La parnassa fixée à Roch Hachana et ses limites
Pourquoi une parnassa décidée à Roch Hachana peut se perdre, et pourquoi la prière n'y pèse pas seule.
Rav Shlomo Aviner
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
On dit que la parnassa, à savoir le gagne-pain, est programmée à Roch Hachana. Est-ce vrai ? Et si par erreur je prie mal ou pas suffisamment fort, cela risque-t-il vraiment de bloquer ma parnassa ? Réponse: en effet, c'est exact. La parnassa de la personne humaine est fixée à Roch Hachana. Ça ne signifie évidemment pas
que ça nous autorise à utiliser l'argument paresseux de la théologie fataliste, qui dirait: puisque ma parnassa est fixée, inutile de travailler. Tu travailles, tu ne travailles pas, tu gagnes la même chose. Non. Car dans ce cas, je risquerais de perdre la promesse divine. Dieu nous fait des cadeaux.
La vie humaine, c'est un cadeau. La santé, c'est un cadeau. Mais on risque de perdre tous les cadeaux qu'on a. Le mariage, c'est un cadeau. Dieu vous donne une compagne pour vos jours. Mais si vous vous conduisez de façon inepte et cruelle, vous détruisez le mariage. Il en est de même: Dieu nous fixe, nous programme une parnassa, mais si nous gaspillons de l'argent de façon bête et méchante, nous gaspillons la promesse divine. C'est exact. Et parfois on peut également la perdre à cause de péchés et de fautes qui méritent punition. Mais d'un autre côté, ne pensez pas
que si vous allez faire des affaires malhonnêtes, vous allez hausser vos entrées. Non, ça ne sert à rien. Vous avez été malhonnête et vous n'y gagnez rien. Mais si on prie mal ou pas suffisamment fort, ce n'est pas ça qui influe. Ce qui influe, c'est toute la conduite humaine de l'année passée, qui est jugée à Roch Hachana.
La prière également, mais c'est un élément mineur, qui est inclus dans tout ce qu'on a fait cette année. Évidemment, il faut prier bien, mais ça ne veut pas dire que si on prie mal, on perd tout. Dieu, comme nous l'avons dit, fixe la parnassa de la personne humaine, entre autres, en considération de toute sa conduite
pendant l'année passée. Et également pour des raisons que nous ignorons, les voies de la Providence divine sont impénétrables. Parfois Dieu décide que le bien de quelqu'un, c'est d'être riche, parfois il décide que c'est d'être pauvre. Nous ne connaissons pas ces secrets, et nous acceptons avec amour tout ce qu'il nous donne.
Téléspectateurs, chères téléspectatrices, bonjour, chers spectateurs, chères spectatrices. Alors, vous m'avez posé une question: comment donner à mon enfant le goût d'étudier la Torah ? Eh bien, c'est très simple, il fallait y penser. Tout d'abord, l'influence primordiale des parents
et des éducateurs n'est pas celle de leurs propos, c'est celle de leur comportement. Le comportement de l'éducateur irradie sur celui de l'enfant. Si son père est courageux, l'enfant est courageux. Si le père est peureux, l'enfant est peureux. Si le père est travailleur, l'enfant est travailleur. Si le père est
paresseux, l'enfant devient paresseux. Ça ressemble à ce qui existe en physique, la propagation de la chaleur. La lumière se propage à une vitesse, comme vous le savez, de 300 000 km par seconde. Mais la chaleur, non. Si j'allume ici un radiateur, de l'autre côté de cette salle il fera froid
et, après une heure ou deux, il fera chaud. Comment cela se passe-t-il ? Eh bien, c'est très simple: le radiateur est chaud, il réchauffe l'air à proximité, qui réchauffe l'air à proximité, et ainsi de suite. Vous connaissez sûrement la théorie cinétique de la chaleur, conforme à la seconde loi de la thermodynamique. Et il en est de même.
Lorsque le père est chaud dans l'étude de la Torah, il aime étudier la Torah, il étudie la Torah à chaque instant libre qu'il a, et l'enfant, par mimétisme quand il est petit, puis en s'adaptant au modèle de ses parents, aime également étudier la Torah.
Ça ne sert à rien de faire la morale à un enfant pour qu'il étudie la Torah. Si soi-même on n'étudie pas, cela enseigne à l'enfant tout simplement l'hypocrisie: dire une chose et en faire une autre. Donc, c'est le premier point. Autrement dit, avant d'éduquer les autres, il faut s'éduquer soi-même. Dans le livre du Zohar, il est écrit que l'éducateur n'est pas quelqu'un qui est assis sur une chaise
et qui dit aux autres « courez », mais c'est lui qui court le premier. Vous savez que le soldat israélien est un soldat courageux. On dit que c'est le soldat le plus courageux de toutes les armées du monde. Ce n'est pas parce qu'il a reçu des cours sur le courage, mais parce que son officier est courageux. Il court le premier face à l'ennemi et il se met en danger. Alors le soldat devient courageux. Ça, c'est le premier point.
Et le deuxième point, c'est que, comme on dit en hébreu, il faut étudier la Torah dans les domaines que l'on aime, que l'on désire. Il faut permettre à l'enfant d'étudier les sujets qu'il aime, qui l'intéressent, qui l'enflamment. Il n'en est pas de même pour toutes les mitsvot:
si de bon matin je n'ai pas envie de mettre un talit, eh bien on ne m'a pas demandé mon avis. Il faut quand même le mettre. « Oui, mais je suis fatigué, etc. » Eh bien, il faut surmonter ta fatigue. Les mitsvot ne sont pas laissées au choix de chacun. Si on les aime, tant mieux. Si on ne les aime pas, il faut vaincre son instinct du mal. Mais pour l'étude de la Torah, c'est différent.
L'étude de la Torah est une avant-garde de cet avenir où nous respecterons toutes les mitsvot par amour. Et la Torah est tellement vaste en sujets que chacun peut trouver le sujet qu'il aime. Une fois, quelqu'un qui avait fait techouva m'a dit: « Il y a plein de livres chez vous, c'est impossible de lire tous ces livres. » Je lui ai dit:
« Ne vous faites pas de soucis. Dans tous les livres, il est écrit la même chose. » Alors, s'il est écrit la même chose, pourquoi en faut-il tant ? Eh bien, pour que vous trouviez au moins un livre qui ouvre des sentiers vers votre cœur. Donc, il faut étudier avec l'enfant ce qu'il aime étudier. À l'école, c'est plus complexe, parce qu'il y a une classe, et on ne peut pas donner
un maître particulier à chaque élève. Mais là, la question concerne le père: il faut étudier avec son fils ce qu'il aime étudier. Ça pénètre alors non seulement dans son esprit, dans son intelligence, dans son intellect, dans sa réflexion, mais aussi dans les tréfonds de sa personnalité. Ça pénètre dans son cœur,
dans sa volonté, dans ses aspirations profondes, dans son amour profond. C'est ça, le deuxième point: étudier avec lui ce qu'il aime étudier.
Shalom, chers spectateurs, chères spectatrices. Bonjour, shalom. Voilà une question pertinente: je ne trouve pas mon mazal après plusieurs années. Que faire ? Je suppose que la question concerne le mariage. Vous ne trouvez pas la personne avec qui vous vous marierez. Évidemment, la question peut également concerner son gagne-pain, etc. Eh bien, vous ne trouvez pas pour la raison très simple que cela …
Cours de Machon Meir
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