Orot HaTechouva : la tristesse, porte vers la techouva
Pourquoi il ne faut pas fuir la tristesse, et comment la laisser vivre sans la laisser nous dominer.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : La techouva est-elle impossible ? Le Maharal et le regret, 37 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bon, on va essayer. Il y a un texte que je ne connais pas bien, qui me fait un peu peur, mais parce que j'aime pas rester sur une difficulté, on va le faire ensemble et ça va être bien. On va essayer. On est toujours dans le Perek, non ? On n'a pas encore tout essayé. Essayons, essayons. Je crois que Baroukh Hachem, ça vous concerne. C'est intéressant de voir un peu ce qu'il y a. Tu veux lire, Shmuel ? T'es prêt ? Allez-y.
C'est très important de s'exprimer de la douleur, mais pas d'une telle grande quantité, qui déclare la douleur de la techouva, de s'éloigner de la profondeur de la douleur, que la douleur s'éloigne comme une maladie qui s'éloigne dans tous les endroits de l'esprit et de l'esprit, sans que le mal éloigne le cœur et cause la douleur de s'éloigner de la douleur de la techouva.
Qu'est-ce que c'est que Atzbanout ? C'est curieux, c'est très proche d'une autre expression en hébreu qui veut dire autre chose, très différent de Atzbanout.
C'est quoi, Atzbanout ? Atzbanout. Non. Atzbanout, c'est pas la colère exactement, mais un peu des tensions comme ça. Nerveux. Atzbanout. Mais on parle pas de ça ici. On parle de Atzvout. C'est autre chose, hein. Atzvout, c'est la tristesse. Alors, apparemment, on va voir un peu ce que ça veut dire, la tristesse…
Il faut faire attention. Nous sommes de ceux, certainement, qui cherchons la simha. Mais, apparemment, il y a lieu, quand même, de respecter cette tristesse quand elle a ses raisons d'être, parce qu'elle exprime, quand même, quelque chose. Voyons.
Mida, c'est une mesure. Pas une mida aussi importante que ça, qu'on va vraiment fuir cette tristesse. Donc: Lo be-mida gdola kazo, she-timna et or ha-techouva, mehalaber alom mekaneshama. Mais pas à un niveau tel que si je rejette les quelques prémices de tristesse qui pourraient exister en moi, je vais en venir, finalement, à ce que la techouva ne soit plus possible.
Parce que, finalement, il y a toujours, avant la techouva, de fait, cette réaction de l'être qui n'est pas content, qui appelle la techouva. Elle s'exprime à travers une certaine dimension de tristesse. Et cette tristesse-là, finalement, est aussi à la porte d'un mouvement de techouva. Donc on ne peut pas annuler totalement la tristesse, parce qu'on risque d'annuler les portes d'entrée vers la techouva.
Alors, le Midrash dit: Timna. Timna, ça veut dire quoi ? Elle empêche. Timna empêche la lumière de la techouva. Mais achdor, achdor, c'est quoi ? Percer. D'accord, pénétrer. Qu'est-ce qui empêche ? La tristesse, ou le fait de la retenir ?
Comment ? Qu'est-ce qui empêche ? C'est la tristesse, ou c'est le fait de la reconnaître ? Qu'est-ce qui empêche quoi ? La techouva. Il dit: She-timna et or ha-techouva. C'est quoi ? C'est la tristesse, ou c'est le fait que… Le fait que tu t'interdis la tristesse. Finalement, tu t'interdis de toucher des zones qui, en fait, sont des débuts de techouva. Donc c'est ça. Parce que la tristesse, finalement, c'est aussi quelque chose de naturel, qui est effectivement l'expression qu'on a besoin de faire techouva.
Ça fait à peine que j'en suis là, que je ne suis pas encore arrivé ailleurs. Bon, c'est ça. Be-mida gdola kazo she-timna et or ha-techouva, qu'elle en arrive à empêcher la lumière de la techouva de pénétrer. Le mot ba-chedor vient du mot cheder, qui veut dire une chambre intérieure. Le verbe lechader, en hébreu, veut dire pénétrer.
