chez Pharaon, je t'attends là-bas ». C'est pas bien.

Il faut donc expliquer ce que c'est. En fait, on est obligé de dire que la Chekhina, la présence divine, était effectivement là-bas. Et ce Pharaon n'est pas un homme sans valeur, un imbécile: c'est un grand rachaï, un très grand rachaï. Son rôle est donc important pour l'humanité. Le fait qu'il va comprendre certaines choses à la fin de la paracha de Bo, au début de la paracha de Beshalla'h, c'est important pour l'humanité. — Oui, j'écoute. — Ça a duré cinq minutes.

Il est revenu très vite sur sa décision. Il prend des coups. On va expliquer plus que ça. — Pourquoi ? — L'Empire. L'Empire peut décider de nous laisser partir, mais pas tout de suite. Et à la fin, il va décider de nous laisser partir. Bon, il est quand même un peu esclave, hein. À l'époque, c'était un peu lui qui décidait de la vie et de la mort.

À partir de la troisième, de la quatrième plaie, les Égyptiens ont ressenti leur douleur, et les Juifs étaient assez libres. Ils avaient plus peur des Juifs que les Juifs n'avaient peur d'eux. Parce qu'il y a eu tellement de plaies que les Égyptiens commençaient à comprendre qu'il fallait ne pas trop embêter les Juifs, les Hébreux. Mais, a priori, on habite encore chez lui. Donc il a une… Toute l'équation qu'on va faire ici, c'est qu'on veut que Pharaon comprenne quelque chose.

Oui, écoutez. C'est pour dire qu'il y a tout ça. Il y a marqué Vayitsalou; ce qui veut dire: prendre la beauté, la grâce de l'Égypte. On l'a pris avec Noam. Il n'est pas marqué que nous ne l'aurons plus. Qu'on a pris des choses qui étaient bien. Sachez-le: chaque année,

à l'époque de Pessa'h, il y a des avocats égyptiens qui nous demandent de leur rendre l'or qu'on a pris en sortant d'Égypte. Il y a donc toujours une question qu'on nous a posée. La première fois qu'on l'a posée, c'était à Begin ou à Shamir, je ne sais plus. Et lui a répondu sans se démonter: « Écoutez, il n'y a pas de problème. Quand on vient prendre l'or, allez-y, dites-nous. Pour l'instant, nous allons compter, nous, quatre cents ans d'esclavage; on va prendre, disons, un salaire d'étudiant. On ne va pas être trop méchant. »

Jour et nuit, on travaillait, très bien. Deux millions de personnes. Vous êtes sûrs que vous voulez l'or ? Vous risquez de perdre avec les dommages et intérêts, avec l'inflation. Ce n'est pas ça que vous gagnez au change. Et chaque année, les Égyptiens, pour de vrai, disent: « Ouais, les Juifs vendent l'or qu'ils n'ont pas. » Et chaque année, il y a quelqu'un, au début c'était Rosh Hachana, mais maintenant, bon, c'est Stam, qui répond: « Oui, il n'y a pas de problème, vous nous payez l'esclavage et… »

Et nous allons trouver de l'or pour vous. C'est marrant. Comme quoi les Égyptiens, aujourd'hui, cherchent encore une justification dans le Tanakh, parce que tout ça n'est pas très marqué dans leur livre à eux. Bref, nous étions là-bas, et il faut maintenant qu'on rende ce qu'on a pris. D'accord ? Donc, je reprends sur Bo. Il y a un yerouvati et lib; je vais vous réexpliquer cette histoire de yerouvati et lib.

Il y a un exemple, dans toute la Torah, où quelqu'un a perdu son libre arbitre. Pharaon va perdre son libre arbitre, et c'est une chose qu'il faut expliquer. Parce que ça nous paraît bizarre: on t'enlève ton libre arbitre, et puis on te donne des coups. C'est-à-dire que si on n'avait pas enlevé son libre arbitre, il aurait essayé de s'échapper. Donc: je lui donne des coups, je lui prends son libre arbitre, et en plus je lui donne des coups. Ça paraît bizarre. Vous prenez la problématique au niveau moral, au niveau logique ? — Oui. — Voyons voir.

Mais déjà, il faut comprendre la question. Le nombre dix, et la Torah, c'est la manière dont Hakadosh Baroukh se dévoile. Quand tu vois les plaies, tout le but des plaies, tu verras qu'à chaque fois que Moshé parle avec Pharaon, le but est de montrer qu'Hachem est Hachem, Elohim. C'est le but: le lui montrer. Au début, quand on vient le voir, tout au début de la paracha de Chemot, il dit: « Je ne sais pas qui c'est, Hachem. Je ne vous laisserai pas partir. »

Dans la paracha de Bo, il dit: bon, ça va, je reconnais Hachem, et vous, vous gardez cet ensemble. Après, il revient. Mais dans toute la paracha, on voit qu'il y a tout le temps cette formule: pour que tu saches que Je suis Hachem. Il y a marqué: pour que tu saches que Je suis Hachem sur la terre et dans le ciel, pour que tu saches que Je suis Hachem dans toutes les générations. Il y a toutes sortes d'expressions. Et en fait, on vient expliquer que le but des plaies, c'est un guilouï. Si vous voulez, il est…

Quand HaKadosh Baroukh a créé le monde, on dit qu'il l'a créé avec dix ma'amarot, dix paroles. Il y a dix fois où il est marqué Vayomer: Hachem a parlé, que ce soit dans la paracha de Béréchit, ou dans Maasé Béréchit aussi, et on arrive à dix en tout. Donc il y a dix Ma'amarot, dix paroles, comme on l'a dit. Et ces Ma'amarot vont se transformer, en deux choses: en dix Dibrot [les Dix Paroles], et en dix Makot [les plaies].

Ils vont se transformer, d'un côté, en Dibrot, les Dix Commandements, et de l'autre, en Makot. Nous avons dit que les dix commandements se transforment eux-mêmes en 613 mitsvot, que vous connaissez. Et les dix Makot se transforment en 613 Makot aussi. Où voit-on les 613 Makot ? Dans la Haggada de Pessa'h. Si vous comptez, dans la Haggada de Pessa'h, il y a …

Rabbi Yehouda: yenetem behem simanim, Detsach Adach Barachav, trois. Après, vous verrez: il y en a qui disent qu'il y a dix plaies. Il y a ceux qui disent que les plaies sont doubles, ceux qui disent qu'elles sont quadruples, ceux qui disent qu'elles sont quintuples. Et quand vous faites la somme de toutes ces opinions, entre Rabbi Akiva, Rabbi Yehouda, Rabbi Ismaël, Rabbi Yossi, Rabbi Eliezer ben Azaria, vous obtenez en tout 613. Le guilouï, la révélation des dix plaies, devient donc 613. D'accord ?

Cours de Machon Meir

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