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Le Rambam et la sagesse de la médecine

Maïmonide montre comment la médecine et la santé du corps mènent à la sagesse et à la connaissance de Dieu.

52 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Les deux compétences de l'âme d'Israël selon le Rav Kook, 56 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Rappel: le but de la vie

Bonjour à tous. Nous continuons donc notre passionnante étude du cinquième chapitre du Chemonah Pérakim de Maïmonide. Comme nous l'avons déjà vu, le sujet du cinquième chapitre est le but de la vie. Nous avons vu qu'il existe, du point de vue du Rambam, un but, et que ce but est la connaissance de Dieu. C'est un but extrêmement large: il exige et permet l'emploi de toutes les facultés de l'homme pour y parvenir.

Comme nous l'avons expliqué, il existe pour cela sept domaines qui permettent d'arriver à la connaissance de Dieu. Le premier est l'activité physique, c'est-à-dire boire, manger, la vie conjugale, le repos et le labeur. Tout cela relève de ce qu'on appelle l'emploi des forces du corps pour la connaissance de Dieu, parce que lorsqu'on est dans un corps en bonne santé, on arrive à une sorte de tranquillité qui permet de se consacrer à la sagesse, et la sagesse nous amène finalement à la connaissance du Créateur. Ça, c'était le premier domaine.

Le deuxième était l'argent. L'argent est une chose plus abstraite que le corps, étant donné que l'argent est simplement une convention. C'est une fiction, en vérité. La valeur de la monnaie n'a rien à voir avec le métal ou le papier dont elle est faite: c'est une valeur nominale. On peut donc dire que, d'un certain point de vue, la traduction de l'économie en monnaie est quelque chose de particulier à l'humanité. Les animaux se reproduisent, les animaux mangent et boivent, mais les animaux n'ont pas de compte en banque. Il y a donc là quelque chose de supérieur, et cela aussi doit être utilisé, selon le Rambam, comme nous l'avons vu dans le texte que vous avez sous les yeux: il doit servir soit à acquérir la sagesse, soit à acquérir des vertus, intellectuelles ou morales. N'est-ce pas ? Bon.

Dans la suite, le Rambam nous a expliqué que le but de la médecine, de ce point de vue, est un but extrêmement noble, qui n'est pas comparable à la fabrication des tissus ou des meubles. Les tissus et les meubles ne sont nécessaires que pour la vie d'ici-bas, et ne servent à rien dans le monde à venir. En revanche, la bonne santé permet directement la sagesse. De ce point de vue, la médecine qui s'occupe de donner la bonne santé est une occupation noble. Voilà ce que nous avons vu jusqu'à présent.

Maintenant, nous continuons dans le texte. Si vous êtes, dans cette édition très belle que vous avez sous les yeux, à la page kouf mem ḥet… Dans cet ordre d'idées, c'est dans la ligne, n'est-ce pas ? Page kouf mem ḥet, dans la ligne. Voilà. Dans cet ordre d'idées, il y a le métier de la médecine, et puis une introduction très importante à l'acquisition des vertus intellectuelles et morales, pour la connaissance de Dieu, et pour parvenir à la réussite véritable. Cela s'appelle la béatitude. L'étude de la médecine et sa pratique sont donc une des grandes œuvres, et cela ne ressemble pas à la fabrication du textile ou à la menuiserie. Car c'est grâce à la médecine que nous pouvons évaluer nos actions, de telle sorte qu'elles deviennent des actions humaines.

C'est-à-dire que nos actions peuvent être des actions animales, ou elles peuvent être des actions humaines. Lorsque nous nous conformons aux exigences de la médecine, nous sommes donc des hommes. C'est une parenthèse du Rambam, d'accord ? Les actions, quand elles sont humaines, amènent aux vertus véritables.

Il y a là une petite description assez éclairante. Si un homme vient manger une nourriture agréable au palais, de bon goût, avec un bon fumet, un arôme que son âme désire, cela lui fait du tort. Cela peut même entraîner une grave maladie, voire une mort immédiate. Quelqu'un qui prend un aliment qui peut lui faire du mal, et même le tuer, ou seulement le rendre malade, ce n'est pas une action humaine. Il ressemble aux animaux qui se nourrissent sans réfléchir. Chez moi, c'est la même chose: il a envoyé tous les fumeurs aux eaux, ainsi que les alcooliques. C'est ça ?

Cette action n'est pas humaine en tant que l'homme est doué d'intelligence. Elle est humaine en tant qu'être vivant, en tant qu'animal. Elle ressemble aux bêtes qui se taisent. C'est un verset de Péhili. Et si l'homme agit de cette façon, c'est une action humaine, mais seulement en tant qu'être vivant. Lorsqu'il ne mange que des choses utiles, à tel point que, parfois, il délaisse ce qui est agréable et mange des choses désagréables, parce que c'est nécessaire, parce que c'est utile: c'est une action selon la connaissance. C'est en cela que les hommes se distinguent les uns des autres.

De même, lorsqu'il a des rapports sexuels, lorsqu'il éprouve le désir, sans tenir compte du dommage ou de l'utilité, il le fait en tant qu'animal, et non pas en tant qu'homme. Les animaux aussi ont une vie conjugale: chez les girafes comme chez les crapauds. Et chez les hommes, il y a également la copulation. Tout cela, vous avez pu le remarquer, concerne ceux qui aiment le chocolat suisse, ou ceux qui se nourrissent de piment fort de manière exagérée.

Le chocolat suisse n'est pas du tout une publicité cachée, c'est simplement une donnée. Le chocolat suisse, c'est très bon; c'est une question de proportion, n'est-ce pas ? De proportion. D'ailleurs, cette idée que le chocolat suisse serait mauvais a probablement été diffusée par le chocolat belge. De date ? Vous avez trouvé ça ? Non, pas du tout. Dans le Livre de la connaissance, Maïmonide explique ce qu'il faut manger. Il dit que les fruits humides sont nocifs et que les fruits secs sont bons. Pour ce qui est des dattes, il les recommande, sans trop exagérer. Et pour ce qui est des raisins, exceptionnellement, il dit qu'il n'y a pas de limite. Pour le raisin, il n'y a pas de limite.

J'ai connu le Rav Tsvi Yehouda Kook, qui faisait très attention à sa santé, mais quand il s'agissait de raisin, c'était une assiette comme ça. Le Rambam était médecin, comme tout le monde le sait; c'était aussi un homme de Torah. Il était médecin parce que sa mère était juive ? Oui.

Il faut prendre l'utile et non l'agréable. Oui. Non, pas forcément au moment où je fais le métier. C'est dans l'intention générale que j'ai en prenant ce métier. Par exemple, je vais apprendre la médecine. Est-ce qu'à chaque moment où je fais un exercice, où j'apprends quelque chose en médecine, je dois me dire: « ça va servir à… » ? Non. Je l'ai décidé au début. Ce n'est pas quelque chose qui m'accompagne à chaque instant, qui remplit ma conscience à chaque instant. C'est quelque chose qui est intégré dans ma vie: j'ai décidé d'être médecin, et maintenant je fais ce qu'il faut pour cela. D'accord ? Oui. Ah.

Donc, un travail, un métier, qui permet d'approfondir davantage la Torah, parce qu'il comprend par exemple de la logique. Ça, c'est le troisième niveau, le troisième domaine que nous …

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