Cette tristesse, elle vient d'une prise de conscience d'une imperfection ?
— Elle vient d'une prise de conscience d'une imperfection en soi ?
C'est une réaction qui quelquefois nous dépasse un peu, hein. C'est pas forcément conscient au départ. Enfin, c'est pas voulu. C'est une situation qui est une réaction de notre monde intérieur face à une situation qui n'est pas réussie. L'homme a besoin de nourrir sa vie.
La tristesse, apparemment, c'est une réaction du corps quand le corps n'est pas animé par une vitalité suffisante. Il y a un besoin de vie qui n'est pas là. Alors, il y a une tristesse. Fais attention. Seulement, on te dit: pas au point de ne pas fuir la tristesse au point qu'elle en arrive, cette fuite de la tristesse pourrait en arriver là.
À interdire à la lumière de la techouva de pénétrer le fond de notre échelon. Maintenant, la suite, vous allez m'aider à peut-être comprendre. On va voir. Kal'ra nous dit az. Az, c'est quoi ? Alors. Alors. Mais je voudrais bien savoir, le alors dont on parle, dans quel cas ? Alors. C'est en très vrai. Hein ?
Ça entraînerait, dans ce cas-là, si on faisait précédemment ça.
— Mais quoi ? Si on ferait quoi ?
Si on empêcherait le minimum de tristesse. Si on interdit la tristesse ?
— Oui.
Tu vas voir que c'est pas ça, parce qu'apparemment c'est pas ça, regarde. Ch'az, car alors, atzvout, la fameuse tristesse, mitpachetet, s'éteint, se propage, je veux dire. Kemachala, comme…
C'est bizarre, parce qu'au début il dit: il ne faut pas se laisser emporter par la tristesse, il ne faut pas se laisser prendre complètement. Et juste après, au lieu d'expliquer pourquoi il ne faut pas se laisser prendre complètement, il dit ce que ça fait si on se laisse prendre complètement. Enfin, il nous dirait que c'est l'inverse, comme ça. Il n'a pas l'air logique, dans l'autre sens.
Il y a quelque chose de similaire en psychologie.
— Quelque chose de similaire en psychologie ?
D'accord. Il y a quelque chose de similaire en psychologie. Similaire, oui. Par exemple: l'homme traverse une épreuve.
— Quelle ?
Une épreuve qui lui fait de la peine.
— Quelle ?
Et au lieu de traverser psychologiquement cette épreuve, il va chercher à la fuir.
Et d'une certaine manière, tant qu'il fuit, il fait vivre cette tristesse-là, et elle l'attend. C'est-à-dire que, par exemple, plus il va fuir une épreuve mauvaise, plus, en fait, il va faire vivre cette épreuve mauvaise, et elle va être transparente dans ses actions.
— Mais le fait de fuir cette épreuve, ça lui provoque une tristesse ?
Oui, ça lui provoque une sorte d'enfermement psychologique autour de cette épreuve-là.
Il n'est plus libre, justement, de ses actions. Il y a une partie de ses actions qui sont toujours orientées en fonction de cette épreuve-là, parce qu'il ne s'est pas affranchi d'être présent. Peut-être, peut-être. On reviendra un peu sur ce que tu dis, mais je voudrais pénétrer encore un peu le texte, parce qu'il y a quelque chose qu'il faut mettre au clair. Il faut bien lire les Isarim et les Nantes. Pourquoi est-ce que le Rav est là-bas ?
Le gouffre, et après le nefesh. Parce que penser à ce gouffre, penser à ce qui cesse, c'est d'abord le nefesh, après le gouffre. Enfin, je pense.
Ce n'est pas dans la direction de faire attention de ne pas tomber dans la tristesse. Mais je crois que c'est l'Isarer Minas Bout: faire attention au fait qu'il y a une certaine tristesse qui a sa …
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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
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